L’Ecole en danger, c’est la République en danger

Analyse (rendue anonyme) de la situation de l’Education Nationale par un ou une candidat(e) aux présidentielles.

Seul indice, Il/elle n’est pas UMP. Alors, qui est-ce ?

 


 

1) L’Ecole en danger, c’est la République en danger

Pas d'égalité républicaine sans école dispensant à chaque enfant le bagage de savoirs, de savoir-faire et de savoir être nécessaire à chaque époque.

Quand la République manque à sa promesse scolaire, c'est tout l'édifice qui vacille à perte de confiance dans les institutions, dans les adultes (ceux d'avant n'assument pas leur responsabilité à l'égard de ceux d'après), dans la valeur de l'effort et du mérite, dans l'avenir (la déception ou la défiance scolaire nourrit le pessimisme des jeunes et des parents pour leurs enfants)

C'est vrai dans tous les pays mais en France beaucoup plus qu'ailleurs car l'école de la République est un fondement de la nation (de l'identité nationale bien comprise).

 

2) Le premier gisement de croissance d'un pays, c'est son école.

La dépense éducative n'est pas un surcoût à éradiquer par tous les moyens mais le premier des investissements productifs. Cette dépense doit être rentable mais sa rentabilité, c'est la formation effective des générations appelées à prendre le relais et à redresser la France.

Ce n'est pas l'éducation nationale qui coûte cher à la France, c'est l'échec scolaire et son aggravation par les politiques destructrices et à courte vue.

De nombreux travaux d'économistes le montrent : des politiques scolaires socialement élitistes inhibent la croissance et sacrifient des chances de développement. C'est en développant son enseignement primaire et secondaire que la France a, dans les 30 Glorieuses, rattrapé son retard de productivité sur les Etats-Unis.

 

3) La paupérisation programmée de l’école.

Optimiser la dépense éducative, ce n'est pas la sabrer aveuglément ! Former les enseignants, ce n'est pas un luxe (enseigner serait le seul métier qui ne s'apprendrait que sur le tas ?), c'est une nécessité.

On ne restaure pas l'autorité des maîtres en affichant l'obsession d'en réduire le nombre, en précarisant la profession à coups de vacataires mal payés. On ne lutte pas efficacement contre les incivilités et les violences scolaires en rendant de plus en plus précoce le tri sélectif d'une école de plus en plus élitiste, en diminuant les taux d'encadrement et la présence adulte dans les établissements.

 

4) Aucune fatalité : d'autres pays comparables font mieux que nous sur le double plan de la réussite scolaire globale (totalité d'une classe d'âge) et de l'atténuation de l'impact de l'origine sociale sur les résultats scolaires. Pas seulement la petite Finlande mais aussi le Canada ou la Corée du Sud.

L'erreur majeure de l'éducation en France (pointée par toutes les comparaisons internationales, la Cour des Comptes, l'Institut Montaigne, etc.) = dissocier la réussite d'une élite scolaire et celle du plus grand nombre.

Résultat?

Une élite certes performante mais plus étroite qu'ailleurs (et une moindre mobilité sociale) et 15% à 20% d'une classe d'âge en grande difficulté scolaire puis professionnelle. Un facteur d'appauvrissement collectif. Un gâchis qui affaiblit le pays dans la compétition mondiale. Un élitisme contre-productif et fauteur de violences (quand la règle est vécue comme faussée et l'échec comme assuré, il ne reste souvent que la transgression pour sauver la face).

 

5) Les jeunes ne sont pas dupes du message anti-éducatif du pouvoir actuel

Comme leurs parents et comme leurs enseignants, ils perçoivent la gravité de l'entreprise de destruction en cours.

Ils ne sont pas dupes des mensonges sur l'égalité des chances et la fausse lutte contre l'échec scolaire, qui accentuent à leurs yeux la disqualification de la parole politique.

Ils décodent avec lucidité le double langage et les actes de ceux qu'ils appellent des « double face ».

 

6) Il n'y a pas 2 jeunesses, l'une qui serait vouée à la réussite et l'autre qui serait condamnée à l'échec

Il n'y a qu'une jeunesse de France, quelle que soit l'origine ou la profession de ses parents, l'endroit où elle habite, la couleur de sa peau ou les ressources de sa famille, la diversité de ses parcours de formation.

A cette jeunesse, l'école de la République doit les moyens de réussir ses études et la France des raisons de le vouloir. C'est à ces conditions que la société peut être exigeante pour ses enfants et donner à chacun le goût de se dépasser.

Les armes du savoir ne sont pas seulement nécessaires pour trouver un emploi ou le créer (rôle de la qualification mais aussi de la confiance en soi et de la capacité d'initiative, domaines dans lesquels les jeunes Français ne caracolent pas en tête alors que, pourtant, ils débordent d'énergie, d'idées, de projets): elles sont aussi nécessaires pour comprendre le monde, s'y inscrire et agir sur lui = citoyenneté active.

Lettre ouverte d'un électeur à tous ceux qui font de la politique à gauche

Chers camarades,

Comme disent les Chinois, il est des coups de massue qui rendent lucides : si la gauche veut remporter les élections présidentielles de 2012, elle devra aller unie au combat dès le premier tour.

Imaginer que tel ou tel candidat ou candidate évitera la dispersion des voix à gauche entre vos différents partis, provoquera le réflexe d'un vote « utile », est un pari dangereux, une illusion entretenue par des sondages dont on connaît la volatilité? et la fiabilité.

Enterrer Nicolas Sarkozy trop vite est tout aussi illusoire. C'est un redoutable adversaire en campagne électorale, chacun le sait. C'est un des rares domaines où sa compétence n'a pas encore été mise en doute.

Mais surtout, Marine Le Pen sera vraisemblablement au second tour, nul besoin de sondages pour le craindre.

L'élection présidentielle de 2012 se gagnera donc au premier tour. Autrement dit, celui des deux candidats, de gauche ou de droite, qui aura le plus rassemblé son camp avant le scrutin présidentiel aura de fortes chances de l'emporter, soit parce qu'il sera face à Marine Le Pen, scénario hélas le plus probable, soit parce qu'il aura obtenu un score élevé au premier tour et aura donc créé une dynamique suffisante pour gagner le second.

C'est le bête et implacable raisonnement arithmétique qu'impose notre scrutin majoritaire à deux tours. On peut regretter qu'il en soit ainsi, qu'il ne nous soit plus permis de faire un « choix de coeur » au premier tour. Mais c'est comme ça.

Cette réalité électorale doit conduire les politiques que vous êtes à agir en conséquence, c'est à dire à vous battre pour que ce soit bien le candidat de gauche qui rassemble le plus efficacement son camp dès le premier tour, et non celui de droite, Nicolas Sarkozy.

Inutile d'attendre le dernier moment pour bâcler un marchandage de circonstance, purement politicien, ou le programme et les idées passeront à la trappe. Inutile encore de compter sur un accord entre les deux tours, vite fait bien fait, entre les partis de gauche au cas où ce serait l'un des leurs qui accède au second tour. Dans le premier cas, face à Le Pen, pourquoi le candidat s'embarrasserait-il d'une négociation avec ses amis politiques alors qu'il est pratiquement certain d'être élu ? Dans le second cas, face à Sarkozy, redoutable candidat, le spectacle de chefs de partis de gauche se rabibochant opportunément après une campagne qui les aura durement opposés sera d'un effet déplorable et ne peut que favoriser le candidat de la droite.

Avez-vous le droit d'envisager cette défaite ? N'avez-vous pas, au nom de la confiance et des mandats que vous ont confié le peuple, des obligations, dont celle de gagner pour mettre un terme à la politique désastreuse menée par Nicolas Sarkozy ?

Chers camarades, il est temps d'atterrir. D'arrêter d'avancer en ordre dispersé, avec des candidatures tactiques, « providentielles » ou fantaisistes. Bref, il est temps de prendre la mesure de cette nouvelle donne électorale et d'en tirer les conséquences. Dès que possible, vos partis doivent travailler ensemble à une plateforme commune et à la désignation d'un candidat unique pour toute la gauche. Après tout, les primaires ont bien été imaginées pour cela, non ?

Rappelez-vous : n'avaient-elles pas vocation, à l'origine, à sortir des logiques partisanes en s'adressant à tous ceux qui « partagent les valeurs de la gauche », qu'ils soient roses, verts ou rouges ? Imaginez la dimension que prendraient ces primaires si elles mobilisaient tous les partis ! Elles donneraient un autre souffle à la campagne et un autre poids au candidat ainsi désigné. Et avouons-le, elles seraient sûrement prises beaucoup plus au sérieux qu'aujourd'hui.

Pour vous, responsables politiques, ce ne sera pas facile de dépasser les clivages et les rivalités d'appareils, on l'imagine. Certains d'entre vous ne souhaiteront peut-être pas monter dans le train de l'unité. Mais l'enjeu est à la hauteur de l'effort : pour que la gauche remporte ce scrutin présidentiel, l'unité et les concessions qu'elle implique, sont le prix à payer et, soyons plus positifs, le défi à relever.

D'ailleurs pensez-vous sérieusement qu'un programme qui rassemble tous les partis de gauche soit un défi aussi insurmontable ? Nous partageons tous un socle de valeurs communes : écologie, services publics, société solidaire, emploi pour tous, fiscalité redistributive, laïcité, régulation de la finance, éducation, innovation, recherche, et bien sûr, l'ambition d'une France forte, généreuse et influente sur la scène mondiale.

Chers camarades, quelle tâche plus stimulante qu'un programme unitaire pour ceux qui aiment la politique et veulent changer les choses ! Ce n'est pas une utopie, c'est une nécessité. Les électeurs le sentent et multiplient les appels dans la presse et sur le Net. Nous sommes à un an de l'échéance, vous avez encore le temps de vous y mettre. N'attendez pas.

Un programme, un candidat? la victoire en 2012 !

Liste des blogueurs signataires de cette lettre :

Captainhaka : Le grumeau, Custin d'Astrée : 365 mots, Cycee : bahbycc, Dominique Darcy : dominiquedarcy, Eric Citoyen : Mon Mulhouse, Gaël : De tout et de rien, Jean-Claude : Slovar ? Les nouvelles, Jean Renaud Roy : @jr_roy, Juan : SarkoFrance, Jules Praxis : @jules_praxis, Le Coucou : Le coucou de Claviers, Melclalex : A Perdre la raison, MrsClooney : La femme de George (s) , Nicolas : Partageons mon avis, Nicolas : La rénovitude, Nicolas Cadène : Débat soc
ialiste
, Rimbus : Rimbus le Blog, Romain Pigenel : Variae, Ronald : Intox2007, Jacques Rosselin : @rosselin, Seb Musset : Les jours et l'ennui de? , Stef : Une autre vie,  Sylvie Stefani : Trublyonne, Vogelsong :
Piratages, Yann Savidan Carnet de notes de?, Zeyesnidzeno : La France a peur

DSK – appel aux sympathisants et aux militants

Cette affaire DSK nous sidère. Plus que jamais, et indépendamment d’éventuels engagements personnels lors des primaires, nous nous devons en tant que sympathisants ou militants socialistes de :

1/ Penser à l’homme, affirmer et respecter sa présomption d’innocence. Il traverse une épreuve terrible qui sans doute va durer des mois.

2/ Nous abstenir de tout commentaire ou propos désobligeant, question insidieuse ou attaque personnelle envers les candidat(e)s PS et envers leurs soutiens.

3/ Nous engager à faire campagne en 2012 pour celle ou celui qui la gagnera.

DSK – appel aux sympathisants et aux militants

Cette affaire DSK nous sidère. Plus que jamais, et indépendamment d’éventuels engagements personnels lors des primaires, nous nous devons en tant que sympathisants ou militants socialistes de :

1/ Penser à l’homme, affirmer et respecter sa présomption d’innocence. Il traverse une épreuve terrible qui sans doute va durer des mois.

2/ Nous abstenir de tout commentaire ou propos désobligeant, question insidieuse ou attaque personnelle envers les candidat(e)s PS et envers leurs soutiens.

3/ Nous engager à faire campagne en 2012 pour celle ou celui qui la gagnera.

Chronique de la rupture #30

* pour ne rien oublier dans les mois qui viennent, nous republions régulièrement les premières chroniques 3 ans après, telles qu’elles furent écrites depuis mai 2007 *

En route donc pour le merveilleux pays de la Sarkozye triomphante, où classe, exemplarité et efficacité se conjuguent au service du « Tout possible ».

Avril 2008 ? 2ème  partie

« Françaises, Français. Belges, Belges. Mon président-mon chien. Monsieur l'avocat le plus bas d'Inter. Mesdames et messieurs les jurés. Public chéri, mon amour ! »,

« Bonjour, ma colère ! Salut, ma hargne ! Et mon courroux, coucou ! »

Chronique de la rupture ordinaire?

La deuxième quinzaine de ce mois d'Avril démarre en fanfare, avec un nouveau pataquès autour du remboursement des frais d'optique, immédiatement suivi par une belle arnaque autour des allocations familiales.

La brailleuse en chef essaie de nous faire croire qu'en passant le seuil de majoration des allocs de 11 puis 16 à 14 ans, on va distribuer plus, tout en économisant 130 millions d'euros par an. Il est vrai que dans un gouvernement dont le ministre de l'éducation nationale ne maitrise pas la règle de trois, tout est possible ! En revanche il n'est toujours pas question de fiscaliser ces allocations, ce qui constituerait pourtant une vraie mesure d'équilibrage social.

S'ensuit une laborieuse interview télévisée, où le Président débutant confesse erreur sur erreur. J'ai tenu 10 minutes puis j'ai zappé sur le Bayern-St Petersbourg commenté par Thierry Roland. Eh bien chers lecteurs, il est  des soirs où ce bon Thierry semble des plus classieux, ça doit être ça, la France d’Après.

A noter lors de ces 10 minutes élyséennes une belle boulette sur « le gaz livré dans les cuves », qui s'ajoute au barbarisme du mois dernier devant Elisabeth II et son « magnifical dinner ». En son temps, la bravitude de Ségolène avait fait bien plus de bruit.

Revenons à ces lucides confessions et à son cortège d’excuses bidons et de dénis de responsabilité « pas ma faute, les subprimes, le prix des matières premières, des denrées alimentaires etc. ». Absence de résultat, non tenue des promesses, sondages en baisse permanente, pathétique incompétence, nullissimes renoncements. Dans toute entreprise dans ces cas là le Conseil d'Administration se réunit et hop, un beau matin : zou, dehors, circulez, virons le clown.

Au lieu de cela, la bonne France politico médiatique célèbre le premier anniversaire du règne du monarque.

En exclusivité, Observactions vous propose son nouveau programme d'entrainement cérébral et de lutte contre l'évaporation de la mémoire. Ci-dessous 12 évènements marquants de cette première année de  la France d'Après. A vous de retrouver le mois qui va avec. (Réponses quelque part dans ce blog).

  • Annonce par Arcelor Mittal d'un plan social drastique à Gandrange
  • Bling-bling à tout va sponsorisé par Rollex, Bolloré, Fouquets, Ray Ban and c°, sur fond d'atteintes à la laïcité et de rapports ambigus avec les sectes.
  • La 5è semaine de congés payés
  • (je cherche une autre réforme marquante de Chirac, autre chose que la reprise des essais nucléaires, au secours, à l'aide !)
  • La réforme de l'ORTF

Saisissant contraste, et sans doute cette liste est-elle loin d'être exhaustive.

Et enfin, en ce mois qui s'ouvre, la célébration des 40 ans de mai 68. Mais pourquoi donc cette fixette présidentielle autour de mai 68 ?

Ouvrons une piste pour les historiens : Lorsque Sarko parle de liquider l’héritage de « Mai 68 », cela doit s’interpréter phonétiquement, à savoir s'écrire en fait « mes 68 ». Il souhaiterait sans doute en effet liquider une bonne fois pour toutes? ses 68 cm au dessus du mètre, car là, il a un problème qui semble lui peser à n'en plus finir …

Chronique de la rupture #76 ? Avril 2011 : Besogneux à la tâche, tâcherons à la besogne

Affaire Tapie (Médiapart) : Dans un rapport d’information parlementaire des députés PS révèlent de nouvelles irrégularités. Ils estiment qu’«un faisceau d’indices» tend à montrer que les décisions prises «avaient pour objet de favoriser des intérêts particuliers au détriment de l’intérêt public».

 

Drague des électeurs FN (1) : Nouvelle provocation du Ministre de l'Intérieur qui déclare lors d'un déplacement à Nantes : ?En 1905 il y avait très peu de musulmans en France; aujourd'hui, il y en a entre 5 et 6 millions. Cet accroissement du nombre de fidèles et un certain nombre de comportements posent problème. »

 

Drague des électeurs FN (2) : Débat bidon sur la laïcité, au fin fond d'un hôtel parisien, 2 heures en fin d'après-midi, histoire de dire qu'il a eu lieu.

 

Le besogneux de la langue de bois (1) : Commentaires de JF Copé sur le projet du PS: « C’est du réchauffé écrit sous Jospin; Ils nous insultent; Ils passent leur temps à se disputer entre eux. »  C’est ni pertinent ni même drôle, juste un tombereau de propos ringards pour perroquets UMP en mal d'élément de langage.

 

Le besogneux de la langue de bois (2) : Le même, deux jours plus tard, espère se distinguer en tentant de prouver que le processus des Primaires du PS n'est pas légal. Même dans son camp, il est retoqué.

 

Un challenger au centre : Borloo prend son indépendance, bientôt suivi par Rama Yade, Fadela Amara et quelques autres recalés de l'ouverture. L'UMP se fissure, qui s'en plaindra ? Mais gare au retour de kick entre les deux tours en 2012.

 

L'amateurisme du mois (Le Monde) : Prenant tout le monde de court, la Cour de cassation a décidé, vendredi 15 avril, que les nouvelles règles de la garde à vue, prévoyant notamment la présence des avocats lors de tous les interrogatoires, devaient s’appliquer « immédiatement ».

 

Se faire présentable à l'horizon 2012 (1) : réformette de la loi TEPA avec abandon du bouclier fiscal et de l'ISF. Mais le mal est fait : depuis 2007, combien d'emploi les heures supplémentaires non chargées ont-elles coûté ?

 

Se faire présentable à l'horizon 2012 (2) : Voyage en Lorraine ou pays ou fut inventé le « Travailler plus pour gagner plus ». Discours incantatoire devant des ouvriers et employés comme toujours de taille modérée. « bla bla bla, et je n’céderai pas la d’ssus ». Mais qui peut encore gober ce genre de propos aujourd’hui ?

 

Se faire présentable à l'horizon 2012 (3) : Accès soudain d'interventionnisme, afin de faire croire qu'on réforme le capitalisme. Une prime de 1000? par salarié, (maximum) est imposée aux entreprises de plus de 50 personnes qui distribueront cette année plus de dividendes que l'année dernière. Cette prime est inepte. Le vrai problème ce sont les rentabilités à plus de 15%, les stock options et les rémunérations abusives des dirigeants, les CDD et statuts d'auto-entrepreneurs forcés, qui accroissent la précarité, minent les salaires et rognent le pouvoir d'achat. Pas de danger que Sarko et ses amis du MEDEF s'attaquent à cela.

 

Alibi culturel : (L'Express) Le Conseil de la création artistique, créé début 2009 par le président Nicolas Sarkozy pour moderniser et inspirer la politique culturelle de l’Etat, a annoncé vendredi qu’il mettait fin à sa mission. On apprend par la même occasion que cette mission était temporaire ( !).


Nos amis les dictateurs : après les massacres en Lybie, c'est en Syrie que se perpétuent de nouvelles tueries. Mais souvenons-nous ? 14 juillet 2010 ? qui était l'invité d'honneur à la tribune présidentielle ?

 

  elassad.jpg

 

 

 

Allez, ouste, dans un an : Dégage !

14 avril 2011 – Colloque "Cantonales au dessus d’un volcan"


2 heures d’échanges passionnants et éclairants.

En substance, les observateurs présents à la tribune jeudi dernier (3 élus puis Eric Dupin Laurent Bouvet, Stéphane Rozes, Olivier Ferrand) ont attiré notre attention sur les phénomènes suivants

1/ l'état délétère du PS local et le manque de leadership voire de soutien du PS (ce ne fut pas le cas dans le 92 sur ce dernier point)
2/ il n'y a pas de situation perdue d'avance (ex Marennes en Charente Maritime qui était à Droite depuis 1937)
3/ le risque d'éparpillement des voix entre Mélenchon, le candidat PS quel qu'il ou elle soit, Hulot, Bayrou/Borloo, et la perspective d'un 21 avril bis, à l'endroit.
4/ la fracture de la droite et la stratégie de Sarko poussé par Patrick Buisson, de mettre en premier les questions identitaires et culturelles. Il revient à la Gauche de s'emparer de ces sujets, et là on ne peut que noter le décalage avec le projet du PS qui porte principalement sur des questions économiques et sociales, toutes pertinentes, mais insuffisantes. Le modèle laïque républicaine est le meilleur qui soit pour intégrer les diversités, d'ailleurs c'est en France que l'on célèbre le plus de mariage mixtes. 
Le projet doit donc mettre en avant ce que l'on a tous en commun pour faire accepter la diversité et les règles qui vont avec. A méditer?

Conclusion d’Arnaud qui revient sur les grands axes de son projet de transformation : Mise au pas du du système bancaire, protectionnisme européen, mutation écologique, financement de l’Etat.
La destruction des ciments sociaux affecte les classes populaires mais aussi agriculteurs, cadres, agents des services publics. Tous ont les mêmes problèmes, au delà des questions identitaires, il faudra « réconcilier les Français autour d’un projet qui permette à chacun de se situer ».
« La force de notre projet, et son audace, sont les ingrédients nécessaires à la victoire en 2012 ».

Dans un an, ne revivons pas le 21 avril 2002 !

Mobilisons-nous pour désigner via les primaires un(e) candidat(e) imbattable !

Les primaires et les données personnelles

Venir dans un bureau de vote, prendre contact, signer une adhésion aux valeurs de la gauche… Quelques précisions sur les données personnelles et les primaires.

Comment le PS va-t-il constituer les listes électorales ?

Très simplement et de façon très transparente. Les listes électorales sont publiques, et accessibles à tous les citoyens qui en font la demande dans leur commune ainsi qu’aux partis politiques, qui ont le droit d’en faire usage. Ce droit est prévu par le code électoral dans son article L-28.

Dois-je obligatoirement donner mes coordonnées ?

Bien sûr que non.
 La récuperation de coordonnées se fera sur une base volontaire uniquement. Nous proposerons aux votants qui le souhaitent de nous laisser leur mail et/ou leur numéro de téléphone pour être informé (résultats, initiatives de campagne…) et nous serons ravis de vous compter tous ceux qui le veulent parmi nos volontaires. Si vous ne le souhaitez pas, rien ne vous y oblige, évidemment.

Signer une charte d’adhésion aux valeurs de la gauche, ça veut dire que je suis obligé de voter pour le PS à la présidentielle ensuite?

Non, dans le secret de l’isoloir, le vote est bien sûr libre. Si vous avez voté aux primaires, cela ne vous contraint en aucune manière.

Est ce que les primaires constituent un fichage illicite ?

Non, toute l’organisation des primaires, basée sur un acte volontaire de participation et sur un recueil volontaire de coordonnées se fera dans le respect strict des textes relatifs à l’informatique et aux libertés. Si vous participez aux primaires, votre nom ne sera en aucun cas publié.

On a besoin de vous pour les primaires!

 

Que vous souhaitiez simplement être informé, participer à l’organisation, nous aider à faire de cette première pour nous et pour vous un succès, abonnez vous à la newsletter:

 

http://www.parti-socialiste.fr/articles/les-primaires-et-les-donnees-personnelles

Vous avez dit "rénové" ?

En préambule, que mes camarades en charge de notre section et de notre fédé sachent que je les respecte et que ce billet ne les vise en rien. Nous sommes tous responsables.

Le PS est parait-il rénové, voici ce que reçoivent les militants ce jour :

  • Mercredi 20 Avril 20h30 : commission administrative de préparation du débat en section.
  • Mercredi 27 Avril 20h30 : Assemblée générale de section : débat sur le projet (phase 1)
  • Lundi 9 Mai 20h30 : débat fédéral sur le projet.
  • Mardi 17 Mai 20h30 : Assemblée générale de section : débat sur le projet et les éventuels amendements (phase 2)
  • Jeudi 19 Mai 17h-22h : vote sur le projet

En vue donc sur les semaines qui viennent : de la palabre, du temps passé à écouter de longues tirades ennuyeuses de celles ou ceux qui n'ont que ce lieu pour exister, des discussions sans fin pour savoir s'il vaut mieux mettre tel ou tel mot ici ou là, de l'énergie dépensée par des militants sincères et engagés pour suggérer des modifications qui aux mieux termineront dans les archives de la fédé, une salle aux trois-quarts vide, un vote plébiscite, bidon, pour un Projet déjà approuvé par les instances dirigeantes du PS, tiré en 3 versions (courte, moyenne, longue), diffusé à la presse et à des centaines de milliers de lecteurs, et dont on se doute bien du sort que lui réservera le candidat sortant des primaires.

Le vote ? Réservé aux encartés. Ce n'est ni plus ni moins qu'un moyen pour forcer les militants à renouveler leur cotisation, c'est le truc annuel que perpétue le PS pour faire rentrer les sous, à défaut d'être attractif en soi.

Le tout selon une séquence totalement décalée en regard des attentes, des craintes et des problèmes de nos concitoyens. Les banques vont bien, les usines ferment, le travail s'évapore, rien au niveau Européen ne permet de contrer ces dérives, merci le traité. Et pendant ce temps là, on discute des amendements du Projet.

Le tout à un moment où les média et donc l'attention vont se focaliser sur les primaires, PS et EELV, sur la montée de François Hollande, sur la percée d'Arnaud Montebourg, sur le suspense DSK/Aubry. Primaire d'ailleurs réduite au seul PS alors qu'elle concernait à l'origine toute la Gauche. Et pendant ce temps là, on discute des amendements du Projet.

Le tout à un moment où la droite populiste (fraction de l'UMP et FN) intensifie son action néfaste et nauséabonde sur les questions identitaires et culturelles, et où se profile un risque majeur d'éparpillement des voix en 2012 entre Mélenchon, le candidat PS quel qu'il ou elle soit, Hulot, Bayrou/Borloo, et donc la perspective d'un 21 avril bis, mais bien à l'endroit. Et pendant ce temps là, on discute des amendements du Projet.

C'est ça, le PS rénové ?