Qui suis-je ?

Vincent Guibert, 59 ans

J’habite Boulogne-Billancourt depuis 1986 et j’y travaille depuis 1995. Je suis marié et père de trois enfants qui sont tous maintenant en activité professionnelle. Ingénieur de formation, je dirige une société de conseil en management, que j’ai fondée en 2003. Nous avons signé notre premier « Contrat de Génération  » en juin 2013. Depuis 2014, nous recrutons en priorité des apprentis et des cadres en réinsertion.

Du parcours professionnel à l’engagement en politique

On ne vit pas dans une ville, qui plus est lorsqu’on y travaille et qu’on y élève trois enfants, sans s’intéresser à sa vie locale, urbaine, culturelle et sociétale.

Dès le milieu des années 90, après cinq ans passés au Royaume-Uni et aux USA pour des raisons professionnelles, je me suis engagé dans diverses associations : développement culturel, fédération de parents d’élèves… Pendant 15 ans j’ai ainsi participé aux conseils d’école, aux conseils de classe ou au conseil d’administration à l’Ecole primaire Jean-Baptiste Clément, au collège Bartholdi et au lycée Jacques-Prévert.

Sympathisant de longue date mais accaparé dans les années 80/90 par mes occupations professionnelles et familiales, j’ai adhéré au Parti Socialiste au lendemain du 21 avril 2002. Cette adhésion fut due au choc de ce premier tour de l’élection présidentielle, mais aussi aux circonstances qui faisaient que, à 43 ans, je quittais mon employeur en vue de créer ma propre entreprise. Je décidai alors de m’octroyer un peu de temps pour ce nouveau projet professionnel, pour l’écriture d’un livre – « Comment Manager – 50 situations quotidiennes » (Éditions Eyrolles) – et pour m’engager en politique.

Dès 2003 je me suis impliqué dans le courant rénovateur du Parti Socialiste aux côtés d’Arnaud Montebourg, et dans différents groupes de réflexion liés aux PME (Petites et Moyennes Entreprises).

Ayant participé à la campagne des élections législatives de 2002, à celle des cantonales en 2004, puis à celle de l’élection présidentielle de 2007, j’ai eu le grand plaisir de diriger les campagnes de Pierre Gaborit lors les législatives de 2007 et de Marie-Hélène Vouette lors des municipales de 2008.

Membre du CESL (Conseil Économique, Social Local, devenu depuis CESEL Environnemental) de Boulogne-Billancourt de 2010 à 2013, j’y ai contribué sur des sujets tels que l’accessibilité de l’Ile Seguin, la propreté, le partage de l’espace public, et son fonctionnement.

En 2011, j’ai coordonné le projet de Chloé Jaillard et Jean-Michel Tisseyre lors des élections cantonales.

En 2012, j’ai activement pris part à la campagne présidentielle de François Hollande dans notre département avant d’être le suppléant de Martine Even aux élections législatives dans la 9° circonscription des Hauts-de-Seine, qui recouvre la majeure partie de notre ville.

De 2012 à 2016, j’ai assumé la responsabilité du Secrétariat, au niveau national, du Groupe Socialiste d’Entreprises PME-PMI. Précédemment animé par mon ami Pierre-Alain Weill, conseiller d’arrondissement de Paris 16°, ce groupe a contribué de manière significative à la genèse de BPI France et du Crédit Impôt Innovation. En 2015, nous avons publié un livre blanc (25 Propositions pour doper l’activité des TPE/PME) , actualisé en 2016 lors des débats sur la Loi Travail en 30 propositions pour les TPE-PME

En 2014, j’ai co-fondé l’association RESSEO (www.resseo.com) pour accompagner les demandeurs d’emploi de longue durée. Cette initiative s’inspire directement l’engagement n°4 de mon programme des primaires de 2013.

Hors champ politique, je suis membre de différents réseaux d’entrepreneurs, associations, syndicats professionnels ou think tanks.

Du citoyen engagé à l’élu municipal

Nous avons emménagé en 1986 dans une ville dont le maire était un ancien baron du gaullisme, et dont le successeur en un seul mandat parvint à mettre la cité au bord de la faillite avec les travaux de construction du nouveau centre-ville. Tant d’amateurisme, tant d’incompétence à la lecture en 1989/90 du rapport d’audit relatant les déboires de ce gigantesque et pharaonique projet m’avaient laissé pantois.

Ce qui m’a frappé depuis tout ce temps, ce sont principalement deux phénomènes :

  • D’une part l’impuissance persistante des municipalités qui se sont succédées, à résoudre des difficultés chroniques de propreté, de circulation, de crèches, de logement et ce même à une époque où le RPR-UDF devenu UMP détenait tous les pouvoirs locaux : ville, département, région, comme ce fut le cas jusqu’en 2004. Aujourd’hui, avec seulement 14 % de logements sociaux, notre ville est très loin de l’objectif légal de 25% à horizon 2025, peine à loger ses habitants, dont son personnel administratif. Elle est depuis peu pénalisée par des amendes significatives. Et cet amateurisme perdure :
    • Le préfet des Hauts-de-Seine a retoqué en 2018 le projet de PLU pour ces mêmes raisons d’insuffisance de logement sociaux.
    • Le PADD (Projet d’Aménagement et de Développement Durable) et son rapport annuel ont l’allure de brochures promotionnelles. Ces publications ignorent la norme AFAQ26000 collectivités, référence en matière de développement durable.
  • D’autre part, le manque de vision et d’ambition de municipalités de droite minées par des luttes intestines : dans les années 2000, le nouveau quartier (ex-terrains Renault) s’est bâti « de bric et de broc », sans projet urbanistique et architectural cohérent. Commerces et restaurants sont éparpillés parmi des immeubles disparates dans un nouveau quartier sans âme, et peinent à trouver leur équilibre économique. Il aura fallu 25 ans pour que se profile un projet décent pour L’Ile Seguin. Notre ville étouffe sous les embouteillages Place Marcel Sembat ou Ront-Point Rhin-Danube, ne dispose d’aucune zone piétonnière, s’enorgueillit de ridicules bribes de pistes cyclables, est sous-équipée en matière d’infrastructures sportives et aura mis plus de 10 ans à restaurer sa piscine et à en colmater les fuites. Il aura fallu attendre juillet 2013 pour enfin voir un schéma directeur des équipements sportifs à Boulogne-Billancourt ! La gestion comptable prend le pas sur l’audace, sur le courage et sur l’innovation.

De ces enjeux sont nées les idées qui ont ont motivé ces dernières années une implication croissante dans les affaires publiques, avec un souci constant d’efficacité et de rénovation des pratiques politiques. A ce dernier titre, j’ai soutenu depuis longtemps le principe d’élections primaires, je suis très heureux que nous ayons pu en organiser dans notre ville et d’y avoir activement participé en septembre/octobre 2013.

3° sur la liste « La Ville Citoyenne » menée par Pierre Gaborit, je siège au Conseil Municipal de Boulogne-Billancourt depuis le 30 mars 2014, participe aux travaux de la Commission des affaires générales et sociales et à ceux de la Commission de dénomination des noms de rues.

Dès les premiers jours de 2016, inquiet de voir mon propre parti douter de ses propres statuts, j’ai participé à un ensemble d’actions visant à le convaincre d’organiser des élections primaires. Gain de cause nous a été donné et j’ai de nouveau soutenu Arnaud Montebourg avant de me ranger derrière le vainqueur Benoit Hamon.

J’ai quitté le Parti Socialiste en juin 2017 suite à la faiblesse et à la passivité de la plupart de ses secrétaires nationaux et fédéraux durant le quinquennat Hollande, à la déloyauté de nombreux d’entre eux envers Benoit Hamon, et à la réaction du premier secrétaire Cambadelis qui a considéré comme démissionnaires celles et ceux qui, comme moi, ne soutenaient pas les candidats officiels du PS aux élections législatives (en l’occurrence pour la 9° circonscription des Hauts-de-Seine, une candidate UDE parachutée, élue municipale à Issy-les-Moulineaux, même si par ailleurs elle est une personne de grande valeur).

Je tente depuis l’automne 2017 d’implanter à Boulogne-Billancourt un « Territoire Zéro Chômage Longue Durée » www.tzcld.fr . Ce projet a le soutien de nombreux parlementaires, institutions ou personnalités mais sans le celui de la municipalité locale et de la communauté d’agglomérations GPSO, cela ne sera pas aisé.

« Militant pour la démocratie et la justice sociale, mon ambition n’est autre que de rendre à la République ce qu’elle m’a apporté depuis 59 ans, en mettant mon temps, mon énergie et mes compétences au service de notre ville. Agir pour le changement à Boulogne-Billancourt, y agir pour le bien-être social et pour la qualité de la vie, c’est mon objectif. »

Profil professionnel : https://fr.linkedin.com/in/vguibert

vincent.guibert@lavillecitoyenne.fr

twitter : @vincentguibert 

permanence des élus 169 rue Gallieni – sur rdv ou le lundi de 16h à 18h

Publications 


« Comment Manager – 50 situations quotidiennes » (Eyrolles 2004 & 2009)

« Le Management Equitable appliqué aux projets » (2010)

« 1699 jours en Sarkozye » (lulu.com 2012)

« 2012-2017 : le grand gâchis » (lulu.com 2017)