Archives de l’auteur : Vincent Guibert

Hold-uPS, arnaques et trahisons

Présentation de l’éditeur

Moins d’un an après la lutte fratricide du congrès de Reims, le parti socialiste poursuit sa descente aux enfers. Débâcle aux européennes, direction contestée et  » bunkerisée  » et déjà, en coulisse, les couteaux qui s’aiguisent en vue de la prochaine élection présidentielle. Dans Hold-uPS, arnaques et trahisons, Antonin André et Karim Rissouli ne taisent rien des petits secrets et gros mensonges des dirigeants socialistes. Pourquoi la rivalité entre Martine Aubry et Ségolène Royal est-elle condamnée à durer ? Comment le clan Strauss-Kahn a-t-il géré l’  » affaire DSK  » et préservé les chances de son champion pour 2012 ? Pourquoi Julien Dray, dans le collimateur de la justice, a-t-il été lâché par ses camarades? Où s’arrête l’ambition des quadras du PS, Vincent Peillon, Manuel Valls et Benoît Hamon ? S’appuyant sur une enquête très fouillée, les auteurs racontent la tragédie socialiste de l’intérieur. Ils révèlent surtout la faute originelle, le complot qui a porté Martine Aubry à la tête du PS et qui n’aurait jamais dû sortir des tiroirs de la rue de Solférino.

Biographie de l’auteur
Antonin André, 35 ans, a commencé sa carrière à LCI au sein des services de politique étrangère puis de politique intérieure. Il a ensuite suivi la campagne de l’élection présidentielle de 2007 pour M6 avant de rejoindre Europe 1 en tant que journaliste politique chargé de couvrir l’actualité du PS. Karim Rissouli, 28 ans, est grand reporter à la rédaction de l’émission Dimanche + sur Canal +. Il a commencé sa carrière à Europe 1 puis intégré le service politique en 2006. Il suit l’actualité du PS depuis la campagne pour l’élection présidentielle de 2007.

Primaire : comment sauver la gauche ?

Primaire : Comment sauver la gauche, est un livre à vocation pédagogique co-écrit par Olivier FERRAND, Président de Terra Nova, et Arnaud MONTEBOURG, député de Saône-et-Loire et secrétaire national à la rénovation du Parti Socialiste. Il vise à alimenter le débat actuel sur la primaire en vue de la consultation militante du PS du 1er octobre prochain.

Quatrième de couverture :

« La Gauche sombre chaque jour davantage dans les querelles intestines et les égoïsmes de clocher. Pour surmonter ces divisions, rien ne sert de condamner les ambitions personnelles ou d’appeler à la vertu : la compétition pour le pouvoir n’est pas une anomalie de la vie politique, mais son moteur ordinaire. Le tout est de l’organiser démocratiquement pour qu’elle ne tourne pas à la guerre permanente de tous contre tous.
Une procédure simple et ouverte s’impose aujourd’hui pour sortir de cette impasse : la primaire. Elle permettra aux hommes et femmes de gauche de désigner directement leur candidat à la prochaine élection présidentielle, sur la base du projet politique qu’il défend. Elle portera avec elle un profond renouveau démocratique. »

Chronique de la rupture #55 – juillet 2009

Un sommet du G8 pour la frime, pendant ce temps là les banques américaines recommencent à se goinfrer. Henri Guaino a des mots justes sur France 2 mais ensuite, rien. Alors ? Sincérité de celui qui n’en peut mais…  ou Suprême cynisme ? Accordons-lui le bénéfice de la première hypothèse.


On peut maintenant dans certaines zones touristiques travailler plus, le dimanche, sans gagner plus, sur la base du « volontariat ». La loi de 1906 avait réussi à établir un équilibre juste entre les nécessités légitimes d’ouverture le dimanche (les services de santé, les commerces alimentaires, les marchés, etc.) et l’organisation de la société.

Plus de 100000 signataires de la pétition

http://www.travail-dimanche.com/component/option,com_wrapper/Itemid,116/


La loi HADOPI V N+1 tente de passer en loucédé à l’assemblée, mais le PS ne désarme pas espère une censure du conseil constitutionnel et parvient à repousser le vote à septembre.


Un 14 juillet d’opérette sur fond de Bollélyséewood, ponctué par un concert géant de l’exilé fiscal officiel au champ de mars.


Gaulé par la patrouille, en l’occurrence la cour des comptes, Sarko rembourse à l’Elysée 14000 Euros de dépenses personnelles. « je savais pas… »


Dès le lendemain, WE pour 2 à New York car Madame chante à l’occasion de l’anniversaire Nelson Mandela. Nelson, heureusement toujours vaillant, se demande toutefois si son sonotone est en panne ou si tout est normal…


23 juillet : La Cour des Comptes avait fait part dans un rapport de ses interrogations sur le contrat signé entre l’Elysée et OpinionWay. En gros, l’Elysée aurait commandité des sondages à l’institut indépendant OpinionWay, sondages dont les résultats seraient repris en toute indépendance par le Figaro et par LCI (Groupe Bouygues). Comme disait Coluche : « C’est ça, et moi j’suis Brigitte Bardot et mon cousin c’est les Beatles »


Voir article dans Marianne : http://www.marianne2.fr/Sondages-Opinion-Way-cette-fois,-la-com-de-l-Elysee-cafouille_a181571.html


Emoi le 26 juillet : malaise du Président pendant son foutigne. N’avait qu’à pas travailler le dimanche. Cafouillages en série, Balkany parle da malaise vagal, Lefèvre évoque un accident cardiaque, (histoire de saborder définitivement ses chances d’entrer au gouvernement ?). Lundi soir, on nous sort le malaise lipothymique.


Ce malaise serait du à une sous-alimentation et un excès de sport, double phénomène que votre serviteur est heureux de ne pas risquer…


Allez Mr Le Président, vacances chez Belle-Maman et on se requinque à grand coups de pasta et de tiramisu, sinon comment je vais boucler mon tome 2 ?


Bonnes vacances à tous !

Travail du dimanche, une tromperie organisée (2)

Le nouveau texte de loi examiné au Parlement la semaine prochaine prévoit dans le cadre de l’extension du travail dominical, le classement en ville touristique de Paris. Une volonté à laquelle est fermement opposé le maire de la Ville.


Le maire PS de Paris Bertrand Delanoë « s’oppose fermement au classement en ville touristique de l’ensemble du territoire parisien » à propos de l’extension du travail dominical qui, si elle était adoptée, constituerait, selon lui, un « déni de démocratie ».


Paris est « la première ville touristique mondiale » et « j’ai toujours considéré que certains quartiers de Paris devaient suivre d’autres règles que des quartiers plus résidentiels (…). Mais je m’oppose fermement au classement en ville touristique de l’ensemble du territoire parisien », affirme Bertrand Delanoë vendredi dans un communiqué.


Le Parlement va examiner la semaine prochaine une nouvelle mouture de la proposition de loi UMP étendant le travail du dimanche. Selon le maire de Paris, « cette disposition s’appliquerait à Paris sur la totalité de son territoire ».


Ce texte est un « subterfuge pour imposer une déréglementation du droit du travail à l’échelle de toute une ville », dénonce-t-il.


« Si la proposition de loi était adoptée, elle s’appliquerait à Paris dans des conditions dérogatoires puisque Paris serait la seule commune de France dont les élus ne seraient pas formellement consultés sur une mesure qui bouleverserait profondément l’équilibre de la ville et de la vie de ses habitants. Une telle disposition constituerait un véritable déni de démocratie » ajoute-t-il.


« Le temps du dimanche, temps de repos respecté par une majorité de citoyens, ne doit pas être sacrifié à une vision de l’économie déréglementée, qui ne tient pas compte de la vie familiale et personnelle des salariés », affirme encore le maire de Paris.

Travail du dimanche : une tromperie organisée (1)

En réponse à la grave crise économique qui sévit actuellement, la droite a comme seule réponse des reculs sans précédent sur le droit du travail. La nouvelle proposition de loi sur le travail du dimanche en est un exemple flagrant. Le texte débattu la semaine prochaine est loin de présenter des concessions par rapport au texte précédent. Derrière la communication, la vérité du texte présenté est la généralisation du travail dominical dans le commerce.


Plus de 5000 communes touristiques seront touchées. Ce sont toutes les grandes villes de France, les villes moyennes et les petites villes qui sont frappées de plein fouet par la proposition de loi.


A rebours des discours lénifiants de la majorité, pour l’extrême majorité des salariés, il n’y aura ni volontariat ni contrepartie au travail dominical qui leur sera imposé sous peine de sanction, jusqu’au licenciement.


La mise en avant du volontariat pour quelques zones qui se comptent sur les doigts d’une main relève de la tromperie. Quel demandeur d’emploi exprimera son refus de travailler le dimanche au moment de l’entretien d’embauche ? Le texte ne prévoit en outre aucun droit de retour automatique à un poste sans travail dominical. La majorité crée ainsi le volontariat obligatoire !


Le Parti socialiste s’oppose avec force à ce recul social extrêmement préoccupant pour les droits des salariés. Il s’y oppose pour les mêmes raisons que lors des débats sur le premier texte présenté en décembre 2008. Les critiques restent les mêmes. Pour le Parti socialiste, le travail du dimanche est :

–    inefficace sur le plan économique

–    dangereux pour les salariés

–    néfaste pour la vie sociale

 

Chronique de la rupture #54 ? juin 2009

Lundi 15 Juin 2009 : 98ème session de la Conférence Internationale du Travail à Genève

 « N’avons-nous pas assez attendu pour réguler une mondialisation qui, à côté de l’abondance de richesses qu’elle contribuait à créer, faisait grandir des poches de misères et de frustration ?

La régulation de la mondialisation, c’est la question centrale. Le monde ne peut pas être gouverné que par la loi de l’offre et de la demande…. Nous avons besoin de règles qui deviennent des normes et qui s’imposent à tous. »

 

Et bla bla bla, et bla bla bla

 

Pendant ce temps là, on laisse les prix à la dérive, on prépare en douce une nouvelle loi sur le travail du dimanche etc. etc.

 

Lundi 22 juin : Discours du Trône à Versailles ; notons le pour la chronique, mais sur le fond c’est un non-évènement total, il serait question d’un grand emprunt public, le « Sarko » allant rejoindre les « Pinay » et autres « Giscard » dans le musée des dispositifs qui rapportent aux rentiers et font perdre à la collectivité.

 

Dès le lendemain, c’est déjà un emprunt pour partie public, et pour partie qui fera appel au marché, dixit Mme Lagarde.

 

 

Mardi 23 juin : Beusouaaaar ! Frédéric Mitterrand, homme de droite, entre au gouvernement. Pour les jeunes, c’est un vieux, comme l’était Malraux pour nous. Comme quoi tout arrive…

 

Pour le reste, on a déjà tout dit sur les chaises musicales, sur Estrosi qui revient un an être parti s’occuper de sa mairie niçoise, sur Laporte qui enfin la prend, sur Boutin boutée hors de son ministère, sur Rachida qu’on oubliera vite, sur Santini qui va pouvoir s’en revenir contrepèter à l’envi du côté d’Issy-les-Moulineaux.

 

Là nous avons tout à y gagner : soit il reprend son siège de député et c’est le charmant Frédéric Lefèvre, son suppléant, porteflingue chevelu et distingué de l’UMP, qui doit céder la place, soit nous avons la législative partielle. Lucile, on est prêts !

 

Une mention pour ce pauvre Yves Jégo, victime expiatoire d’un gouvernement UMP-RPR à la solde du Medef local. Le secrétaire d’état aux DOM TOM avait en faite trop vite compris ce quoi se passait là-bas, il avait d’emblée identifié la lourde responsabilité de quelques familles et proposé d’emblée une augmentation significative des salaires, ce qui lui valu un rappel illico, que des esprits bien intentionnés firent passer pour une désertion. Comment disait-elle Rama Yade : « Lâches ? »

 

Mercredi 24 juin 

Une sombre affaire a refait surface, celle de l’attentat de Karachi contre des ingénieurs de la DCN en mai 2002.

Nullement lié à la mouvance islamiste, cet attentat sera lié à un contrat de vente d’armes et de bon vieux pots de vins remontant à 1994.

« Une fable » dit Sarko, blême, alors ministre du budget et directeur de campagne du candidat Balladur.

« Oui j’ai mis fin au versement des commissions qui pouvaient donner lieu à des rétrocommissions», déclare Charles Million, alors ministre de la défense de Jacques Chirac.

 

Jeudi 25 et Vendredi 26 juin : voyage aux Antilles

Annonce d’un referendum portant sur l’autonomie de la Martinique. Pour le reste, méprisable par sa brièveté, et totalement éclipsé par le décès brutal de Michael Jackson.

 

Samedi 27 juin

Fillon et Sarko commencent à lâcher ici et là des ballons-sondes sur les retraites, dans le style « pas d’autre solution pour sauver nos régimes de retraite que de travailler plus longtemps alors même que la vie s’allonge ».

Rappelons que « travailler plus longtemps » signifiera dans le contexte actuel « Chômer » ou « Ramer » plus longtemps pour la grande majorité des plus de 55 ans qui se trouvent de fait exclus du marché du travail.

C’est donc une vaste hypocrisie tant que rien ne sera entrepris de manière drastique pour

  • Protéger l’emploi, par exemple par l’interdiction ou la forte taxation des licenciements économiques des séniors dans des groupes bénéficiaires
  • Rationaliser les financements et combler tous les manques à gagner, par exemple par l’abrogation de la loi TEPA

 

Mardi 30 juin

Sarko s’offre une double opération de communication et de ce qu’il croit être la gauche par le truchement d’une interview au Nouvel Obs.Pitoyable renvoi d’ascenceur au patron du journal, futur-ex homme de gauche, en voie de kouchnerisation ?, promoteur de la loi Hadopi.

 

En substance, le nouveau nouveau Sarko est arrivé, et vous savez quoi ? il a changé 🙂

« Il faut un temps pour entrer dans une fonction comme celle que j’occupe, pour comprendre comment cela marche, pour se hisser à la hauteur d’une charge qui est, croyez-moi, proprement inhumaine. »

 

« Se hisser à la hauteur » ? Tout dépend d’où l’on part…

L’anti-sarkozysme, ça marche !

Depuis une semaine, les media à a botte nous serinent la même rengaine : « victoire de l’UMP, défaite de l’antisarkozysme ». Examinons les chiffres :

Elections européennes du 7 juin, en France :
LISTE UMP-NC PRO-SARKO :  28%
AUTRES LISTES, ANTI-SARKO : 72%

dont listes de centre-gauche-ecologie : 57% et listes de droite non-UMP 15%

Et il parait que c’est une défaite de l’anti-sarkozysme ?
Et il parait que l’anti-sarkozysme primaire, ça ne marche pas ?

Non mais de qui se moque-t-on ?
Certes, vu du PS et de ses 16% de suffrages, on ne saurait parler de victoire, mais en prenant un peu de recul et en s’en remettant simplement à l’arithmétique, seuls 28% des 40%, soit 11% des inscrits, ont voté en faveur du parti unique du président, alors que le 6 mai 2007, 53% de 84%, soit 44% des inscrits, avaient voté Sarkozy.

Il divise son score par 4 en deux ans, en valeur absolue, et ce serait une victoire ?

Regardons les résultats des listes de droite chez nos voisins européens :

Allemagne (CSU-CDU) : 38 %
Italie (PdL) : 35 %
Espagne (PP) : 42 %

La liste UMP réalise entre 20 et 40% de pourcentage en moins que ses conseurs européennes, et se serait une victoire ?

ASSEZ DE CETTE SUPERCHERIE !
L’ANTI SARKOZYSME A EU UN IMPACT REEL, DEMONTRABLE ET INCONTESTABLE SUR LE SCORE DE L’UMP
.

Il nous faut donc continuer à dénoncer, sans cesse et sans relâche, les promesses non tenues, les effets d’annonce, les mesures de façade dictées par l’actualité ou l’idéologie.

Il nous faut aussi proposer, contre-proposer, communiquer, rassembler l’ensemble des forces qui n’admettent pas ces façons de faire et qui croient possible des alternatives. Sinon, en 2012, nous en reprendrons pour 5 ans.

J – 1058  : courage, vigilance et action !