Archives de l’auteur : Vincent Guibert

Message de François Hollande

 

fh2012.png

Chers amis,

Depuis de longs mois, vous êtes engagés à mes côtés pour le changement. Aujourd'hui, je tenais à vous remercier pour tout ce que vous avez déjà fait.

Volontaires et militants qui avez frappé à des millions de portes, donateurs et activistes numériques qui vous êtes plus que jamais mobilisés, sympathisants et citoyens qui êtes venus si nombreux à chaque rassemblement?

J'aimerais partager avec vous un film, dans lequel je confie les raisons de mon engagement. Découvrez-le en cliquant ici et n'hésitez pas à le partager avec vos proches.

Ensemble, nous avons mis en marche un mouvement dont nous pouvons être fiers.

Nous sommes à quelques heures d'une échéance qui décidera de l'avenir de notre pays. Chacun doit y participer.

Rendez-vous dimanche pour ce premier tour décisif.


Le changement c'est vous, le changement c'est maintenant.

François Hollande


Chronique de la rupture #50

* pour que ne rien ne soit oublié dans les JOURS qui viennent, nous republions régulièrement les premières chroniques, 3 ans après, telles qu’elles furent écrites depuis mai 2007 *

En route donc pour le merveilleux pays de la Sarkozye triomphante, où classe, exemplarité et efficacité se conjuguent au service du « Tout possible ».

 Avril 2009

Sommet du G20 puis sommet de l’OTAN


Sarko cherche désespérément à exister face à un Obama en pleine gloire.


Ridicule menace de « quitter la table » à la veille du sommet, qui fait à peine ciller Gordon Brown.


Satisfecit général à la sortie du G20, mais concrètement qu’en ressort-il ?

  • une liste grise en guise de réglementation sur les paradis fiscaux
  • rien sur les agences de notation
  • rien sur les ventes à découvert ou sur les appels de marge
  • rien sur la fixation des cours de bourse ou sur les stock-options
  • et bien évidemment, aucune condamnation du crédit hypothécaire aveugle dont Sarko faisait encore l’apologie durant sa campagne électorale.

Sursaut de dignité


… à mettre au crédit du Conseil d’Etat qui retoque un CSA à la botte en décidant que le temps de parole du Président doit être comptabilisé avec celui du gouvernement.


Loi HADOPI sur le téléchargement : ça (karout)chi dans le ventilo

Détournement de la vieille et imagée expression américaine « the shit hits the fan » à l’assemblée, où une poignée de députés socialistes rusés (il en existe encore) surgissent de derrière le rideau pour faire surnombre et mettre la majorité en échec. A refaire le jour d’une motion de censure, camarades !
 

Loi « Hôpitaux, Patients, Santé, Territoires »


La contestation monte dans les régions et dans le monde hospitalier. 25 grands professeurs de médecine signent un texte publié dans le Nouvel Observateur. Le maître-mot n’est plus la santé mais la rentabilité. Ils y dénoncent les risques de « suppressions massives et injustifiées d’emploi d’infirmiers et d’aides-soignants ».


Vous aussi, soutenez cet appel en cliquant ici

République exemplaire

Et PAF sur le bec ! Le Canard enchaîné révèle une drôle d’histoire de corruption présumée de la Direction de la Police de l’Air et des Frontières à l’Aéroport d’Orly. Déjà l’année dernière, la PAF s’était distinguée par ses comportements vertueux à l’égard des expulsés.

 

Ségolène n’en finit pas de s’excuser

à Dakar la semaine dernière, en référence au discours prononcé par Sarkozy en juillet 2007

à Paris aujourd’hui, suite aux propos café-du-commerce tenus par le même Sarkozy
lors d’un déjeuner rassembllant la semaine dernière une vingtaine de députés pour un débriefing des sommets G2 et OTAN. Cette seconde salve d’excuses, envers Zapatero, aura au moins eu le mérite d’attirer l’attention sur ce déjeuner, passé jusqu’alors totalement inaperçu.

 

Chronique de la rupture #87 ? Mars 2012 : Interruption momentanée du programme

En début de mois, le président-candidat est en campagne à la radio. A défaut de programme, son discours concerne celui de son principal rival et s’articule autour du triptyque : mensonge, assistanat, impôt. Il prétend que les mesures fiscales annoncées la semaine dernière par François Hollande vont faire fuir les riches : « Qu’est ce qui restera en France quand les riches seront partis ». Ce matin Sarkozy interpelle, contre-questionne, agresse dès qu’il se sent en difficulté pour répondre à une question.

Et il en sera ainsi durant toutes ses interventions audiovisuelles de cette première quinzaine de mars : l’anathème et l’instulte comme principaux arguments de campagne. Son bilan est un boulet, son programme n’existe pas, alors que lui reste-t-il ? Ses armes principales

Par deux fois la vulgarité du président-candidat atteindra des sommets, ou touchera le fond, au choix du lecteur :

? Un « quel couillon va ! » à l’encontre d’un jeune journaliste qui lui demande pourquoi il a fait envoyer des gaz lacrymogènes sur des délégués syndicaux d’Arcelor Mittal venus à sa rencontre devant son siège de campagne

? Il se montre cassant et méprisant avec la rédactrice en chef de France Inter. D’un geste de la main, « chuuuut », il lui intime de se taire alors qu’elle vient de lui poser une question.

En résumé, sa parole lors de ces émissions télévisées se résume à : Tout ce qu’il a fait, il n’aurait jamais dû le faire, et tout ce qu’il n’a pas fait, cela constitue son projet pour 2012.

Grand discours à Villepinte, l’UMP rapporte une affluence triple de la contenance de la salle. Une annonce-choc de plus, en direction des souverainistes : « Si je devais constater que dans les douze mois qui viennent il n’y avait aucun progrès sérieux dans cette direction, alors la France suspendrait sa participation aux accords de Schengen jusqu’à ce que les négociations aient abouti. »

 

Puis surviennent à Montauban et Toulouse le dramatique assassinat de trois enfants et de quatre adultes par un tueur isolé. Deux jours plus tard, le terroriste est assiégé puis abattu par la police à son domicile. Tons haletants, bandeaux « édition spéciale », défilés d’experts sur les plateaux : les TV dont les chaines info en font trop.

Une question subsistera a jamais : au lieu de s’occuper des fadettes des journalistes ou d’épiciers bios, le commandement de la DCRI qui avait depuis longtemps identifié cet individu comme dangereux, aurait-il pu agir préventivement et éviter le drame ?

Et pendant tout ce temps-là, la justice tente de faire son travail : la trace d’un retrait de 10 Millions d’Euros retrouvée en Suisse la veille d’un dépôt en France, les mises en examen qui se poursuivent? Ségolène Royal aura le mot juste en déclarant que le président-candidat a peur de perdre l’élection parce qu’il a « absolument besoin d’être réélu pour être couvert par l’immunité présidentielle ».

Finalement, cela semble facile d’être président-candidat : On invente les propositions de son adversaire (à défaut d’en avoir à exposer), on comprend ce qu’on veut, on caricature, on s’insurge bruyamment, on annonce qu’on fera le contraire.

Les énormités finissent par payer, les courbes des sondages se sont rejointes pour le premier tour.

J-22, et toujours pas de programme de l’UMP et de son candidat.

Nous entamons, espérons-le, le dernier mois entier de sarkozysme.

 

 

Chronique de la rupture #49

* pour que ne rien ne soit oublié dans les semaines qui viennent, nous republions régulièrement les premières chroniques, 3 ans après, telles qu’elles furent écrites depuis mai 2007 *

En route donc pour le merveilleux pays de la Sarkozye triomphante, où classe, exemplarité et efficacité se conjuguent au service du « Tout possible ».

Mars 2009

Voyage officiel au Mexique : 3 jours bling-bling (bing-bling prend-il un s au pluriel ?) dans une villa de luxe aux frais d’on ne sait qui, suivis de quelques heures de visite officielle; ça me rappelle ces histoires de commerciaux qui s’inventent un rendez-vous le vendredi soir  ou le lundi matin à l’autre bout du pays histoire de financer leur week-end. Gagne petit, indigne, minable.

Fissures à l’UMP où ce bon Pierre Méhaignerie suggère l’abrogation du paquet fiscal. Suivi d’un silence dans les rangs seulement brisé par les éructations morveuses du porteflingue de service. A ce propos, signez la pétition http://www.alternatives-economiques.fr/petition

Autre fissure, à l’initiative de la bruyante et pétulante Nadine Morano. Ce gouvernement a failli réussir une avancée sociétale avec l’adoption du statut du beau-parent, reconnaissant ainsi implicitement l’homo-parentalité, 10 ans après l’avènement du PACS. Mais hélas, sitôt publié, sitôt vilipendé par la mule du Pape qui n’en rate pas une, sitôt retiré – pardon, reporté à la rentrée-.

Le gouvernement cède sur la TVA dans la restauration. Trois milliards d’Euros de manque à gagner, sans contrepartie.

L’affaire du mois : le comportement des dirigeants des entreprises cotées. Grands discours, réunion de réflexion, indignations officielles et coups de menton autour de rémunérations de certains grands patrons banquiers ou industriels. Tout cela pour en arriver peut-être à un décret minimaliste concernant les bonus, stock-options et autres parachutes dorés d’une demi-douzaine de dirigeants de sociétés aidées par l’état.

et pourtant :
Discours de Sarko à Toulon le 7 février 2007 « Ça ne peut plus durer les parachutes en or pour celui qui échoue, les stock options réservées à quelques-uns. »

Discours de Sarko à Marseille le 19 avril 2007 «  Si je suis élu président de la République, je ferai voter dès l'été 2007 une loi qui interdira la pratique détestable des golden parachutes parce que c'est contraire aux
valeurs qui sont les miennes.
[…]
De la même façon, je n'accepte pas, et j'assume mes responsabilités, que dans une entreprise de milliers de salariés on puisse à quelques-uns se distribuer un plan de stockoptions, alors que la valeur de l'entreprise existe parce que chacun des salariés y a apporté sa part, y compris la dernière collaboratrice et elle aussi a droit d'être
propriétaire d'une partie de cette entreprise. Ca, ce sont nos valeurs »

Rappelons que « dès l’été 2007 », c’est la loi TEPA qui fut votée.

Quant au MEDEF, il prône l’auto régulation. Vont-ils nous refaire le coup de la main invisible du marché ?

Le rumeur enfle autour d’une « reprise en main » possible de Radio France à l’occasion du renouvellement du mandat de son Président en mai prochain. Restons vigilants.

En revanche, silence total au Château autour des prises de position du Pape ou de l’évêque d’Orléans sur le préservatif. Saint-Jean de Latran, c’était il y a moins de dix-huit mois pourtant, mais à l’heure où le sarkozysme capote, les liens entre le pouvoir, ses grands intellos cathos type Bigard et le Vatican resteront-ils aussi serrés qu’ils l’étaient ? Invivable suspense…

Et pour terminer ce mois-ci, signalons et soutenons ce nouveau mouvement des universitaires et des chercheurs, la « Ronde Infinie des Obstinés » http://rondeinfinie.canalblog.com/ qui se tient depuis une semaine à Paris sur le Parvis de l’Hotel de Ville, ex Place de Grève…

La république du respect

Nous sommes à 4 semaines de l’élection présidentielle, dans un mois nous pouvons permettre que se bâtisse une république nouvelle, celle du respect.

Comment définir le respect ? 2 sens en fait, et attention au piège car étymologiquement « respicere » = « regarder en arrière ».

  • D'une part c'est l’aptitude à considérer ce qui a été énoncé et admis dans le passé : une promesse, un contrat, des règles d’un jeu.
  • D'autre part, appliqué à un individu, cela signifie en fait l’estime, la considération, la reconnaissance des actes accomplis, la bienveillance

Alors à partir de là qu’est-ce que c’est, la république du respect ?


C’est celle dans laquelle l’intérêt général l’emporte sur celui des clans, des corporations et des avantages personnels.

C’est celle dans laquelle la laïcité, l’impartialité, la neutralité de l’état l’emportent sur les idéologies et les puissances de l’argent.

C’est celle dans laquelle la bienveillance et la tolérance l’emportent sur toutes les discriminations.

C’est celle dans laquelle le président oriente, arbitre, représente dignement son pays dans tous les coins du territoire et dans tous les endroits du monde, laisse le gouvernement gouverner et le parlement légiférer, au lieu de pondre loi sur loi et de nommer les dirigeants des entreprises publiques et de l’audio-visuel.

C’est celle dans laquelle on ne rembourse pas en 5 ans des milliards d’euros aux plus riches tout en demandant aux plus faibles de se serrer encore et encore la ceinture.

C’est celle dans laquelle on considère qu’un chômeur est avant tout quelqu’un en difficulté et non un feignant assisté.

C’est celle dans laquelle on considère qu’un fonctionnaire a d’abord le sens du service public et non celui de la grève.

C’est celle dans laquelle on considère qu’un salarié est « un roseau pensant », partie prenante dans la bonne marche de son entreprise, et non une variable d’ajustement boursier.

C’est celle dans laquelle on ne se pavane pas au Fouquet’s, sur un yacht, dans les palaces amis ou dans des piscines tropicales alors que tant d’autres peinent à se loger et ne partent jamais en vacances.

C’est celle dans laquelle on ne tente pas de pistonner son fiston à la tête d’un Etablissement Public alors que ses concitoyens craignent pour l’éducation et l’emploi de leurs enfants.

C’est celle dans laquelle on n’insulte pas les chercheurs ou les enseignants en laissant entendre qu’ils ne travaillent pas assez.

C’est celle dans laquelle on ne vilipende pas le capitalisme financier à Toulon, tout en laissant le faire à Gandrange, chez Conti, chez Lejaby et ailleurs.

C’est celle dans laquelle le président ne houspille pas les journalistes dès qu’ils se hasardent à poser une question

C’est celle dans laquelle le Président ne dit pas « pschiit », « abracadabrantesque » ou « affabulations » dès que l’on parle d’affaires politico financières qui dérangent et qui se termineront tôt ou tard en justice.

C’est celle dans laquelle on ne reçoit pas à l’Elysée ou au 14 juillet des chefs d’état dictateurs qui massacrent leurs peuples.

C’est celle dans laquelle un maire ne se permet pas de disposer « à sa guise » de 11 hectares au milieu de la seine pour tenter d’y implanter des commerces et logements de luxe.

C’est celle dans laquelle une majorité locale travaille pour le mieux-être de ses concitoyens au lieu de ne se scinder au gré des opportunités électorales pour mieux se recomposer puis se redécomposer lors de l’élection suivante.

C’est celle dans laquelle on n’a peur ni du non-cumul des mandats, ni de la parité en politique, ni des citoyens non-français dans les conseils municipaux.

C’est celle dans laquelle le président fait mettre hors d’état de nuire les élus corrompus au lieu d’expulser et de comptabiliser enfants et étudiants étrangers.

Enfin, cette république du respect, c’est celle dans laquelle on ne confond pas « obligation de réserve » avec « silence dans les rangs » même face aux comportements les plus inacceptables, tout ce sur quoi Sihem va revenir dans un moment.

 

Cette république du respect, c’est celle que nous voulons construire avec François Hollande, pour ne plus avoir honte de notre Président, de ses actes, de ses façons de parler, d’agir, de mentir ou de laisser-faire avec ce cynisme et cet amateurisme qui les caractérisent, lui et son clan.

 

Cette république du respect, cette nouvelle république,  elle peut se construire en douceur et avec détermination, dès les 22 avril et 6 mai prochains.

 

Rappelons les principaux engagements de François Hollande :

Je veux défendre et promouvoir la laïcité

46

Je proposerai d'inscrire les principes fondamentaux de la loi de 1905 sur la laïcité dans la Constitution en insérant, à l'article 1er, un deuxième alinéa ainsi rédigé : « La République assure la liberté de conscience, garantit le libre exercice des cultes et respecte la séparation des Églises et de l'État, conformément au titre premier de la loi de 1905, sous réserve des règles particulières applicables en Alsace et Moselle. »

 

Je veux que la prochaine présidence soit celle de l’impartialité de l’Etat, de l’intégrité des élus et du respect des contre-pouvoirs

47

Je réformerai le statut pénal du chef de l'État. Je réduirai de 30% la rémunération du président de la République et des ministres. Les anciens présidents de la République ne siégeront plus au Conseil constitutionnel.

 

48

J'augmenterai les pouvoirs d'initiative et de contrôle du Parlement, notamment sur les nominations aux plus hauts postes de l'État afin de les rendre irréprochables. Je ferai voter une loi sur le non-cumul des mandats. Je renforcerai la parité entre les femmes et les hommes en alourdissant les sanctions financières contre les partis politiques qui ne la respectent pas. J'introduirai une part de proportionnelle à l'Assemblée nationale.

 

49

Je porterai la durée d'inéligibilité des élus condamnés pour faits de corruption à dix ans.

 

50

J'accorderai le droit de vote aux élections locales aux étrangers résidant légalement en France depuis cinq ans. Je conduirai une lutte implacable contre l'immigration illégale et les filières du travail clandestin. Je sécuriserai l'immigration légale. Les régularisations seront opérées au cas par cas sur la base de critères objectifs.

 

51

La désignation des responsables des chaînes publiques de télévision et de radio dépendra d'une autorité indépendante et non plus du chef de l'État ou du gouvernement. Je préserverai l'indépendance de l'AFP et je renforcerai la loi sur la protection des sources.

 

Je veux donner à la police et à la justice les moyens de nous protéger

52

Je mettrai en ?uvre une nouvelle sécurité de proximité assurée par la police dans nos quartiers et la gendarmerie dans les territoires ruraux. Je créerai des zones de sécurité prioritaires où seront concentrés davantage de moyens. Je doublerai le nombre de centres éducatifs fermés pour les mineurs condamnés par la justice en les portant à 80 durant le quinquennat. Je créerai, chaque année, 1000 postes supplémentaires pour la justice, la police et la gendarmerie.

 

Je veux donner un nouvel élan à notre démocratie

53

Je garantirai l'indépendance de la justice et de tous les magistrats : les règles de nomination et de déroulement de carrière seront revues à cet effet ; je réformerai le Conseil supérieur de la magistrature. J'interdirai les interventions du gouvernement dans les dossiers individuels. Je remettrai à plat la procédure pénale pour la rendre efficace dans le respect des principes fondamentaux de l'Etat de droit. L'accès à la justice de proximité pour tous les litiges portant sur des aspects essentiels de la vie quotidienne des Français sera facilité. Les peines prononcées seront toutes effectivement exécutées et les prisons seront conformes à nos principes de dignité.

 

54

J'engagerai une nouvelle étape de la décentralisation en associant les élus locaux. Je ferai voter une loi sur le renforcement de la démocratie et des libertés locales. Elle prévoira notamment l'abrogation du conseiller territorial et la clarification des compétences. Un pacte de confiance et de solidarité sera conclu entre l'État et les collectivités locales garantissant le niveau des dotations à leur niveau actuel. Je réformerai la fiscalité locale en donnant plus d'autonomie aux communes, aux départements et aux régions, en contrepartie d'une plus grande responsabilité. Une véritable péréquation sera mise en ?uvre.

 

55

Tout texte de loi concernant les partenaires sociaux devra être précédé d'une concertation avec eux. Je ferai modifier la Constitution pour qu'elle reconnaisse et garantisse cette nouvelle forme de démocratie sociale. Dès l'été 2012, je réunirai une grande conférence économique et sociale qui sera saisie des priorités du quinquennat. Je permettrai la présence des représentants des salariés dans les conseils d'administration et dans les comités de rémunération des grandes entreprises.

 

56

Je ferai ratifier la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires.

 

 

Chers amis, le changement c’est maintenant !

23 mars 20h à Boulogne-Billancourt : CONFERENCE DEBAT ?La République du respect?

CONFERENCE DEBAT

 

?La République du respect?

 

avec Sihem SOUID

 

Vendredi 23 mars 2012 à 20h

 

Salle des Fougères (Grand' Place)

 

92 – Boulogne-Billancourt

 

Métro : 9 (Marcel Sembat), 10 (Boulogne Jean-Jaurès), Bus : 72, 123, 126 ; Parking : les Passages

 

Sihem Souid, 30 ans, adjointe administrative à la cellule d'aide aux victimes à la Préfecture de Police à Paris, est exclue depuis le 26 juillet 2011 pour manquement à son devoir de réserve pendant une période de 18 mois dont 6 ferme.

Depuis la parution de son premier ouvrage Omerta dans la police (2010), elle intervient régulièrement dans le débat public sur les questions liées à la sécurité. Elle sillonne la France à l'invitation d'organisations de défense des droits de l'homme et du citoyen en faveur du dialogue entre les Français et les policiers.

omerta sihem_suspendue.jpg

Les engagements de François Hollande :

?Je veux défendre et promouvoir la laïcité?

 ?Je veux que la prochaine présidence soit celle de l'impartialité de l'Etat, de l'intégrité des élus et du respect des contre-pouvoirs?

 

Conférence : LE PROTECTIONNISME : UNE ALTERNATIVE POLITIQUE ET ECONOMIQUE A LA GLOBALISATION

Le Mouvement Rose Réséda & Arnaud Montebourg sont heureux de vous inviter à l’Université Populaire Itinérante

 

LE PROTECTIONNISME :

UNE ALTERNATIVE POLITIQUE ET ECONOMIQUE

A LA GLOBALISATION

 

 Jeudi 29 mars 2012, à 19 heures

Théâtre de l'Ecole Normale Supérieure

45, rue d'Ulm 75005 Paris

 

 

– Franck DEDIEU, Benjamin MASSE-STAMBERGER, Adrien de TRICORNOT, journalistes, auteurs de « Inévitable protectionnisme », 2012, Gallimard

– Emmanuel TODD, anthropologue, historien, auteur notamment de « Après l'Empire », 2002 et « Après la démocratie », 2008, Gallimard.

 

« Aucune logique économique ne peut s'opposer à la mondialisation, ni lui servir d'alternative. Il n'existe plus d'autres modes de développement : tous ont été engloutis part leurs impasses et leurs propres erreurs. » Alain Minc 1998.

A la veille de la crise des subprimes de 2008, les « chiens de garde » du libre-échange vantaient encore les mérites d'une globalisation irréversible.Cette idéologie a tourné court en 2008. Les conséquences désastreuses d'une mise en compétition des mains d'oeuvre, assurant des taux de profit inégalés, sont devenues évidentes. Les plans de relance adoptés à la hâte, s'ils ont réussi à rétablir les profits des banques et des multinationales, ont échoué à faire baisser le taux de chômage et empêcher l'accentuation des délocalisations.

Une autre voie est possible : celle du protectionnisme européen.

Franck Dedieu, Benjamin Masse-Stamberger et Adrien de Ticornot décriront, chiffres à l'appui, les ravages économiques de la globalisation. Ils poseront les bases d'un protectionnisme européen social, environnemental et fiscal. 

Emmanuel Todd livrera ses analyses sur les conditions d'un renversement des rapports de force en Europe.

 

Evénement Facebook https://www.facebook.com/events/389691604377116/

 

Mouvement Rose Réséda, délégation de Paris – #RoseReseda75

http://rosereseda75.tumblr.com

http://www.facebook.com/RoseReseda75

http://www.twitter.com/RoseReseda75

rosereseda75@gmail.com

 

Les entrepreneurs avec François Hollande

Elles et ils sont chefs d'entreprise, dirigeant(e)s, on les classerait plutôt « à droite », et pourtant ils sont de plus en plus nombreux à soutenir François Hollande.

 

Leurs valeurs ? L'économie de marché, la saine concurrence et la performance économique, mais aussi et surtout la justice sociale, l'équité dans le management et dans la redistribution des richesses créées, l'économie coopérative et solidaire, la confiance dans l'être humain et dans l'intelligence collective.

 

Leurs activités ont immanquablement souffert de la crise économique depuis 2008 mais ils ont tenu et gardé espoir. Car cette crise est avant tout celle d’un système néolibéral qui pendant des années s’est bercé d’illusions, a laissé les actionnaires des grandes entreprises s'enrichir au détriment des salariés et des sous-traitants, a regardé les banques spéculer au lieu de financer l'économie réelle.

 

Le laxisme ou la complicité des dirigeants politiques face à ces dérives ne doit en rien décourager celles et ceux qui pensent que l'action politique a encore un sens. Le décalage entre le discours et les actes ou le laisser-faire de Sarkozy, la concurrence mondiale, la pression permanente à la baisse des prix, le chantage aux bas salaires et aux délocalisations, les subventions et dispositifs fiscaux tels le Crédit Impôt Recherche dont profitent principalement les groupes du CAC 40 : autant de situations qui ne sont plus tolérables et qui doivent nous amener à refuser le statu quo.

 

Le contrôle du système financier, l’innovation et la mutation écologique, la revitalisation de notre industrie, sont des leviers essentiels  pour transformer le monde du commerce et de l’entreprise.

 

Il s'agit pour les entreprises européennes de pouvoir de commercer à armes égales avec leurs concurrents asiatiques, indiens ou américains, et de pouvoir fabriquer à proximité des lieux de consommation de leurs produits. Les orientations permises par le projet de François Hollande en matière de régulation, d'investissement, de fiscalité ou de partage des richesses, transformeront le contexte dans lequel évolueront les entreprises, et redonneront aux dirigeants des marges de man?uvre pour relancer l'économie.

 

15 des 60 engagements de François Hollande concernent directement le monde du travail et de l'entreprise, et sont de nature à permettre à la France de retrouver le chemin de l'emploi et de la croissance. Découvrez les ici et sur www.françoishollande.fr

 

petition-1.gif

 

Rejoignez-nous pour mieux les promouvoir, les expliquer et les propager !

 

http://www.facebook.com/groups/120530351407481/


Chronique de la rupture #86 – Février 2012 : du président-candidat au candidat-président

 

Lors d’un déplacement dans le Tarn le président-pas-encore-candidat en remet une couche sur la prétendue destruction de la politique familiale, et de son ton faussement courroucé il prend l’auditoire à témoin.

« Soixante ans pour faire une politique familiale qui fait l’admiration du monde entier, qui permet aux femmes d’être libres, d’avoir des enfants et une activité professionnelle, pourquoi vouloir le démolir? Pourquoi vouloir casser, vouloir détruire? Par idéologie? Par sectarisme? Pour faire plaisir à qui? A ceux qui n’ont jamais cru à la famille? », 

République irréprochable : Eric Woerth, ancien Ministre du Budget de la « République irréprochable » qu’avait promis Nicolas Sarkozy en 2007, ancien Trésorier de l’UMP, est mis en examen  pour trafic d’influence passif, puis pour recel d’une somme de 150 000 ? en liquide, qui aurait pu servir au financement illicite de la campagne du Président de la République en 2007 selon l’ex-comptable de Liliane Bettencourt.

Vrai-faux suspense autour des parrainages de la candidature MLP, qui s’écrasera au sol quelques jours plus tard en direct face à François Lenglet puis Jean-Luc Mélenchon sur France 2.

Guéant au congrès de l’UNI, en prospecteur de voix FN déclare que « Nous devons protéger notre civilisation ? Contrairement aux socialistes, je pense que toutes les civilisations ne se valent pas ».

Puis vient le jour tant attendu où le Président se déclare candidat, lors du 20h sur TF1. Petite déclaration qui ne soulève aucun enthousiasme, à part chez les perroquets UMP préprogrammés.

Début du festival, de la reconquête, de l’hallali espéreront certains.

Au comble de leur ridicule, Boutin, Morin puis Nihous abandonnent et se rallient au sortant. Sa cote monte de 0,01% dans les sondages.

Sarkozy en élève docile de Merkel fait approuver par le parlement français le MES, Mécanisme Européen de Stabilité budgétaire.

Le candidat-président nous gratifie de déclarations enflammées sur le patriotisme économique. Pendant ce temps Renault localise à Tanger une production concurrente à sa fabrication française, et mène en interne des études sur l’attrition et la « low performance ». On va tout droit vers une situation digne des Ressources Humaines de France Telecom il y quelques années.  Le président-candidat ne dit rien, l’état actionnaire laisse faire : Jamais l’écart entre les paroles et les actes n’a été aussi flagrant.

Le candidat-président se plait à inventer des propos prétendument tenus par son rival François Hollande afin de mieux dénoncer, dans son habituel français impeccable, des mensonges « professés » par le candidat socialiste. J’aurai bien aimé rencontrer son « proféreur » de Français.

Enfin ça, c’est pour les jours pairs parce que les jours impairs, il nous remet un vieux disque usé et prétend que les socialistes n’ont pas d’idée.

Il a mis à genoux l’industrie photovoltaïque Française mais il vient sauver Photowatt en la faisant racheter par EDF.

Il tente une barbouzerie capitaliste avec la complicité de Proglio, PDG d’EDF, visant à propulser ce bon Jean-Louis Borloo à la tête de Veolia, mais le coup est éventé et l’histoire fait pshiiit !

Il prétend avoir sauvé la raffinerie Petroplus, mais le patron de Shell France Patrick Roméo l’affirme : « Nicolas Sarkozy n’a pas joué de rôle particulier ».

Le candidat-président bafouille en direct lorsqu’on l’interroge à la télévision sur sa soirée du 6 mai 2007 au Fouquet’s : « Si c’était à refaire, je ne referais… ne reviendrais pas dans ce restaurant puisque que ça été vraiment le feuilleton ».

Ce mois de Février se clôt sur 3 faits marquants :

·    Le président-candidat annonce de façon prématurée l’évacuation au Liban d’une journaliste blessée en Syrie, puis se rétracte deux heures plus tard

·    Le candidat promet de rompre avec les actes du président puisque s’il est élu, il mettra fin au non-remplacement d’un professeur sur deux.

Tant qu’à faire, et puisque c’est si important d’être élu, pourquoi ne promettrait-il pas de démissionner dès le lendemain de son élection ?

L’amateurisme cynique s’impose définitivement comme marque culturelle de Sarkozy, qu’il soit Président ou candidat.

Chez Sarkozy, une repentance chasse une promesse, un mensonge chasse l’autre, on peine à suivre. Ainsi il prétend avoir voté à l’Assemblée Nationale l’acte unique européen en 1986. Il ne fut élu député pour la première fois qu’en juin 1988.

Ce qui ne l’empêche pas, lui d’avoir des idées toutes plus originales les unes que les autres. En fait il reprend juste la campagne de 2007 là où il l’avait laissée : referendum, abrogation des retraites chapeau etc. Tout ce qu’il n’a pas fait depuis 5 ans, cela devient son programme.

Il se présente comme le « candidat du peuple ». Mais de quel peuple ? Celui du Fouquet’s, du CAC40, des Familiers de Deauville ou de St Tropez, des lecteurs du Figaro et de Paris Match ?

Dans un peu plus de deux mois, tout cela sera fini, espérons-le. Mais restons concentrés, revoyons le film « La Conquète », relisons les « Chroniques du Règne de Nicolas 1er« de Patrick Rambaud, ou bien encore « OFF », de Domenach et Szafran ou tout simplement : rappelons les promesses de 2007 et comparons-les à ce qui s’est passé dans les « 1699 jours en Sarkozye » [Pub!] qui ont suivis.