Archives pour la catégorie Zarchives

Chronique de la rupture #8

La pré-rentrée – AOUT 2007

Lundi 20 août : où l’on réalise qu’une loi ne peut pas être rétroactive, ce que savent la plupart des enfants de sixième de nos jours.

Damned ! On se rend compte que les dispositions permettant de déduire les intérêts d’emprunts immobiliers de ses impôts  ne pourront s’appliquer aux transactions conclues avant la promulgation de la loi.  On va inventer je ne sais quelle manip pour permettre au bon peuple de bénéficier de cet avantage fiscal pour toute promesse signée entre le 6 mai (nouvelle fête nationale ?)  et la date effective de la nouvelle loi.

Mardi 21 août  : où l’on annonce à grands renforts de journaux-radio-tv les nouvelles mesures anti-récidive.

Résumons : un fait divers dramatique, en réaction une visite de la famille à l’Elysée et l’annonce de nouvelles mesures législatives pour les pédophiles récidivistes (dont au passage une forme de double peine à la quelle le ministre de l’intérieur du gouvernement précédent s’était déclaré opposé. Mais « il a changé »).

On se doute que dans ces deux jours d’intense activité législative, toutes ces nouvelles mesures ont été soigneusement réfléchies, étudiées, que leur faisabilité et leur coût a été minutieusement étudié et donc que l’on sait de quoi on parle. Et par exemple que cette fois-ci la justice disposera effectivement des moyens exigés par cet arsenal répressif. Tout comme on avait parfaitement fait le tour de la question il y a trois semaines lors de la promulgation de la « nouvelle » loi sur la récidive je suppose.

Signalons enfin que cette fois-ci, on est contre la remise de peine annoncée à priori, alors qu’en 2004 on était pour.

Mercredi 22 août : où l’on découvre que la croissance ne vient pas comme par enchantement.

Comment ? La croissance, telle des articles flatteurs dans la presse à la botte, se permet de ne pas venir là et quand Speeder-Man l’attend ? Ah bon, le bouclier fiscal n’a pas suffit à relancer l’économie ? Mais qu’entends-je : ses heureux bénéficiaires ne se sont pas rués à Carrefour ou chez Auchan pour tripler leur parc de chaines hifi ou d’écrans plats ? Ah mince alors, comme c’est ballot. Quoi ? Mettre le paquet (fiscal) dans les entreprises vous dites, les inciter à embaucher plus pour créer de la valeur ? Oh mais c’est compliqué ça, et puis ça peut passer pas en trente secondes sur TF1 ou dans Gala, comment on va faire ?

Jeudi 23 août  : où l’on apprend que d’ici la fin de l’année, on n’entendra plus parler du cyclone Dean. Gageons que TF1, Le Figaro, Le Point et Paris-Match, pour ne citer que ceux-là, sauront respecter cet engagement…
… et où l’on se « bidonne » surtout en apprenant que ce même Paris-Match aurait gommé des bourrelets à grands coups de Photoshop. A quand les photos du précédent gouvernement dans lesquelles n’apparaitront plus ni le prédécesseur ni les ex-rivaux ?

Dans la même série, en exclusivité et ne reculant devant aucune indiscrétion, Observactions vous présentera bientôt les photos d’un des foutignes de vacances de votre serviteur. Celles-ci sont actuellement en postproduction chez un grand hebdomadaire à sensations et nous ne manquerons pas de les publier dès leur retour.

Vendredi 24 août  : où l’on est informé que Madame est au dessus des lois et ne saurait être entendue par une commission d’enquête parlementaire parce que Monsieur l’a décidé ainsi.

Arrogance et incompétence seraient-elles les deux nouvelles mamelles de la France ?

Chronique de la rupture #7

Les vacances de Speeder-Man

Torse nu en jeans sur son bateau, portable collé à l’oreille, Rollex au poignet, Ray-Ban sur les yeux, bref toute la panoplie du parfait Directeur Commercial de SSII qui veut montrer à sa Mémé, photo à l’appui, qu’il est devenu quelqu’un. Manque toutefois la BM série 3 au premier plan qui sans conteste ajouterait une touche vintage 80’s à ces clichés …

… et tel Bip bip le coyote, il passe si vite que Madame a attrapé une angine dans les courants d’air et en a raté le  pique-nique présidentiel. Comme c’est ballot ! La presse locale en est restée Bush bée…

Tout cela ne parvient pas toutefois à masquer un furieux et quelque peu pathétique besoin de reconnaissance. Il serait grand temps maintenant (100 jours déjà…) que quelqu’un lui dise :

« C’est bon l’ami ! Le job tu l’as, pour cinq ans, en toute légitimité puisque 53% des Français l’ont souhaité. Donc plus besoin de montrer que tu es digne et capable d’être sur tous les fronts. Il s’agit maintenant de prouver que tu sais non seulement faire savoir mais aussi réfléchir, évaluer, décider, faire faire et faire accepter. Bref : manager. Au boulot !« 

Chroniques de la rupture #6

Juillet 2007 : Speeder-Man ou Joe la Frime ?

En début de mois il fait croire à tout le monde, à la fureur de ses collègues, qu’il vient de sauver la construction européenne. Puis Il libère les infirmières bulgares, tant mieux pour elles. Puis d’un coup d’aile il espère changer cinquante ans de politique africaine à la française en trois discours.

De retour dans la capitale il se transforme en producteur et organise un grand concert de rock au Champ de Mars. Puis il se mue en journaliste pour nous commenter une étape du tour de France en direct.

Sans oublier la quasi permutation des rôles avec l’entraineur du XV de France, futur Secrétaire d’état aux sports.

Le tout copieusement relaté par des media en pamoison qui vont jusqu’à nous faire croire que 2/3 des Français aiment ça…

Affaire Bettencourt – Arnaud Montebourg (PS): «La République est discréditée» (NICE-MATIN)

Affaire Bettencourt – Arnaud Montebourg (PS): «La République est discréditée»

Propos recueillis par André Fournon

 

Lorsque les amis d'Éric Woerth accusent les députés socialistes  d'acharnement, d'être ? excités par l'odeur du sang ?, comment  réagissez-vous ?

Ma réponse c'est de rappeler que les hommes ne sont pas particulièrement en cause mais que le système qui les implique et qui vient d'être mis à nu est politiquement et judiciairement condamnable. Un système de passe-droits fiscaux pour les plus hautes fortunes qui utilisent les paradis fiscaux et les sociétés écran pour frauder le fisc, semblent obtenir néanmoins la complaisance du pouvoir fiscal de l'État, parce qu'elles financent l'UMP. C'est ce que révèlent les dossiers Bettencourt et Wildenstein : l'administration fiscale avait connaissance des fraudes sur une grande échelle de ces grandes fortunes, pourtant, le ministre du Budget, Éric Woerth, n'a ordonné aucune enquête fiscale. Et dans l'affaire Bettencourt, le ministre a même fait un chèque au titre du bouclier fiscal de 30 millions d'euros, comme pour remercier avec les caisses publiques la généreuse bienfaitrice de l'UMP.

 

Vous parlez souvent d'une crise de régime, d'une république à deux vitesses?

Aujourd'hui, nous sommes en effet fondés à mesurer à quel point le pouvoir, dans sa collusion avec les intérêts, distribue les privilèges fiscaux à ses amis. Dans le même temps, il augmente les impôts sur les classes moyennes et les gens ordinaires pendant que l'administration fiscale est au quotidien impitoyable avec les citoyens sans appui ni influence. Quand vous payez pour l'UMP, vous n'aurez pas de contrôle fiscal : ces pratiques sont condamnables sur le plan pénal. Il est désormais nécessaire que la justice soit saisie, pas la justice des procureurs manipulés par le pouvoir, celle au contraire des juges d'instruction indépendants du Gouvernement. Or, à ce jour, c'est le procureur Courroye, ami personnel du président de la République, nommé dans le département du Président pour le protéger, qui fait une enquête sur un ministre du Président?

 

L'intervention télévisée d'Éric Woerth vous a-t-elle apporté les

réponses que vous attendiez ?

Aucune question embarrassante ne lui a été posée et il refuse de répondre aux questions embarrassantes que nous lui posons tous les jours. Il est accusé par l'ancienne comptable de Mme Bettencourt d'avoir reçu de l'argent liquide comme à l'époque du RPR et de Jean-Claude Méry. Nous sommes donc au c?ur d'une crise de régime car aucune leçon n'a été tirée des graves écarts constatés dans le passé. Le système politique et judiciaire de la Ve République est incapable de condamner ces comportements et encourage l'incivisme dans la classe dirigeante alors que la République dont nous rêvons tous devrait encourager l'exemplarité.

 

Quelle solution proposez-vous ?

La République est discréditée en ce qu'elle agit à l'inverse des principes qu'elle proclame. La Ve République est fondée sur la non-responsabilité de ceux qui exercent le pouvoir. La VIe République doit être organisée selon le principe de responsabilité. Celui qui exerce le pouvoir ne sera pas plus vertueux mais il devra rendre des comptes, comme cela se fait dans toutes les démocraties européennes.

 

? L'UMP flingue le net et Mediapart ? titrait ce mercredi Le Post.

Est-ce la réaction attendue face à une crise aussi intense ?

Toute la stratégie du pouvoir actuel consiste à contrôler les médias. Ce qu'ils ont réussi à faire. Finalement, il ne nous reste plus qu'internet et les alternatifs car désormais la télévision elle-même a été prise en main par les amis du pouvoir ou le pouvoir lui-même. La liberté de la presse a régressé, comme la liberté des collectivités locales d'ailleurs. Le pouvoir veut se débarrasser de tous ces contre-pouvoirs encombrants pour avoir les mains libres. Voilà pourquoi la naissance d'une République nouvelle est inéluctable, ne serait-ce que parce que la France mérite mieux. Après le départ de Nicolas Sarkozy.

Chronique de la rupture #67 ? Juin 2010

L'étoffe des zéros

 

Ce mois de juin 2010 commence « en douceur », avec les manifestations de thèmes désormais récurrents en Sarkozye :

 

  • Débat sémantique sur le thème de la rigueur budgétaire,
  • Nième rebondissement du Karachigate,
  • Visite en province chez des gendarmes au pays de la Tarte Tatin histoire d'aller voir des « vraies gens » (bingo), et de parler « mérites et sécurité » (double bingo),
  • Vraie-fausse fuite portant sur la suggestion des services de l'Education Nationale d'augmenter les effectifs d'un élève par classe. En résulterait des économies de 3% et donc la possibilité de fermer une classe sur 10 dans une école sur trois, réduisant d'autant les coûts correspondants. Un raisonnement purement comptable qui nous rappelle que dans « comptable », il y a aussi le mot « table ». (ndla : Véro, Elisa, ne m'en veuillez pas et en aucun cas ne vous sentez concernées).
  • Petit coup en loucédé à la démocratie où sous je ne sais quel fumeux prétexte, on entend supprimer nombre de contre pouvoirs (HALDE, Défenseur des enfants, Médiateur de la République) en les fusionnant en un universel « Défenseur des droits ». Y aurait-il du monde à écarter, à recycler ou à recaser ? Un ex French Doctor en perdition au Quai d'Orsay par exemple ?
  • Tempête Xynthia: « aucune maison ne sera rasée sous la contrainte » précise le secrétaire d’Etat au Logement, soit tout le contraire de ce que lui ou l'un de ses congénères déclarait en roulant des mécaniques il y a trois mois.
  • Un Ministre de l'Intérieur condamné pour injure raciale, une première sous la V° République. La vidéo prise lors de l'université d'été de l'UMP en septembre dernier était sans appel ce qui ne l'empêche pas lui, de faire appel, permettant ainsi à tout le dispositif propagandiste de son parti de se draper dans sa dignité et de faire savoir « qu'il n'est pas question de démission tant que bla bla bla? »
  • Petite claque de Madame Merckel qui annule au dernier moment un dîner prévu à Berlin « Pas ce soir, j'ai la migraine » dit-elle en substance, « ce sera pour lundi prochain ».
  • Visite en catimini à La Courneuve « karchérisée ». Pour immortaliser l’instant et graver ce que l’Histoire devra retenir de la réussite du Président en matière de sécurité…. ou en vue de la campagne de 2012 ?

Moins anodin : cet épisode de bananiérisme aigu autour du rachat du journal « Le Monde ». 2 consortiums en présence, le Président se permet de convoquer le Directeur du journal pour lui faire connaitre sa préférence. En appui de son argumentation, la menace à peine voilée de suspendre la subvention dont bénéficie l'imprimerie du journal.

 

Mais finalement, tout cela n'est plus que très banal, tendrait à devenir même presque ennuyeux, et ce d'autant plus que le Président se fait de plus en plus rare depuis qu'il s'exerce avec application, millimètre par millimètre, à la prise de hauteur, gage dit-on d'une présidentialisation enfin à maturité (à plus de 60% du mandat, il serait temps !).

 

La France attend sa nouvelle coupe du monde Black-blanc mais pas beur cette fois-ci en se demandant encore si Domenech = esbrouffe, et le Président espère en profiter pour restaurer un peu son blason tout en faisant passer en douce la réforme sur les retraites.

 

C'est alors, feu d'artifice un mois avant l'heure, que s'ouvre une séquence que personne n'aurait imaginé. Surprises, coups-bas et rebondissements s'entrechoquent dans un tintamarre tel qu'il ne nous est possible de ne les narrer qu'en parallèle :

 

Dans le Foot

Dans le Fric

Dans le Fillon

Une coupe du monde désastreuse pour les bleus, une ambiance délétère, pas de système de jeu, une entraineur-porte-parole qui se moque de la presse, des instances fédérales aux abois, un match nul, deux défaites.

Une secrétaire d'état qui rame (à Yade comme ailleurs), une Ministre-maman au discours compassionnel un jour, guerrier le lendemain « des caïds

z-immatures qui commandent  des gamins z-apeurés ».

Des ministres qui cumulent retraite de parlementaire et salaires de ministres ou mission confiée par le chef de l'état.

Un sous-ministre, pourtant si honorable en Nouvelle Calédonie et chez Air France dans le passé, qui fume pour 12000? de cigare aux frais de l'état.

Un ministre ex du budget, maintenant du travail, trésorier de l'UMP, dont Madame participe à la gestion et à la défiscalisation de la première fortune française, et qui nous refait le coup de « l'insu de son plein gré ».

 

Une réforme des retraites annoncée à grands coups de fuites dans la presse, de vrai-fausse concertation, de références biaisées aux systèmes en vigueur dans les autres pays.

Une réforme dogmatique, injuste et déséquilibrée, qui ne règle pas les questions de pénibilité, de carrières précaires, et dont femmes et ouvriers vont être les principales victimes.

Une esquisse de solution fiscale, bien légère et que ce bon Rocard, qui définitivement ferait bien de prendre la sienne, se plait à casser.

NB : voir les propositions du PS et celles de Terra-Nova avant de prétendre qu'il n'y a rien en face.

Valeurs affichées : arrogance, cynisme, mépris, frime.

Comportements observés : individualisme, imprévoyance, improvisation, amateurisme.

Résultats obtenus : zéro

Valeurs affichées : arrogance, cynisme, mépris, frime.

Comportements observés : individualisme, imprévoyance, improvisation, amateurisme.

Résultats obtenus : zéro

Valeurs affichées 
:
arrogance, cynisme, mépris, frime.

Comportements observés : individualisme, imprévoyance, improvisation, amateurisme.

Résultats obtenus : zéro

 

 


Et un, et deux, et trois Zéros.


Telle est la France de Sarko, la France de la rupture à  679  jours de sa fin espérée.

 

Sans parler de la normalisation de France Inter, où un ex-journaliste de talent et un ex-humoriste, ex-rédacteur en Chef de Charlie-Hebdo, règnent en monarques d'un autre temps et se permettent de débarquer les trublions de service au nom de je-ne-sais-quoi. Eux ne sont même pas des zéros, et ce serait faire insulte à ce noble aliment, plein de fibres, excellent pour la santé, que de les comparer à des fayots.

 

Pour la rime en O, existe un autre mot, qui fait froid dans le dos, qui commence comme colo et finit comme pas beau?

 

Nous nous quittons sur une page de publicité :

 

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 Because I'm Woerth it !

 

Chronique de la rupture #4

Semaines du 4 au 17 juin 2007


 En ce dimanche où Ségolène annonce sa séparation, il est au moins une promesse de Sarko qui aura été tenue : la rupture, mais sans doute pas celle à laquelle le bon peuple s attendait.  A quand une deuxième mi-temps dans le camp d en face ? Mais passons, cela ne nous regarde pas…

Ce que l’histoire retiendra de ces semaines de campagne électorale ? Cafouillages et approximations : sur les heures supplémentaires, les allègements fiscaux, la TVA sociale. Ils ont eu des mois pour se préparer, y réfléchir, formuler des options, mais ils ne peuvent pas s empêcher d improviser. Pur amateurisme, mais qui sera sans conséquence puisqu’ils pourront n’en faire qu’à leur tête…

 
En attendant :

  • non remplacement d’un fonctionnaire sur deux : économie annuelle = 1 milliards d’euros
  • paquet fiscal concernant les successions, les intérêts d’emprunts etc. : manque à gagner annuel = plusieurs milliards d’euros.

Ce n’est rien…

… qu’un président qui nous fait perdre du temps

livre_cenestreien.jpgEt si Nicolas Sarkozy n'était qu'un Jacques Chirac en sueur ? À mi-mandat, on cherche encore la grande réforme. Au-delà d'une parole effrénée empreinte de volontarisme, on cherche encore la fameuse rupture, la modernité promise, la gouvernance modeste et transparente annoncée.

 

Que sont devenus les marqueurs idéologiques du sarkozysme, le « travailler plus pour gagner plus » (impraticable), « la discrimination positive » (abandonnée), la « laïcité positive » (oubliée), la « réforme de la françafrique » (même pas essayée) ?

La plupart des réformes sont embourbées dans l'inévitable embouteillage législatif. Pour aboutir finalement à des mesures le plus souvent vidées de leur substance.

 

Le contraste entre une parole politique forte et des résultats squelettiques risque de porter un coup sévère à la crédibilité du discours politique.

 

En fait de « retour du politique » revendiqué, nous avons un Président qui consomme comme aucun autre les études d'opinions qu'il commande à grands frais par le biais de ces nouveaux Mazarin que sont les sondeurs et les publicitaires de son entourage. La concentration des pouvoirs à l'Élysée, le manque de déontologie du pouvoir dans les nominations et quelques discours provocateurs, pourtant souvent non suivis d'effet, ont permis aux antisarkozystes pavloviens d'hurler à la menace contre la République ! Alain Badiou peut se demander « de quoi Sarkozy est-il le nom », ses outrances antisarkozystes apposent en réalité le sceau de la réforme à ce qui ne sont finalement que de pâles copies des promesses de révolution du candidat Sarkozy.

 

Sarkozy n'est ni le nom de la peste, ni celui de la barbarie? seulement celui de Nicolas. Il ne représente pas un danger pour la République, comme tant de commentateurs ou d'opposants aimeraient le croire, pour la simple et bonne raison que Nicolas Sarkozy n'est qu'un Président banalement de droite, un libéral pas convaincu, un pragmatique opportuniste dont le ton péremptoire n'a d'égal que sa capacité au revirement.
Nicolas Sarkozy n'est donc que le dernier Président du xxe siècle.
Une perte de temps pour la modernisation si nécessaire à la vie politique française.

 

par Thomas Legrand, journaliste politique, éditorialiste à France Inter

Chronique de la rupture #3

Semaines du 21 mai au 3 juin 2007


 Atermoiements, improvisation et amateurismes à 10 jours des législatives

« Pause dans la réduction de la dette » alors qu’on accusait le programme socialiste d’aggraver les déficits publics

 Défiscalisations des heures supplémentaires « même pour les cadres et les employés à temps partiel » dixit le Premier Ministre. Quelle moquerie, quelle insulte.

 Déduction des intérêts d’emprunts pour la résidence principale, achetée après le 6 mai pour l’un, quelle que soit la date d’achat pour l’autre, déduction des revenus pour l’un, de l’impôt sur l’autre, plafonnés à 20% (de quoi ?) pour un troisième.

 A croire que ces gens viennent de se rendre compte qu’ils allaient devoir réaliser les promesses tenus pendant la campagne. Ils nous disaient être prêts, mais à quoi donc ont-ils réfléchi pendant tout ce temps là.

 Ce sont des amateurs. Leur incompétence n’a d’égale que leur arrogance.

 Mais ne feignons pas de les découvrir, souvenons-nous que ce sont les sortants. 70% des ministres du gouvernement Fillon l’ont déjà été au cours de ces cinq dernières années.

 La suppression des emplois jeunes, la réduction des crédits pour la recherche, les sous effectifs dans les hôpitaux, le CNE, le CPE, les réductions d’impôts pour les plus aisés : c’était déjà eux.

C’est notre dernière chance, sinon la France en reprend pour 5 ans.

Alors n’hésitons pas, le 10 juin, virons-les, votez et faites voter pour les candidats socialistes.