ICiBB

L’environnement et le cadre de vie, l’activité économique et l’emploi, les équipements sociaux, la démocratie participative sont les axes majeurs des Initiatives Citoyennes pour Boulogne-Billancourt.

Nous définissons ainsi le rôle d’une municipalité :  Faire vivre un territoire en y créant les meilleures conditions de vie quotidienne, développement économique, de justice sociale et de protection environnementale, en orientant les priorités dans le souci premier du bien commun, sans se substituer aux acteurs économiques en place.

Aujourd’hui, pour administrer notre ville, avec son histoire et son potentiel, il faut avant tout savoir en imaginer une vision à 20 ans, décliner cette vision en un projet cohérent et partagé, susciter l’adhésion de ses concitoyens, puis assurer sa réalisation avec rigueur et pragmatisme : Tel est le chemin que peut prendre Boulogne-Billancourt après deux mandats de gestion purement comptable et de luttes de pouvoir.

Une ville se réinvente… Ensemble, imaginons le nouveau Boulogne-Billancourt !

La pollution atmosphérique, la pénurie de logements abordables ou de places en crèches, la prééminence du béton et de l’automobile, les déchets et autres incivilités en ville, le manque de lieux de rencontre, ce ne sont pas des fatalités !

L’heure est venue d’une alternance porteuse de dynamisme, de modernité, de solidarité, de rénovation et d’exemplarité au service du bien commun et des Boulonnais.

Pour cela, il convient de gouverner la ville autrement, d’en redéfinir les orientations stratégiques et budgétaires, de bâtir et de faire vivre un projet de ville à horizon de 10 ou 15 ans, de porter localement l’effort de redressement économique du pays, de créer ou de moderniser de nombreux services grâce aux technologies numériques, d’arrêter de se plaindre de l’État et d’associer sincèrement nos concitoyens une la gestion municipale participative et transparente.

Chacune des propositions ci-dessous donnera donc lieu à concertation préalable, étude d’impact, tant avec les parties prenantes locales qu’avec celles relevant du Territoire GPSO, du département des Hauts-de-Seine, de la Métropole du Grand-Paris, de la Région Ile-de-France, de l’État ou de l’Union Européenne.

NOTRE AMBITION À L’HORIZON 2030 : FAIRE DE BOULOGNE-BILLANCOURT UNE DES VILLES LES PLUS AÉRÉES ET LES PLUS INNOVANTES DU MONDE !

 LA VILLE DURABLE

Un de nos concitoyens souhaite aller se promener ou faire une course en ville avec un de ses enfants ou parent âgé. Pollution atmosphérique, circulation automobile prééminente : l’expérience manque souvent d’agrément voire présente certains risques.

Ce que nous constatons

La ville manque d’espaces de promenade, en son centre, dans ses quartiers comme sur les berges de la Seine. Malgré des efforts en matière de biodiversité avec l’abandon des pesticides, la protection de l’environnement doit et peut encore faire d’immenses progrès à Boulogne-Billancourt, pour le bienfait de ses habitants et pour contribuer à celui de la planète. De plus, la facture énergétique est un poids considérable pour de nombreuses familles.

Ce que nous envisageons pour notre ville

METTRE FIN AU GREENWASHING

  1. Actualiser Le PADD (Plan d’Aménagement et de Développement Durable) voté en 2016, en concertation avec les habitants, les associations et les autres parties prenantes, en vue d’y ajouter des objectifs supplémentaires en matière de plan de déplacement, voies cyclables et piétonnes, biodiversité etc.
  2. Mettre fin à l’amateurisme et au « greenwashing ». S’appuyer sur la norme internationale ISO26000 dans toutes les démarches relatives à la planification et au reporting en matière de développement durable.
  3. Engager une révision du PLU (Plan local d’Urbanisme) en vue d’y intégrer des orientations et des objectifs engageant la municipalité.

ÉLEVER LA QUALITÉ DU CADRE DE VIE EN VILLE

  1. Créer des zones piétonnes où des zones à circulation très limitée autour des écoles.
  2. Mettre en place une ZFE (Zone à Faible Émission) encourageant la circulation de véhicules plus propres que les véhicules actuels dans un très grand périmètre, à déterminer.
  3. Multiplier les « Zones 30 » pour réduire la pollution et accroître la sécurité.
  4. Créer une zone piétonne permanente en centre-ville (Grand Place / Rue Le Corbusier / Boulevard Jean-Jaurès de la Route de la Reine à Marcel-Sembat) et remodeler la Place Marcel-Sembat Des premières études et propositions sont disponibles ici.
  5. Utiliser des espaces en pied d’immeuble, aider à l’aménagement des cours d’immeubles collectifs et aménager des jardins familiaux et des jardins partagés.

CONTRIBUER À LA TRANSFORMATION ÉNERGÉTIQUE

  1. Agir pour l’isolation des logements, la rénovation du bâti municipal et la transformation des systèmes de chauffage actuels par l’exploitation des énergies renouvelables en instituant un dispositif d’aide à la rénovation thermique de l’habitat plus incitatif que l’existant.
  2. Étudier la réalisation d’un éco-quartier à distribution d’énergie intelligente (smart grid).
  3. Favoriser les véhicules électriques : flotte municipale, prises de recharge rapide (45 KW et plus) en ville, parking gratuit, obligation d’installer des borniers dans les logements neufs (incitations et aides dans les copropriétés existantes), soutien à l’extension des réseaux de véhicules privés électriques type Autolib.
  4. Créer des navettes électriques à « parcours à la demande » mutualisant les trajets d’aller & retour pour les activités du mercredi, afin de minimiser les flux.
  5. Étudier la construction de télécabines pour rejoindre et traverser l’Ile Seguin.

METTRE L’ACCENT SUR LA BIODIVERSITÉ ET LA VÉGÉTALISATION

  1. Mener un programme favorisant la biodiversité (champignonnières, compostage, ruches, écureuils, …)
  2. Parvenir à plus de 80% de nourriture bio dans les cantines scolaires.
  3. Développer des projets de végétalisation et innovants (Toitures, terrasses, murs, balcons).

LIMITER LES NUISANCES ET LES GASPILLAGES

  1. Mener une action permanente pour la réduction des nuisances sonores et visuelles (publicités).
  2. Organiser la collecte sélective des déchets (papiers, encres, électronique) dans les entreprises et les commerces.

Une moindre émission de gaz à effet de serre qui contribuera au bien-être en ville et à la lutte contre le réchauffement climatique.

LA VILLE PACIFIÉE

Un automobiliste quitte son domicile pour son travail ou recherche une place de stationnement. La circulation en ville s’apparente à un gymkhana entre camionnettes de livraison et véhicules en double-file.

Ce que nous constatons

La circulation en de nombreux quartiers de la ville se caractérise trop souvent par des embouteillages, du stationnement anarchique et bien d’autres incivilités. Certaines lignes de transports en commun sont bondées. Le trafic automobile traversant l’emporte sur la qualité de vie des habitants.

Ce que nous envisageons pour notre ville

CIRCULATION : PACIFIER LA VOIRIE

  1. Réaliser un réseau de voies et pistes cyclables couvrant toute la ville et construire des abris sécurisés.
  2. Restructurer la Route de la Reine en 3 voies (le sens de la voie centrale étant alternatif) avec contre-allées pour livraisons et stationnement, et inciter le trafic traversant à emprunter les quais au Sud ou l’avenue Anatole France au Nord
  3. 21. Réaménager la Place Marcel-Sembat en vue de la sécuriser, d’en éliminer les embouteillages et leurs conséquences sur la pollution atmosphérique.
  4. Électrifier les véhicules du SUBB et en revoir les itinéraires pour optimiser la desserte de tous les quartiers.
  5. Agir afin que le réaménagement des quais de Seine (Tronçon Pont de Sèvres-Pont de St-Cloud), dirigé par le Département, laisse une large place aux circulations douces (piétons et cyclistes) et aux espaces de loisirs. Y étudier l’implantation d’une piscine en plein air.
  6. Faire évoluer la signalétique classique et numérique : flèches clignotantes pour tourner à droite, régulation électronique des feux tricolores, parking et éclairage intelligents par interconnexion avec des capteurs.
  7. Délimiter des zones interdites aux diesels (4×4 et camions) le week-end, les jours fériés et les jours de pollution.
  8. Créer des sites propres aux transports en commun, notamment pour un transport spécifique gratuit (TZen) reliant le T2 à la gare SNCF de Saint-Cloud en passant par l’Île Seguin, le Boulevard Jean-Jaurès, la place Marcel-Sembat et l’Avenue André-Morizet, dont le tracé serait également ouvert aux taxis et aux vélos.
  9. Réaménager et sécuriser intersections et places pour réduire les dangers sur la voirie (zones hachurées, vidéo-surveillance et contraventions).

RÉCONCILIER COMMERÇANTS, LIVRAISONS ET USAGERS

  1. Instaurer une Charte des bonnes pratiques pour les livraisons de marchandises et assurer le respect des aires de livraison.
  2. Instituer des parkings de délestage en entrée de ville, connectés aux transports en commun, ainsi que des lieux de dépose-minute et des stationnements à durée limitée (30 minutes) dans les zones commerçantes.
  3. Réserver des places devant les commerces durant leurs heures d’ouverture.
  4. Favoriser des livraisons combinant une desserte fluviale par barges ou aux portes de la ville avec fourgonnettes électriques pour le « dernier km » pouvant acheminer denrées et marchandises avec 0 émission de gaz à effet de serre.
  5. Renforcer la réglementation relative à l’utilisation des trottoirs (terrasses des cafés, scooters etc.) et à l’harmonie du paysage urbain (enseignes, façades).

Des habitants traités en priorité sur les automobilistes traversant la ville, des transports publics renforcés, la circulation et le commerce facilités par des livraisons mieux régulées.

LA VILLE INNOVANTE

Un Boulonnais senior vient d’être licencié du grand groupe qui l’employait depuis quinze ans, il décide de créer sa propre entreprise. Un jeune souhaite créer la startup à laquelle il pense depuis plusieurs mois. L’un comme l’autre se met en recherche de locaux extérieurs à son domicile, et se demande quel statut choisir et par où commencer.

Ce que nous constatons

A Boulogne-Billancourt, il y a comme partout du chômage de longue durée. Cela affecte environ 2500 de nos concitoyens. Par ailleurs, il n’y a plus à Boulogne-Billancourt de marqueur économique spécifique. À Boulogne-Billancourt, existent des espaces de coworking privés à 1500 € par mois pour un bureau de 10 m2. Quant à la pépinière d’entreprises d’Issy-les-Moulineaux, elle affiche complet depuis belle lurette.

Ce que nous envisageons pour notre ville

INNOVER POUR L’ACTIVITÉ ÉCONOMIQUE ET POUR L’EMPLOI LOCAL

  1. Implanter sur Boulogne-Billancourt un « Territoire Zéro Chômeur Longue Durée » visant à réinsérer de façon pérenne les personnes durablement privées d’emploi.
  2. 34. Renforcer les structures d’accueil pour les startup, avec notamment  un hôtel d’entreprises incluant un centre de télétravail, une « maison de la formation, de l’emploi et des conditions de travail » et une pépinière « Boulogne-Billancourt incubateur », en partenariat avec l’agence Seine Ouest Entreprise et Emploi, le Ministère de l’économie, la Région Ile-de-France et des entreprises et associations boulonnaises, proposant tous les services d’accompagnement (logistique, formation, etc.) aux créateurs et aux repreneurs.
  3. Implanter un FABLAB (atelier-laboratoire de fabrication numérique), pôle d’expérimentation de technologies industrielles accessible à tous : prototypage, production individuelle locale par impression 3D, découpe laser etc.
  4. Améliorer les conditions d’implantation et d’accueil des entreprises (transports en commun, stationnement, restauration, crèches interentreprises…).
  5. Faire en sorte que les TPE, PME et commerces implantés à Boulogne-Billancourt bénéficient au mieux de la commande publique locale ou nationale, dans le respect des règles de la concurrence et des marchés publics.
  6. Assurer la couverture wifi gratuite haut-débit de la ville.

Des emplois qualifiés et des emplois de proximité accessibles aux Boulonnaises et aux Boulonnais en recherche d’emploi.

 

LA VILLE COMMERÇANTE

C’est la fin de la journée. Un jeune père de famille doit aller faire les courses pour le dîner. Il souhaite trouver pas trop loin de son domicile des produits frais et de qualité à un prix abordable…

Ce que nous constatons

Bon nombre de commerces de proximité ont été remplacés par des franchises. Il devient de plus en plus difficile et onéreux de s’approvisionner.

Ce que nous envisageons pour notre ville

DIVERSIFIER ET MIEUX REPARTIR L’OFFRE COMMERCIALE

  1. Créer une « Direction Commerciale de Ville » pour favoriser la réimplantation de commerces de proximité : librairies, métiers de bouche, produits bio, circuits courts, AMAP, nutrition, promotion des produits « Made in France ».
  2. Exercer le Droit de Préemption des baux commerciaux (DPCOM) pour réguler l’implantation de nouveaux commerces. Imposer la construction de locaux commerciaux en pied d’immeuble dans certaines zones.
  3. Favoriser les services et le commerce « localement équitable » en vue de créer des emplois d’insertion accessibles aux personnes en recherche d’emploi.

Dans chaque quartier, des commerces de proximité répondant aux besoins du quotidien.

LA VILLE ÉDUCATIVE

Une famille dont les deux parents travaillent attend un heureux événement. Se posent des problèmes de garde de jour pour le nouveau-né.

Ce que nous constatons

Il manque en permanence plusieurs centaines de places en crèche à Boulogne-Billancourt. 

Ce que nous envisageons pour notre ville

COMPLÉTER L’OFFRE POUR L’ENFANCE

  1. Créer 500 places en garde collective, en régie municipale ou relevant du secteur privé, dont une bonne part à proximité des écoles maternelles et élémentaires.
  2. Généraliser la mise en place d’outils numériques à l’école élémentaire (tableaux blancs informatisés et cartables électroniques).
  3. Reprendre la concertation relative aux rythmes scolaires.
  4. Renforcer l’éveil à la culture européenne via les « coopérations décentralisées » (jumelages) et la célébration de la journée de l’Europe le 9 mai.

Une place en garde collective pour chaque enfant de moins de 3 ans dont les deux parents travaillent, dont l’un est chômeur ou étudiant, ou qui est issu d’une famille monoparentale.

LA VILLE ACCUEILLANTE

Un célibataire s’installe dans notre ville et souhaite y nouer des premiers contacts. Une famille avec 2 enfants en primaire, dont les revenus nets, allocations comprises, s’élèvent à 3 000 € par mois, recherche un appartement de 3 ou 4 pièces. Cette famille pourrait, comme 70% des Français, prétendre à un logement social…

Ce que nous constatons

En application de la loi SRU modifiée, le taux de logement aidé doit atteindre 25% en 2020. Or, compte tenu des politiques appliquées par les différentes municipalités depuis 2001 (la loi SRU date de 2000), nous n’en sommes aujourd’hui qu’à 15% à peine. Cela représente un manque qui affecte des milliers de familles et va oblige la ville à s’acquitter de plus de 5 Millions d’Euros d’amende chaque année.

Ce que nous envisageons pour notre ville

ROMPRE L’ISOLEMENT ET LUTTER CONTRE LES DISCRIMINATIONS

  1. Faciliter l’intégration des nouveaux arrivants en multipliant les rencontres, les manifestations interculturelles et les sources d’informations (en ville et sur internet).

DÉVELOPPER LE LOGEMENT AIDÉ

  1. Construire 5 000 appartements bénéficiant d’aides au logement, dont une partie sur le Trapèze et l’Ile Seguin, y compris par transformation de bureaux anciens, pour atteindre 20 % à l’horizon 2025, l’objectif demeurant le taux légal de 25%
  2. Mettre l’accent sur le logement en faveur des jeunes travailleurs, des auxiliaires de vie, du personnel infirmier, éducatif ou administratif …
  3. Inciter à la réduction du taux de logements vacants par la création d’un système de caution partagée, garanti par la ville.
  4. Arrêter des règles contraignantes en matière de logement social, dont un minimum de 30% de logement sociaux dans tous les programmes immobiliers situés à moins de 400m de la future Gare du Métro Grand Paris au Pont de Sèvres, comme le permet la loi NOTRé.

Pour 5 000 familles : un logement conforme à leurs besoins, et bénéficiant d’aides en fonction de leurs ressources.

LA VILLE SOLIDAIRE

Une mère seule élève ses deux enfants de 2 et 4 ans. Elle travaille à temps partiel pour un revenu mensuel de 1500 € (salaire net de 900 € et allocations diverses) et le loyer de son 3 pièces en HLM s’élève à 600 €. Les enfants sont souvent malades, leur mère souvent débordée. Ils auraient besoin d’un suivi médical et psychologique proche et gratuit.

Ce que nous constatons

À Boulogne-Billancourt, il y a 8 à 9% de familles monoparentales, souvent une mère avec un ou plusieurs enfants. La PMI (Protection Maternelle et Infantile) a pour mission la prévention médicale, psychologique, sociale et d’éducation à la santé des futurs parents et des enfants de moins de 6 ans. C’est un service public gratuit pour les usagers, financé par le Conseil Général. Il y avait 3 PMI dans notre cité, il n’y en a plus que 2.

Ce que nous envisageons pour notre ville

DÉVELOPPER LE SOUTIEN AUX ASSOCIATIONS

  1. Créer 100 emplois d’insertion en « parcours emploi compétences » répartis entre la municipalité et les associations.
  2. Créer deux « maisons d’action sociale » regroupant des services d’aide sociale d’urgence, de santé, d’alphabétisation et de PMI.
  3. Œuvrer à la reconstruction ou à la rénovation du Foyer de la Rue Nationale.
  4. Augmenter le nombre de lits d’urgence pour les SDF.
  5. Tenir chaque année une conférence locale de solidarité permettant aux associations caritatives et aux bénévoles potentiels de mieux se connaitre et de décider d’actions en commun.

REMETTRE LES PATIENTS AU CENTRE DE L’ACTION MÉDICALE

  1. Favoriser l’installation de généralistes mais aussi de pédiatres, gynécologues, infirmières et sages-femmes (de préférence conventionnés), en développant le nombre de maisons médicales dans les quartiers où existe une déficience.
  2. Prévoir un accueil optimal en maternité, soit en rétablissant un service à Ambroise Paré, soit en s’appuyant sur les infrastructures existantes à proximité (Sèvres, St-Cloud, Clamart…).
  3. Accroître le nombre de places pour les personnes dépendantes.
  4. Mettre en place des structures d’accueil pour les familles des patients hospitalisés à Boulogne-Billancourt.

FACILITER LA SOLIDARITÉ INTERGÉNÉRATIONNELLE

  1. Accorder des moyens accrus aux associations et dispositifs permettant rapprochements ou échanges de services entre différentes générations.

RENDRE LA VILLE UNIVERSELLEMENT ACCESSIBLE AUX PERSONNES À MOBILITÉ RÉDUITE

  1. Mettre en place un plan volontariste couvrant tous les aspects de l’accessibilité.
  2. Conclure des partenariats avec des start-up pour expérimenter des innovations dans le domaine du handicap.
  3. Assurer le respect du quota de 6% de travailleurs handicapés dans les services municipaux en relation avec les ESAT, l’AGEFIPH etc.

Une action sociale à la hauteur du potentiel économique de la ville et des besoins de ses habitants de toutes générations.

LA VILLE DYNAMIQUE

Un groupe d’amis souhaite sortir un soir. À part quelques lieux convenus, où aller sans devoir prendre le métro pour la capitale ? Des parents se demandent comment occuper leurs enfants le week-end ou pendant les vacances scolaires. Pour la pratique en club de certains sports, la liste d’attente se compte en mois voire en années.

Ce que nous constatons

Boulogne-Billancourt apparaît souvent comme une ville « morte » où les lieux de sortie vivants et informels sont peu nombreux. Ceux qui existent sont souvent confrontés en soirée à des problèmes de bruit et de cohabitation avec les riverains. Des adolescents déambulent au bas des immeubles, en ville, devant les collèges et lycées, aux abords ou à l’intérieur des parcs et jardins publics.

Ce que nous envisageons pour notre ville

MULTIPLIER LES LIEUX DE RENCONTRE ET D’APPRENTISSAGE

  1. Implanter dans différents quartiers, dont les moins bien pourvus, des maisons associatives pour favoriser la pratique d’activités culturelles, artistiques, de loisirs créatifs ou d’initiation à l’environnement, à l’économie, aux affaires sociales et aux technologies numériques.
  2. Permettre l’usage de certaines cours d’écoles primaires et maternelles sous forme de terrain de sport en dehors des heures d’ouverture scolaire.
  3. Implanter un équipement familial de loisirs : bowling, billard, ping-pong, restauration, expositions etc. Implanter un skate-park dans le Parc de Billancourt.
  4. Poursuivre la valorisation du patrimoine historique et touristique de la ville en multipliant les parcours-découvertes pour piétons, incluant audio-guides et application pour téléphone mobile.
  5. Mettre en place un Pass culturel et sportif (tarifs préférentiels) à l’échelle du territoire GPSO (Grand Paris Seine Ouest).

UN ACCÈS DÉMOCRATISÉ ET DÉCENTRALISÉ À LA CULTURE

  1. Organiser au Parc Rothschild des séances de cinéma en plein air ainsi qu’un grand événement musical annuel « Boulogne-Billancourt Festival » : Jazz, classique, chanson européenne, …
  2. Organiser un Festival « Talents dans la ville » mêlant expositions et art vivant dans commerces, restaurants, lieux publics.
  3. Saisir l’opportunité de commémorations et de grandes occasions (Journée de l’Europe, semaine de la mobilité durable …) pour organiser dans toute la ville des animations populaires.
  4. Maintenir et développer des bibliothèques dans chaque quartier : renouvellement des fonds documentaires, extension des plages horaires, animations, mise à disposition de liseuses numériques.
  5. Créer une Maison de la laïcité et de la parité traitant d’histoire des religions, de non-discrimination, de l’immigration notamment dans le contexte industriel chez Renault.
  6. Faire porter par les écoles et les associations un projet « WIKI-BB » d’écriture par internet d’histoires illustrées racontant Boulogne-Billancourt.
  7. Nommer un Maire Adjoint et une Direction en charge des « Projets culturels et du spectacle vivant ».

À la portée de chacune et de chacun : de nombreuses possibilités culturelles et sportives qui faciliteront son épanouissement personnel et contribueront au rayonnement de la ville.

LA VILLE RESPONSABLE

Une jeune maman se promène avec poussette et enfants en bas-âge. Elle est obligée de slalomer sur le trottoir entre cartons et crottes de chien, et la balade perd vite de son charme.

Ce que nous constatons

Des trottoirs jonchés d’encombrants et de détritus malgré un budget propreté conséquent, des ados ou des adultes rackettés ou agressés en pleine rue. Des Elus qui ne répondent pas lorsqu’ils sont sollicités par e-mail ou via le site internet de la Ville.

Ce que nous envisageons pour notre ville

RENFORCER LES MOYENS ET DISPOSITIFS DE PROXIMITÉ

  1. Réintroduire des permanences de quartier et des antennes locales de police municipale.
  2. Accroître la fréquence des patrouilles de police et la surveillance des logements notamment aux abords de la Porte de Saint-Cloud les soirs de matches.
  3. Renforcer les dispositifs de vidéo-protection sous contrôle citoyen.
  4. Revoir les moyens alloués aux services de police municipaux ainsi que le management de leurs priorités en vue d’accroitre leur présence sur le terrain.

METTRE L’ACCENT SUR LE CIVISME ET SUR L’EXEMPLARITÉ

  1. Établir un plan d’actions de formation et de sensibilisation sur la propreté, notamment dans les écoles, les centres de loisirs, les zones commerçantes…
  2. Prendre en compte en moins de 24 heures tout courrier, e-mail ou sujet transmis via le site internet de la ville, signalant un désagrément, un désordre ou posant une question relevant des compétences de la ville ou du territoire GPSO. Au-delà de la prise en compte, s’engager à un délai de traitement et de réponse.
  3. En particulier, mettre en place une politique de niveaux de services mesurables en la matière de traitement des problèmes dans l’espace urbain : état de la voirie, décharges sauvages …
  4. Renforcer la surveillance et les amendes relatives à la propreté et aux incivilités, avec une attention et une sévérité particulières au problème des déjections canines.
  5. Afficher en permanence sur le site web et les panneaux électroniques l’indice de propreté AVPU (Association des Villes pour la Propreté Urbaine) de la ville et l’impact du coût du nettoyage sur les impôts locaux.
  6. Associer écoles, associations et volontaires individuels pour une journée bénévole du nettoyage de la ville.
  7. Doter la communauté d’agglomérations de bennes à ordures à propulsion électrique.
  8. Revoir les horaires d’intervention du ramassage des ordures.

Un cadre de vie sécurisé et harmonieux apprécié de tous.

LA VILLE PARTICIPATIVE

Les habitants de Boulogne-Billancourt s’acquittent chaque année d’impôts locaux toujours en hausse. En retour, beaucoup d’entre eux étant habitués à certains mécanismes participatifs en vigueur dans leurs entreprises, ils s’attendent à être impliqués dans les arbitrages concernant leur vie quotidienne et le devenir de leur cité.

Ce que nous constatons

Des habitants mis devant le fait accompli (parc des glacières), des pseudo-consultations (Ile Seguin). Des instances consultatives qui existent et qui n’optimisent pas leur potentiel de contribution et de visibilité.

Ce que nous envisageons pour notre ville

ENCOURAGER LA PARTICIPATION CITOYENNE

  1. Mener des concertations régulières auprès des Boulonnais : projet global de la ville, approche pluriannuelle et annuelle participative des projets et des budgets, recours au référendum local, politique de la ville etc. par l’entremise d’un conseil citoyen.
  2. Permettre aux Boulonnais d’inscrire des questions à l’ordre du jour du conseil municipal, sous réserve d’un nombre minimal de demandeurs.
  3. Réformer le Conseil Économique Social et Environnemental Local et les conseils de quartier vers plus d’autonomie, d’ouverture aux citoyens et de publicité des travaux.
  4. Développer la démocratie participative par la création de nouvelles instances consultatives (jeunes, séniors, personnes à mobilité réduite).
  5. S’engager dans le réseau européen des « Living Labs ». Un Living Lab est un laboratoire d’innovation ouverte. L’utilisateur ou le citoyen est placé au centre du dispositif afin d’imaginer, développer et créer des services ou des outils innovants qui répondent aux espérances et nécessités de tous.

DÉVELOPPER L’ECONOMIE SOCIALE ET SOLIDAIRE (ESS)

  1. Aménager des salles pour associations et réunions de petits groupes dans chaque quartier.
  2. Développer des réseaux (notamment par la participation de la ville au réseau national des maisons des associations), qui permettent de s’enrichir des échanges d’expérience.
  3. Encourager la participation à des projets caritatifs ou humanitaires avec financement public et participatif, avec le soutien d’une plate-forme numérique permettant de rapprocher les besoins exprimés des compétences et des bonnes volontés disponibles. Favoriser la qualification des bénévoles grâce à des formations et des soutiens à la validation des acquis de l’expérience.
  4. Mettre en place un conseil local de l’ESS et de la vie associative ayant force de proposition et un rôle d’interface entre la ville et le tissu associatif boulonnais. Nommer un Maire Adjoint à l’ESS et à la Vie Associative.

MODERNISER ET MORALISER L’ACTION PUBLIQUE

  1. Dématérialiser la plupart des démarches d’inscriptions, de réservations en ligne, de traitement et de suivi des demandes.
  2. Garantir la transparence au niveau des commissions d’attribution dans la répartition des logements sociaux, des places en crèches, des subventions aux associations et dans l’adjudication des marchés publics. Publier sur internet des données portant sur les statistiques d’attribution en OPEN DATA.
  3. Faire vivre avec le personnel municipal un dialogue social portant sur l’ambiance, les conditions de travail, les risques psycho-sociaux et la Gestion Prévisionnelle de l’Emploi et des Compétences.
  4. Demander à tout élu mis en examen ou qui déménage hors Boulogne-Billancourt de se démettre de son mandat.
  5. Demander la mutation ou la révocation de tout Directeur de la ville condamné pour harcèlement aux termes de l’article L1152-1 du Code du travail.

REPENSER L’ALLOCATION DES RESSOURCES FINANCIÈRES

  1. Étudier les financements de nouvelles infrastructures par recours au financement participatif, au Partenariat Public Privé, au mécénat ou bien encore à l’emprunt local via l’Agence de Financement des Collectivités actuellement en cours d’installation.
  2. Rééquilibrer la fiscalité locale en diminuant la part de la taxe d’habitation par rapport à la taxe foncière.
  3. Investir dans les dépenses d’équipement pour les quartiers autres que le Trapèze et l’île Seguin.
  4. Réduire les frais d’études et de conseil, par un recours privilégié aux services techniques de la Ville plutôt qu’à des bureaux d’études extérieurs, en recrutant des experts au besoin.
  5. Optimiser les charges générales de fonctionnement, notamment les dépenses de communication, fêtes et cérémonies, les subventions non-obligatoires aux écoles privées et les éventuelles redondances entre les services de la ville et ceux du territoire GPSO.
  6. Renforcer la progressivité de la tarification pour la restauration scolaire, les activités en centres de loisirs, le sport et la culture (barème quotient familial), sur la base du taux d’effort.
  7. Revoir le processus d’attribution des subventions aux associations : évaluation de leur action, transparence des budgets et des critères de décision.
  8. Reprendre en régie (gestion publique) l’exploitation de la piscine et de la patinoire à l’expiration de la délégation de service public actuelle en vue d’en maîtriser les coûts de fonctionnement et d’accès.

PREMIÈRE ANNÉE : CADRAGE PARTICIPATIF DU PROJET « ICiBB 2030 »

  1. Créer le conseil citoyen et mener une concertation stratégique définissant les grands axes d’un projet de ville à l’horizon 2030 sous la houlette d’un Maire Adjoint « Directeur de programme » et d’un comité de pilotage composé d’élus, de personnel municipal, de personnalités expertes qualifiées, de représentants des associations, entreprises, commerçants, artisans et de citoyens démocratiquement désignés ou volontaires tirés au sort.
  2. Établir un schéma directeur des investissements numériques pour la ville (portail administratif, couverture wifi, écoles, signalétique, stationnement, vidéo-protection …).
  3. Mettre le PLU en révision générale, avec comme priorités : la transition énergétique, le maintien de la densité au niveau actuel, la défense et la promotion touristique du patrimoine remarquable de la ville. la réservation d’emplacements pour des logements, des nouveaux espaces verts et des équipements sportifs, culturels et sociaux.

Une action publique modernisée favorisant la participation des citoyens et s’exerçant en toute transparence pour une meilleure efficacité dans la gestion municipale.

  

LA VILLE RÉINVENTÉE !

Deux mandats de gestion frileuse et opaque, d’atermoiements et de querelles politiques au détriment du cadre de vie. Une dette globale qui constitue toujours une menace… cela doit changer !

Ce que nous voulons pour Boulogne-Billancourt

Une ville qui retrouve une vision d’avenir, des ambitions, des idées et des moyens pour orienter son développement dans les 15 ans à venir.

Une ville qui se donne les moyens de tirer pleinement parti de ses exceptionnelles caractéristiques :

  • sa position géographique,
  • son histoire artistique, industrielle et sociale,
  • son potentiel économique,
  • les capacités créatives et intellectuelles de ses habitants.

Une référence mondiale en matière de cadre de vie, de modernité et de gestion publique.