Archives pour la catégorie Débats

#Prélèvement à la source : le conservatisme des confédérations patronales…

Dépité par le conservatisme de @medef et de @cpme au sujet du #prélèvement à la source. Lorsqu’il s’agit de réduire les protections sociales, ils savent citer l’Allemagne, le Royaume-Uni, le Danemark ou tout autre pays apportant de l’eau à leur moulin ultralibéral.

Il n’y a que trois pays dans le monde qui ne pratiquent pas la retenue à la source : Singapour, la Suisse et la France. Cette mesure était dans le programme de François Hollande en 2012 puis dans celui d’Emmanuel Macron en 2017. Par deux fois donc, elle a été approuvée par les Français.

Et là ? Silence, gémissements, cela n’empêche pas ces confédérations patronales de se lamenter. Ils se disent progressistes mais ils sont plus un obstacle au progrès qu’autre chose. En attendant le débat sur la loi PACTE…

 

Café-débat « L’ALTERNATIVE MONTEBOURG » MERCREDI 22 JUIN à 19H30 à BILLANCOURT

Café-débat
« L’ALTERNATIVE MONTEBOURG »
en présence de l’auteur Antonio Rodriguez
le MERCREDI 22 JUIN A 19H30

A BILLANCOURT

BRASSERIE DE L’AVENUE, 94 Avenue du Général Leclerc
92100-BOULOGNE-BILLANCOURT
Métro LIGNE 9 station BILLANCOURT sortie en tête de train

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Il s’est battu contre les multinationales. Il a défendu le « Made in France » et en a fait son héritage. Il a combattu l’austérité, s’est heurté à François Hollande et à Bruxelles. À Bercy, Arnaud Montebourg a montré une autre voie pour la sortie de crise. En vain. Il a prêché dans le désert.

De l’échec de la nationalisation de Florange aux succès du redressement productif, le livre l’Alternative Arnaud Montebourg, écrit par Antonio Rodriguez, journaliste à l’AFP, dresse le bilan de son action au gouvernement.

Depuis qu’il a quitté son ministère, Arnaud Montebourg poursuit son combat. Il se pose désormais en alternative à la politique économique menée ces dix dernières années, qu’il désigne comme le « sarkhollandisme » et qu’il rend responsable de la hausse du Front National.

Le 16 mai dernier il a lancé au Mont Beuvray le « Projet France ». En quelques clics sur www.leprojetfrance.fr , vous pouvez voter pour des propositions, soumettre au vote vos propres suggestions et ainsi contribuer à un grand projet fédérateur pour notre pays.

L’Alternative, le Projet France, mais aussi les Primaires : nous en débattrons ensemble le 22 juin en présence d’Antonio Rodriguez, auteur de l’Alternative Montebourg.

Entrée libre

CONFERENCE-DEBAT SUR L’EMPLOI à Boulogne-Billancourt le 24 mai.

L’association INVIVO organise le mardi 24 mai 2016 à 20h30 à l’Espace Landowski une conférence sur le thème :

« Emploi, chômage, a-t-on vraiment tout essayé ? »

« La société civile témoigne. »

Qu’est ce qui a été fait, qu’est-ce qui peut encore être fait pour l’emploi au niveau national et local ? Comment font les pays voisins ? Quels freins existent pour l’emploi, quelles pistes sont à étudier ?

Autant de sujets primordiaux dont chaque citoyen pourra se saisir.

 

Invités :

Charlotte Dekeyser, Fondatrice du club pour enfants boulonnais ArcoIris www.clubarcoiris.fr

Mathieu Plane, Directeur adjoint du Département analyse et prévision de l’OFCE,

Stanislas De Bentzmann, Président de Dévoteam et de CroissancePlus,

 

Entrée libre

Espace Landowski

Niveau -1, 28 Avenue André Morizet, 92100 Boulogne-Billancourt

Accès :
Métro : ligne 9 (Marcel Sembat) / ligne 10 (Boulogne Jean-Jaurès)
Bus : 126 – 175 – SUBB (Hôtel de ville de Boulogne-Billancourt)

 

A propos de InVivo

L’association culturelle IN VIVO fondée en 2009 « a pour objectif de contribuer à la compréhension de la société contemporaine, au renouveau du débat sociétal, à la formulation de propositions. »

Site internet : http://invivo-asso.fr

facebook : https://www.facebook.com/invivoasso/

twitter : @InVivoAsso

Contact : 06 84 52 04 00

Alerte ! Article bidon des Echos sur le protectionnisme

Lettre ouverte à Eric Le Boucher

 

Cher Monsieur

Votre récent article « Le protectionnisme n’est pas la solution, c’est le problème ! »  me laisse pantois http://www.lesechos.fr/opinions/chroniques/0203141565550-le-protectionnisme-n-est-pas-la-solution-c-est-le-probleme-631523.php

En écrivant « Le protectionnisme doit être combattu sur le fond, comme un choix funeste. Il faut expliquer aux Français que l’avenir est moins que jamais dans la fermeture sur soi, le retour à une pseudo-souveraineté nationale », vous sous-entendez que Montebourg et Wauquiez prôneraient un protectionnisme national et étriqué.

Quiconque a suivi les primaires présidentielles ou plus généralement l'actualité politique depuis  deux ou trois ans sait que c'est un protectionnisme raisonné et EUROPEEN que ces deux ?là soutiennent.

http://www.usinenouvelle.com/article/quand-arnaud-montebourg-fait-le-point-sur-le-protectionnisme-europeen.N190328

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2011/12/17/04016-20111217ARTFIG00322-wauquiez-veut-un-protectionnisme-europeen.php

Cette idée fut reprise par le PS et par François Hollande dans son programme présidentiels sous les termes de « réciprocité » et de « juste échange ».

Donc, soit vous ne saviez pas ce qu'il en est et c'est stupéfiant d'amateurisme. Soit vous le savez et vous étayez ainsi par votre mauvaise foi votre « raisonnement » histoire de remplir du papier, et c'est encore plus grave.  

Dans les deux cas c'est indigne d'un journal tel que Les Echos.

Ne vous étonnez donc pas dans ces conditions que la presse écrite se meure, vous n'êtes qu'un de ses fossoyeurs.

Vive Mediapart, et toute la presse en ligne, libre et indépendante !

Bien cordialement

Vincent Guibert

Le piège de la stabilité fiscale

Observateurs, experts, leaders politiques ou syndicaux prônent la stabilité fiscale sur les 4 prochaines années. C’est un piège.

On comprend que les chefs d’entreprise, investisseurs et industriels veulent avoir une forme de certitude, à savoir que ceux des leviers sur lesquels ils ne peuvent pas agir ne vont pas varier d’une façon telle qu’elle déstabiliserait leurs affaires et inhiberait toute initiative.

La stabilité fiscale n’est pas la solution.

Il est question de moduler l’IS (Impôt sur les Sociétés ) en fonction de la taille des entreprises, par exemple afin de plus taxer les bénéfices distribués et moins pénaliser les bénéfices réinvestis, ou bien encore pour récompenser les performances sociales de l’entreprise.

Comment faire sans évolution de la fiscalité ?

L’IRPP (Impôt sur le Revenu des Personnes Physiques) coûte cher, rapporte peu et est loin de gommer toutes les inégalités. Il doit être fusionné avec une CSG qui elle-même deviendrait progressive. Il doit encore être mis fin à de nombreuses niches fiscales persistantes. Ce sont les engagements N° 9 et 14 du candidat François Hollande.

Comment faire sans évolution de la fiscalité ?

Il s’agit enfin de s’attaquer au fléau de la fraude fiscale qui prive l’état de dizaines de milliards d’euros chaque année.

Comment faire sans évolution de la fiscalité ?

Alors, comment mener à bien cette évolution, et ainsi réaliser les promesses du candidat ? A l’heure où la dette frise les 2000 MM?, le gouvernement ne peut renoncer et doit résister aux attaques médiatisées d’une opposition UMP par ailleurs en décomposition morale.

La fiscalité doit donc évoluer, se réformer. Mais en contrepartie, tous les acteurs économiques doivent être impliqués dans cette réforme, et tenus très au fait des évolutions prévisibles, afin de pouvoir anticiper sereinement dans la gestion de leurs affaires.

Alors comment s’y prendre ?

La réponse n’est pas compliquée : il suffit de ne pas confondre stabilité avec immobilisme, de ne pas confondre stabilité avec (manque de) visibilité.

Ce dont nous avons besoin, c’est de visibilité à moyen/long terme, c’est d’une feuille de route, pluriannuelle, qui indique clairement par quelles étapes la fiscalité évouera, une feuille de route qui lèvera les doutes et les incertitudes, qui fournira les repères nécessaire pour élaborer des stratégies et mener ses affaires en toute connaissance de cause.

Le courage c’est maintenant !

la ténacité, c’est maintenant !

le changement, c’est maintenant !

 

Ile Seguin – café-débat dimanche 9 décembre à 17h

ÎLE SEGUIN

Parce que l’objet de cette consultation ne nous satisfait ni sur la forme ni sur le fond,le Parti Socialiste de Boulogne-Billancourt appelle les électeurs à S’ABSTENIR DE VOTER

Attention : ne pas demander à être radié des listes, comme suggéré dans lecourrier envoyé par la mairie. Cela est mécaniquement destiné à augmenter lepourcentage de votants en faveur d’un projet.

Venez discuter avec nous de votre vision de l'Île Seguin lors de notre café-débat, dimanche 9 décembre à 17h au café Seguin, 39 cours de l'Ile Seguin (au pied de la tour Jean NOUVEL)

 

 

ÎLE SEGUIN : pourquoi s'abstenir de voter ?

Une fois de plus les électeurs boulonnais sont trompés !

Après avoir renié sa promesse de ramener la densité de l'île à 110 000m², le maire UMP Pierre-Christophe BAGUET souhaite recueillir un plébiscite des Boulonnais en vue des municipales de 2014.

Nous condamnons cette démarche purement électoraliste qui donne l’illusion d’un choix ? et la certitude que cela ne se fera pas !

NE PARTICIPONS PAS A CE SIMULACRE DE DEMOCRATIE !

POUR DES RAISONS DE FORME :

1. Nous voulions un véritable référendum local. Cette consultation ne permet que d'approuver l'un des

trois projets, et le maire ne sera pas tenu juridiquement de réaliser le projet choisi.

2. Nous voulions que l'ensemble des nouveaux habitants du quartier du Trapèze puissent s'exprimer.

Cette consultation est limitée aux boulonnais inscrits sur les listes électorales avant le 31/12/2011.

3. Nous voulions un calendrier plus respectueux du débat. Moins d'un mois entre la présentation du

projet aux conseillers municipaux le 21/11 et la clôture du vote le 16/12. Pourquoi tant de précipitation

quand les municipalités successives de droite nous ont déjà imposé 20 ans de tergiversations ?

? Ces raisons ont conduit vos élus socialistes à voter contre les modalités du scrutin lors du Conseil

municipal extraordinaire du 21 novembre 2012.

POUR DES RAISONS DE FOND :

1. Nous voulons plus de diversité parmi les projets proposés. Les trois projets ont été élaborés par lemême architecte : Jean NOUVEL !

2. Nous voulons des éléments probants quant à l'équilibre financier. Cela fait des années quel'ensemble de la droite boulonnaise nous entraîne dans un gouffre financier.

3. Nous voulons un consensus large sur la constructibilité. Elle est revue à la baisse par rapport au projet

NOUVEL initial (375 000 m²) mais on est encore loin des 175 000 m² demandés par les associationsboulonnaises.

4. Nous voulons des espaces dignes de ce nom pour le sport. La surface prévue pour le sport dans les

trois projets est de 4 500 m² seulement, soit la taille d'à peine plus qu'un demi-terrain de rugby.

5. Nous voulons que le patrimoine industriel de l'île soit davantage pris en compte. Nous regrettons qu'il n'ait pas été préservé.

 

 

boulogne-billancourt.parti-socialiste.fr/

psboulognebillancourt@gmail.com

facebook.com/psboulognebillancourt

twitter.com/psboulogneb


Dîner débat Mercredi 12 à Aubervilliers #DIDR

Des Idées et des Rêves 93

 L'association Des Idées et des Rêves 93 organise

un Dîner débat à Aubervilliers  

 » L’extrême-droite et les dérives populistes dans la France d’aujourd’hui »


avec Maryse Souchard,

maître de conférence

à l'université de Nantes/IUT de la Roche sur Yon

auteur de nombreux ouvrages sur les thèmes de la culture, du fascisme et de l'extrême droite.

le mercredi 12 décembre  de 19h30 à 22h

Le dîner débat a lieu au restaurant

Le Chien qui Fume, 193 Avenue Victor Hugo, 93300 Aubervilliers,

Inscription à l'adresse suivante :       desideesetdesreves93@gmail.com

Jeudi 22 Novembre à 20h30 : conférence / débat à Boulogne Billancourt sur le thème de l'éducation

 

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J'ai le plaisir de vous inviter à une conférence / débat à Boulogne Billancourt sur le thème de l'éducation !

 

Son titre :

« Quelle école pour demain ? »

« Question de spécialistesou affaire de tous ? »

 

Date :   Jeudi 22 novembre 2012 20h30

Lieu :   Grand auditorium de l'Espace Landowski à Boulogne Billancourt  (Métro Marcel Sembat ligne 9 ou Jean Jaurès ligne 10, parking de l'Hotel de ville)

 

Notre objectif cette année : Associer tous les citoyens à la refondation de l’école en France !

 

A cet effet, l’ association culturelle In Vivo, bénévole, indépendante ettotalement apolitique (site internet pour en savoir plus : http://invivo-asso.fra convié à ce débat trois invités qui viendront nous éclairer puis échanger largement avec le public.

 

Entrée libre, venez nombreux !  Amenez vos amis, familles, collègues. Venez donner votre point de vue !  

Une réponse à l’appel lancé par les PDG des 98 plus importantes sociétés françaises dans le JDD.

Les PDG des 98 plus grandes entreprises françaises viennent de lancer dans le JDD un appel à François Hollande, le pressant de baisser le coût du travail. Cet appel va bien au delà des cette question de compétitivité, et pose le problème du développement des entreprises à un niveau bien plus élevé et bien plus respectable que celui du débat lancé par les pigeons  – et récupéré par l’UMP – début octobre. On ne peut que s’en réjouir.

Le gouvernement doit y répondre en mode « gagnant-gagnant ». Alors ok, jouons le jeu, chiche !

 

Compétitivité

Baisser le coût du travail et rendre l’État plus économe

1) Avec une dépense publique record de 56% du PIB, nous sommes arrivés au bout de ce qui est supportable. L’État doit réaliser 60 milliards d’euros d’économies (3 points de PIB) au cours des cinq prochaines années. 
2) Pour les entreprises, il faut baisser le coût du travail d’au moins 30 milliards d’euros sur deux ans, en réduisant les cotisations sociales qui pèsent sur les salaires moyens (2 smic et plus). Un transfert financé pour moitié par un relèvement de la TVA de 19,6% à 21% (la moyenne européenne) et l’autre moitié par une baisse des dépenses publiques. 
3) Il faut garantir aux entreprises un environnement fiscal favorable et stable en baissant notamment l’impôt sur les sociétés pour le ramener au niveau de nos voisins européens.

Chiche ! Faisons en sorte qu’en plus de la baisse des cotisations patronales, celles payées par les employés engendre une augmentation des salaires nets compensant voire dépassant une hausse éventuelle de TVA ou de CSG. 

Chiche ! Si l’IS doit baisser ici, alors il doit augmenter ailleurs pour converger vers un taux unique intra-communautaire. Halte aux paradis fiscaux belges ou irlandais. 

Emploi et formation

Intégrer les jeunes et établir un meilleur dialogue social en amont

1) À côté des contrats de génération que nous soutenons, nous voulons promouvoir une « plate-forme pour l’emploi des jeunes ». Elle favorisera les emplois d’insertion, des actions d’embauche inter-entreprises, la mise en réseau de nos centres de formation et le développement de l’apprentissage. 
2) Il est vital d’instaurer un dialogue social ouvert très en amont pour permettre aux entreprises de s’adapter aux aléas de la conjoncture. C’est l’objet de la négociation sur la sécurisation de l’emploi que nous soutenons.

Chiche ! Cessons d’employer des jeunes en tant que stagiaires à 436? par mois bien au-delà de la fin de leurs études, ou de les forcer à s’établir en auto-entrepreneurs pour leur donner du boulot au compte-gouttes. 

Chiche ! Changeons les pratiques responsables de tant de souffrances au travail. Engageons-nous partout pour la mise en place d’un Management Equitable respectueux du bien-être social autant que de la performance économique.

Innovation

Créer un véritable écosystème

1) Pour donner à notre pays toutes ses chances, il faut préserver le crédit d’impôt recherche. 
2) Garantir une offre de capitaux large et dense pour financer les projets à travers des leviers comme la Banque publique d’investissement (BPI), les investisseurs privés et les ressources du fonds d’amorçage du commissariat général à l’investissement. 
3) Continuer à nous rapprocher du monde de la recherche publique dans le cadre des pôles de compétitivité. 
4) Concentrer les moyens sur une quinzaine de secteurs d’avenir comme la santé, les sciences du vivant ou les technologies de l’efficacité énergétique.

Chiche ! Surveillons de très près le Crédit Impôt Recherche de telle sorte que des labos pharmaceutiques ne puissent plus y imputer des évènements de relations publiques par exemple. Et arrêtons de délocaliser les centres de R&D hors de France.

Chiche ! Regroupons les pôles de compétitivité, éparpillés et fractionnés sur tout le territoire.

 

Environnement-Énergie

Lutter contre le changement climatique sans abîmer notre compétitivité

1) Il faut se donner les moyens d’explorer et d’exploiter nos ressources nationales comme les gaz de schiste. 
2) Rester pragmatique dans la mise en ?uvre de la transition énergétique, qu’il s’agisse de réduire nos émissions de CO2 ou notre exposition à la production d’électricité d’origine nucléaire. 
3) Développer des réponses technologiques à tous ces défis où nos entreprises ont acquis un vrai savoir-faire.

Chiche ! Modulons l’Impôt sur les Sociétés en fonction du bilan GES. 

Chiche ! Instaurons la Taxe Carbone aux frontières de l’Union Européenne pour compenser le laxisme environnemental des pays à bas coût. 

Gouvernance et image des entreprises

Renforcer notre code de gouvernance

Notre code de gouvernance Afep-Medef est déjà l’un des plus stricts au monde mais nous sommes prêts à le modifier en : 
 1) soumettant les rémunérations des dirigeants à un vote consultatif des actionnaires lors de l’assemblée générale annuelle ; 
 2) créant un haut comité du gouvernement d’entreprise habilité à intervenir auprès des conseils d’administration ; 
 3) limitant à deux le nombre de mandats d’administrateurs pour les dirigeants mandataires sociaux. 

Chiche ! Respectons les sous-traitants, en réduisant la pression sur les prix et en tenant les délais de paiement.

Chiche ! Relions les rémunérations aux performances économiques, financières, environnementales et sociales réelles de l’entreprise et mettons fin aux retraites chapeaux 

 

Les conditions du succès sont simples : agir sur tous les fronts, s’inscrire dans le cadre de l’Europe et organiser les conditions d’un dialogue entre toutes parties prenantes, pouvoirs publics, partenaires sociaux et entreprises. Nous avons besoin de tous les entrepreneurs, créateurs, managers et investisseurs. Cessons d’opposer PME et grandes entreprises. Nous, dirigeants des plus grandes entreprises françaises, nous nous sentons profondément attachés à notre pays. »

Chiche ! Pouvons que la gauche et le patronat peuvent se parler et s’écouter, oeuvrer ensemble pour le bien commun, sans se taxer réciproquement d’ « abrutis » ou de « cupides ». 

 Chiche ! Discutons, remettons tout à plat, soyons prêts à des efforts, à des concessions, voire à des remises en cause idélogiques ou financières. 

 

Les pigeons ont crotté partout

En faisant passer les créateurs d'entreprises pour des individus cupides, essentiellement préoccupés par la taxation d'une hypothétique plus-value de cession, les animateurs du mouvement des pigeons ont considérablement et durablement terni l'image des entrepreneurs.

L'entreprenariat, c'est la liberté, l'autonomie, la créativité. C'est la possibilité d'innover, de proposer, de tester sans être freiné ou alourdi par des procédures internes et des besogneuses justifications économiques comme on en rencontre dans les grands groupes. C'est le droit à essayer, à se tromper, à recommencer, à persévérer. C'est filtrer le bruit de fond de celles et ceux qui du haut de leurs certitudes, pensent que ça a déjà été fait ailleurs ou que ça ne marchera jamais. C'est la crainte de devoir renoncer, c'est le risque de s'épuiser voire de perdre tout ou partie de sa mise. C'est le bonheur de créer des emplois, c'est la satisfaction de gagner des clients, c'est enfin l'espoir à terme de revenus substantiels voire d'un jackpot.

Tout cela, les pigeons en ont si peu parlé. Ou plus exactement si, les 3 ou 4 « pigeons originels » qui au détour d'un café ce 28 septembre dernier, étaient sans doute sincères et ont eu le sentiment, sans trop vérifier ce qu'il en était, que le projet de loi de finance allait les déposséder de leur bien. Ils ont réagi d'instinct, on ne saurait les en blâmer, à ce qui n'était qu'un projet, certes inachevé et ambigu sur certains points sensibles. Mais les communicants de l'UMP et du MEDEF se sont ensuite rapidement emparé du phénomène et ont littéralement « pigeonné » les 64 000 suivants, qui se sont engouffrés dans cette vague protestataires aux relents poujadistes.

Les pigeons ont crotté partout, il va nous falloir du temps pour tout nettoyer.

Pour preuve :

En cette fin d'après-midi du 9 octobre se tenait la conférence inaugurale du salon des microentreprises. A la tribune se trouvait une brochette d'entrepreneurs, tous ayant de belles réussites à leur actif, venus pour témoigner  sur leur parcours et  leur vécu des réseaux d'affaires. Et bien sûr, certains n'ont pu s'empêcher de roucouler d'autosatisfaction à l'évocation des pigeons.

Parmi eux, Sandra Legrand (Fondatrice de CanalCE) et surtout Charles Beigbeder (Président de la commission entreprenariat du Medef, secrétaire national UMP), qui  a gratifié l'auditoire d'une « palpitante »  narration heure par heure de la chronologie des pigeons. «  À 13h38 le premier jour ils étaient 3 puis tel jour telle heure, 300 puis  3 000 puis etc?  et ce matin on en dénombrait 64 000». Jusqu'à  cette conclusion stupéfiante : « Mais la mobilisation ne va pas s'arrêter là, et il faut continuer à mettre la pression sur le gouvernement pour qu'il retire ce texte débile ». Puis il s'arrête en plein vol, sûr de son effet. Les maigres applaudissements des 2 à 300 personnes présentes dans la salle lui ont rappelé un peu durement qu'il était à un salon professionnel et non à une tribune de l'UMP?

Alain-Dominique Perrin, ex PDG de Cartier, conclura quelques instants plus tard de ces mots : « Il faudra rappeler à François Hollande de ne pas avoir honte du mot ?réussite' ». ?illades et sourires de connivence à la tribune.  

A l'élégance des propos, les deux ajouteront quelques minutes plus tard une pointe de respect et de galanterie, en quittant discrètement la salle dès le début du discours de la ministre Fleur Pellerin.