Retraites : un peu d’analyse, Messieurs du Monde !

Régulièrement, Georges Villeneuve, économiste, s’exprime « sans modération » sur ce blog :

 

Bjr chers rédacteurs du journal que j’achète chaque jour au kiosque depuis ma classe de première B en 1975 .Cela mepermet de le raturer, surcharger ou annoter pour mon plus grand plaisir !

 

Mais les directeurs et les équipes passent tandis que le contenu éditoriel s’abaisse d’année en année. J’en veux pour preuve l’éditorial du 16/06/2013 singulièrement partial et dont le titre :

 » Retraites : un peu d’audace, M.Ayrault ! » tient davantage du tract ou de la harangue qu’à du contenu rédactionnel solide.

 

 

> > D’abord il faut établir qu’avec 600 millions de dividendes par an la famille Bettencourt n’a aucun besoin de la Sécurité Sociale ni de sa branche Retraite (caisse CNAV) aux si maigres pensions. Seuls les salariés et autres précaires ont besoin de faire valoir leur droit à une pension de vieillesse . Mais là encore des chausse-trappes les attendent :Exemple récent il est impossible pour un ouvrier-imprimeur de percevoir une pension et de partir à 60 ans s’il a connu, ce qui est désormais une destinée commune , une période de chomage. La Cnav lui opposant : oui vous avez bien le nombre de trimestres validés MAIS NON COTISES donc vous devez encore attendre. On voit ce à quoi peut conduire un nouveau recul de l’age légal de départ à la retraite dans un contexte de chomage massif : l’impossibilité de percevoir une pension adéquate pour des gens très fatigués par des emplois surexploités (3/8 ou de nuit) ou usés nerveusement par des périodes de chomage.La question de l’équité est alors celle-là : comment éviter de rajouter des difficultés financières à des etres vivants qui ont déjà des difficultés de santé ? Elle dépasse largement la frontière des régimes privés contre régime public.

> > Quant aux fonctionnaires d’Etat ce dernier n’a jamais voulu les soumettre au Code de la Sécurité sociale, économisant ainsi de précieuse cotisations : les fonctionnaires ne perçoivent pas de retraite complémentaire ni d’indemnité légale de départ à la retraite ni régime de prévoyance en cas d’invalidité. On aimerait lire règulièrement ces informations vérifiables dans les comparaisons légères ou superficielles vites écrites par les rédacteurs du Monde -où elles sont simplement éludées . En fait, il n’y a pas de Caisses séparées pour les fonctionnaires à qui l’Etat verse un traitement à vie et qui constitue une rémunération (art 1 du code des pensions civiles et militaires).

> > Enfin, on peut s’interroger sur « la chute » de l’éditorial du 16 juin : « tous ceux qui sont bien à l’abri dans leurs niches sécurisées » (?) . Vous vouliez parler sans doute de la famille Mulliez ou Pinault , qui non seulement vivront de dividendes payés par les jeunes actifs mais encore de plus-values boursières auxquelles n’auront jamais accès les jeunes femmes obligées au « temps partiel contraint » de la grande distribution…Les rentiers continueraient d’etre privilégiés lors de la grande réforme globale des retraites : pas un sujet éditorial ?

> > Quant aux cadres dirigeants ils recevront de confortables indemnités légales de départ à la retraite plus l’indemnité convention collective et sont assurés de PERCOs gonflés par eux à bloc ou de »retraites chapeaux » en millions d’euros ou de surcomplémentaires exorbitantes du droit commun qu’il conviendrait de demander la suppession au gouvernement Ayrault : deux articles du Code de la Sécurité sociale seulement sont à annuler pour aller vers l’équité.

 

Allocution d'Arnaud #Montebourg lors de la 8° convention du pôle de compétitivité Systematic

8° convention du pôle de compétitivité Systematic

Montrouge (92), 17 juin 2013

Allocution d'Arnaud Montebourg, Ministre du redressement productif.

(seul le prononcé fait foi)

Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs


IMG_5685.JPG(…) Face à la concurrence mondialisée déloyale, iI nous revient de nous organiser. Nous voyons que beaucoup de nos compétiteurs dans le monde s'organisent. D'abord ils ont depuis longtemps, et c'est l'apanage, la caractéristique des pays qui ont le mieux résisté dans la crise, ils ont su faire preuve d'unité, ils ont fait l'alliance des forces productives. D'ailleurs les pays à structuration holiste, c'est-à-dire où le collectif est supérieur, dans la préférence d'une société à l'individu, ont été plus forts et plus résistants dans la crise que les pays à structuration individualiste. Et nous sommes plutôt dans cette catégorie. Je suis d'ailleurs toujours surpris de devoir être finalement le ministre qui ramène toujours au patriotisme. Alors que cela aurait dû être un réflexe. D'autres pays n'ont pas besoin d'avoir un discours politique sur l'engagement patriotique. C'est-à-dire la préférence pour l'entreprise que l'on connait, l'économie que l'on soutient et la solidarité entre les grandes entreprises et les petites, les laboratoires publics et les laboratoires privés, les consommateurs et les producteurs, le système bancaires et le système productif, l'alliance entre l'univers académique et l'univers productif, bref ce travail-là, vous le réalisez dans les pôles de compétitivité. L'esprit unitaire, que j'appelle l'alliance de toutes les forces entre autour de projets, est le moyen par lequel notre pays peut se redresser.

Et c'est une des raisons pour lesquelles les pôles de compétitivité sont considérés par mon ministère comme un point d'appui pour le renouveau économique et le redressement industriel. Ce premier talisman, l'unité, vous la réalisez concrètement. Vous mettez autour de la table des pme, des grands donneurs d'ordre, des laboratoires de recherche publics avec des innovations fondamentales et appliquées, des budgets de r&d privés dans les entreprises. Vous unissez également des territoires, c'est-à-dire des élus, des gens qui ont le souci de débouchés concrets et vous vous projetez dans la mondialisation parce que vous avez une taille critique, et c'est le cas de Systématic vous venez de le dire M. le Président, avec finalement une mise en compétition qui permet à la France de se projeter sur des innovations à la portée considérable.

Tous les pays du monde financent massivement leurs innovations. Croire que l'innovation est financée naturellement par le système financier est une chimère. A part peut-être la Californie, qui n'est pas un état autre qu'appartenant à la grande puissance que sont les Etats-Unis d'Amérique, la Corée du sud, la Chine, les grands états occidentaux financent de façon étatique leur innovation. C'est ce que nous devons faire et nous sommes en retard par rapport aux autres pays du monde. Dans la déferlante technologique aujourd'hui, les chinois mettent des milliards sur les innovations pour rattraper le retard technologique qu'ils considèrent avoir sur nous.

Et donc notre travail est d'organiser le soutien mutuel, de financer les projets. La 3e génération des contrats passés avec les pôles de compétitivité pour nous est fondamentale puisqu'elle a comme objectif d’amener à des projets concrets qui nous permettent de prendre rang dans la compétition internationale. Je les appelle ces pôles de compétitivité des « usines à produits d'avenir ». Vous n'en êtes pas à part puisque les projets dans la durée nous les soutenons nous les entretenons et dans le rabotage budgétaire les pôles de compétitivité ont été relativement épargnés. Bien sûr nous vous demandons des efforts mais pas dans les proportions qui auraient pu considérer qu'on pouvait passer par pertes et profits le travail que vous avez accompli dans les dernières années, dans cette dernière décennie difficile, et c'est une des raisons pour lesquelles vous avez le soutien du gouvernement.

Je veux ajouter que dans cette grande alliance des forces productives nous avons fait le choix d'utiliser la commande publique. Souvent on me dit « mais qu'est-ce que c'est que ce Ministère du Redressement Productif ? ». D'abord il faut revenir à l'histoire de la campagne électorale. François Hollande avait défendu un pacte productif, j'avais moi-même défendu dans la primaire le renouveau productif et ensemble, François Hollande et moi-même, nous avons fait le « Redressement Productif », à l'esprit rooseveltien, c'est-à-dire où la puissance publique dispose de leviers pour agir, comme le font tous nos concurrents dans le monde, comme le font les états qui décident d'entrer dans la compétition économique et d'assurer le leadership technique, technologique par la politique. Il suffit de lire les minutes du congrès du Parti Communiste Chinois, du 12° plan de la République Populaire de Chine pour comprendre à quel point les batailles sont d'abord des batailles entre les état-nations avant d'être des batailles autour des technologies et entre les entreprises. Si on a compris ça on comprend pourquoi on a fait le Redressement Productif. C'est l'équivalent du MITI japonais que nous sommes en train de construire. Pour quelle raison a-t-on donné au Ministère du Redressement Productif les participations de l'état, qui pour une fois ne seront plus gérées en bon père de famille attendant les dividendes qui tombent à la fin de l'année mais avec une vision politique industrielle ? C'est l'exemple que je donne souvent dans l'affaire Renault. Nous avons 15%, mais ce sont les 15% que nous avons activés pour obtenir des résultats industriels. Lesquels ? Lorsqu'il y a eu un accord de compétitivité passé entre les partenaires sociaux pour améliorer la performance des sites, nous avons dit à la fois aux partenaires sociaux et à la direction de Renault que nous souhaitions que l'accord se solde positivement par des relocalisations industrielles sur le sol français, et le résultat est que 200 000 véhicules seront assemblés en plus sur le territoire français alors que Renault  n'en produisait plus que 500 000. C'est un résultat industriel.

Lorsque nous intervenons comme actionnaire de référence de France Telecom en disant non, nous gardons Dailymotion parce que les Européens, les Français, ont besoin d'industries pointues. S'il y a des alliances à passer c'est 50-50 ce n'est pas « vous vous faites dévorer par un géant de l'internet américain » et on ne reverra plus jamais nos joyaux et nos pépites du numérique comme par exemple : Dailymotion. Et vu les antécédents de Yaho
o nous avons parfaitement raison de nous en méfier.

Ce sont des choix de politique industrielle que nous exerçons comme actionnaires et comme les actionnaires privés exercent des choix, eh bien les actionnaires publics exercent désormais des choix de nature industrielle. Et nous allons faire la même chose avec la commande publique. C'est là que les PME qui sont organisées dans les pôles de compétitivité doivent pouvoir bénéficier des 2% de commande publique que nous souhaitons consacrer à l'innovation. Nous réunissons les directeurs des achats de ces entreprises. Ils n'ont jamais vu un ministre, c'est la première fois qu'on les fait venir à Bercy ! On leur demande de venir, et on leur dit : « Vous devez changer d'attitude. Vous nous parlez d'appels d'offres, de droit, mais nous le droit ne nous intéresse pas, ce qui nous intéresse c'est l'économie, nous, le respect talmudique des règles ne nous intéresse pas, ce qui nous intéresse c'est la croissance de notre économie, donc débrouillez-vous pour que le droit serve l'intérêt général et non pas l'inverse. ». C'est quand même un changement, c'est une rééducation à l'intérêt de notre économie, au rassemblement de tous les Français autour de l'objectif économique. Tout cela, les pôles de compétitivité vont pouvoir en profiter et surtout, l'association des pôles de compétitivité au nouveau CNI, parlement de l'industrie, fait que les choix que nous allons bientôt annoncer avec le Président de la République, où filière après filière, nous avons dégagé des orientations technologiques, et même nous nous sommes dit sur des objectifs partagés sur le plan technologique, pour que nous soyons ensemble d'accord sur les choix technologiques que nous allons faire, comment nous allons les financer, avec les pôles, sur le terrain, certains projets d'ailleurs sont déjà bien engagés, dans tous les secteurs où nous considérons que nous avons des atouts comparatifs, des avantages compétitifs, et avec cette organisation nous allons dessiner sur l'ensemble des projets le nouveau visage de la France industrielle de demain. Nous ferons d'ailleurs des annonces sur ces plans industriels dans peu de temps, avec le Président de la République, dans quelques semaines.

L'esprit, c'est l'esprit du colbertisme que j'appelle « participatif ». C'est un mélange entre Colbert et Obama. Colbert, c'était la dictature éclairée d'une France qui souhaitait devenir une puissance mercantile. Obama c'est l'écoute de la société. Nous avons mélangé ces deux traditions politiques, qui se ressemblent peu et qui pourraient être d'ailleurs un assemblage curieux mais qui fonctionne.

Dans les filières qu'est-ce que nous disons ? « Quels sont vos projets ? Qu'est-ce que vous avez à proposer ? D’ailleurs, des pôles sont intervenus. Vous avez parlé de « villes intelligentes » ? Ce sont là des programmes qui  vont complètement restructurer le mode de production de nos produits et qui d'ailleurs vont jouer en faveur de la relocalisation des activités au plus près des marchés où les consommateurs sont devenus de plus en plus exigeants vis-à-vis des produits finis. Et le choix que nous avons fait c'est d'écouter la société industrielle, et donc ayons l'intelligence d'en tirer le meilleur et de faire en sorte que nous nous mettions tous d'accord dans une forme de contrat moral autour d'orientations technologiques, politiques, écologiques, industrielles. C'est ce que nous allons faire avec vous, c'est l'esprit de ce renouveau industriel, et c'est ainsi que nous ferons de la France, la Nouvelle France, une France qui elle aussi est productive, performante, croissante. Cela prendra du temps, cela méritera beaucoup d'efforts, mais je crois que vous n'en n'êtes pas dépourvus.

Nous avons devant nous des enjeux considérables et ce que vous représentez, au pôle de compétitivité Systématic, est pour nous un des exemples des pôles mondiaux qui peuvent nous permettre de croire en nous-mêmes. Romain Gary, grand compagnon de la libération, écrivain extraordinaire disparu dans des conditions tragiques, avait dit « Le nationalisme c'est la haine des autres, le patriotisme c'est l'estime de soi ». Ayons de l'estime pour nous-mêmes, avançons comme vous le faites.

Vive le Redressement Productif, vive la République, et vive la France !

 

 

Le gouvernement travaille au renouveau industriel du pays – épisode 1 : La nouvelle stratégie de filières industrielles

Le gouvernement travaille au renouveau industriel du pays : La nouvelle stratégie de filières industrielles

Le gouvernement agit pour le redressement économique du pays pour le retour de la croissance et pour la baisse du chômage. Mais les grands media audiovisuels n’en parlent pas, préférant nous submerger de reportages sur les manifestations homophobes, la météo détraquée ou les débordements des supporters du PSG. Seuls quelques magazines spécialisés s’y intéressent.

 

En quoi consistent ces actions ? Premier épisode : la nouvelle stratégie de filières industrielles.

Depuis le début de l’année, le gouvernement s’est attelé à la revitalisation de filières industrielles françaises.

Le 30 janvier 2013, le ministre du redressement productif a présenté la nouvelle stratégie de filières industrielles du Gouvernement.

Cette stratégie doit permettre de construire la carte de la France productive des années 2020, en tirant le meilleur parti de ses atouts, avec un Etat partenaire des entreprises, au service d'une politique industrielle ambitieuse et rénovée.

Le premier volet de la politique de filières vise à renforcer celles qui, comme l'automobile, connaissent actuellement des mutations fortes liées à la compétition mondiale ou aux évolutions technologiques, à maintenir et développer les filières essentielles où la France a des positions fortes comme les industries agroalimentaires, chimiques ou de la santé, et aussi à renforcer l'avance dont dispose le pays, dans des filières telles que le nucléaire et l'aéronautique, les éco-industries ou encore le secteur de la mode et du luxe.

Le deuxième volet de la politique industrielle du Gouvernement consiste à faire émerger les filières de demain, celles qui vont employer de nouvelles compétences, relancer l'investissement et changer le visage de la France. Certains des défis auxquels les filières de demain doivent répondre sont déjà identifiés : transition énergétique et écologique, numérique, santé et alimentation, et sécurité. Pour ces filières, le Gouvernement organisera au premier semestre une consultation pour retenir les initiatives industrielles prioritaires pour le quinquennat. Il a d'ores et déjà annoncé le programme de la voiture propre, qu'elle soit électrique, hybride ou à très basse consommation (2 litres/100km).

Enfin, le troisième volet de la politique industrielle de filières consiste à préparer l'industrie d'après-demain. La réorientation du programme d'investissements d'avenir permet le lancement, dans le cadre de la Banque publique d'investissement, d'un programme d'innovation de rupture. Audelà, un comité issu des mondes de l'entreprise et de la recherche proposera au Gouvernement, en liaison avec le commissariat général à l'investissement, les technologies clés dans lesquelles il est essentiel d'investir dès aujourd'hui car elles constituent les outils dont la maîtrise permettra de fonder le renouveau productif de la France dans 15 ans et au-delà.

Le 5 Février 2013 a été installé le CNI (Conseil National de l’Industrie).

Conformément aux décisions du Pacte national pour la compétitivité, la croissance et l'emploi, la Conférence Nationale de l'Industrie devient le Conseil National de l'Industrie avec l'objectif de promouvoir des pactes entres les industries qui dépendent les unes des autres.

Véritable Parlement de l'industrie, le CNI réunit sous la présidence du Premier Ministre les industriels et les organisations syndicales autour de l'Etat. Il structure ses travaux par filière, pour déterminer les actions spécifiques concrètes qui renforcent chaque industrie dans la compétition mondiale.

Le CNI intègre de nouveaux partenaires : artisanat, chambres de Commerces et d'Industrie, représentants des collectivités territoriales ou d'organisations syndicales. Ses missions sont élargies : une nouvelle filière sera mise en place avant l'été qui concerne les industries et de premières transformations dont l'acier et l'aluminium. Un groupe de travail sur les aides publiques et leur efficacité est mis en place au sein du CNI. Il est piloté par M. Philippe JURGENSEN, inspecteur général des finances. Trois autres groupes vont être créés à la demande des membres du CNI : un groupe sur le financement, un groupe Europe et un groupe consacré à l'énergie facteur de compétitivité pour l'industrie.

Le Ministre du Redressement productif a demandé au CNI de porter la voix des industriels sur des sujets à fort enjeu comme la transition énergétique, par exemple.

Le CNI devient le lieu de mise en mouvement des filières. Des contrats de filière, qui privilégient le donnant-donnant, des engagements réciproques des industriels et de l'Etat, sont élaborés puis discutés dans les Comités Stratégiques de Filière (CSF) du CNI. Leur mise en ?uvre appartient à ceux qui se sont engagés.

Les 13 CSF

  • construction aéronautique
  • construction automobile
  • biens de consommation
  • chimie et matériaux
  • construction ferroviaire
  • construction navale
  • éco-industries (COSEI)
  • industries agro-alimentaires
  • industries technologiques de santé
  • mode et luxe
  • nucléaire
  • technologies de l'information et de la communication
  • industries extractives et premières transformations.

 

Les CSF correspondent chacun à une industrie stratégique. Ils rassemblent les professionnels du secteur, les organisations syndicales représentant les personnels de la filière et les pouvoirs publics. Les CSF élaborent des contrats de filière, fondés sur des engagements réciproques entre l’Etat et les industriels, puis veillent à leur mise en ?uvre.

A mi-juin, dix comités se sont déjà tenus et autant de contrats de filières demandés.

Pour plus d’informations : http://www.redressement-productif.gouv.fr/nouvelle-strategie-de-filieres-industrielles

 

Dans un prochain épisode, nous parlerons innovations et « Objets Industriels de la Nouvelle France ».

A suivre? 

Motion d’appui à la poursuite de réformes économiques et sociales

Nous souhaitons vivement la réussite du programme gouvernemental visant au redressement de notre pays. Nous apprécions les avancées réalisées dans plusieurs domaines depuis mai  2012, mais sommes également conscient des écarts apparus entre les 60 engagements du candidat Hollande et certaines décisions ou certains projets notamment en matière économique et sociale.

Nous nous refusons au discours stéréotypé, irresponsable, destructeur et réducteur qui caractérise aujourd’hui une partie de la Gauche. Nous nous y refusons par loyauté au programme que nous avons soutenu, par considération pour ce qui a déjà été réalisé, et par respect de celles et ceux qui, en cabinet ministériel ou au parlement, font leur maximum, et ne comptent pas leur temps pour mettre en œuvre ce changement.

Nous voulons toutefois rappeler que la philosophie d’ensemble qui guidait le message de la campagne était la reconquête, par le politique, du terrain perdu depuis la révolution conservatrice, repli sanctionné par la crise.

Cette reconquête passait par la révolution fiscale, la régulation effective du secteur financier, le retour de l’État dans les stratégies industrielles et la rupture avec les logiques d’austérité imposées en Europe.

La priorité demeure le retour à l’emploi et à la croissance. Conscients du contexte, et du temps nécessaire au redressement du pays, nous ne sommes pas en exigence immédiate de résultat. Nous réitérons notre soutien aux engagements énoncés le 22 janvier 2012 lors du discours du Bourget, et figurant dans les 60 engagements du candidat. Les socialistes des Hauts-de-Seine rappellent leur attachement aux mesures suivantes :

  • La reprise de la réforme fiscale, avec en point de mire d’une part la convergence de la CSG et de l’IRPP en un seul impôt progressif prélevé à la source (engagement 14), et d’autre part la modulation de la fiscalité des entreprises en fonction de leur taille (engagement 3) et de leur notation sociale (engagement 24).
  • La séparation des activités bancaires bien au-delà du projet de loi actuel, la suppression des stock-options dans les entreprises arrivées à maturité, le projet d’une agence publique européenne de notation (engagement 7).
  • La mise en œuvre effective d’une stratégie de filières industrielles et d’un mouvement de relocalisation et de réengagement de sites productifs sur le territoire français (engagement 3).
  • La mise en place de dispositifs de juste échange faisant obstacle à toute forme de concurrence déloyale, dumping social ou environnemental (engagement 13)
  • La recherche avec nos partenaires européens et en particulier l’Allemagne, de l’établissement d’un nouvel ordre monétaire et du rééquilibrage de la parité de de l’Euro vis-à-vis du dollar américain et du yuan chinois (engagement 13).

 

La Fédération des Hauts-de-Seine demande au Bureau National du PS de soutenir et de relayer cette demande réformiste auprès du gouvernement et du parlement.

 

 

Vincent Guibert, Secrétaire Fédéral au développement économique et à l’ESS, 3 juin 2013

Effectifs des cabinets ministériels : les fausses informations de Sud Ouest

Le journal « Sud Ouest » a publié sur son site de fausses informations sur les primes, salaires, nombre de conseillers, parité des cabinets ministériels. 

 
Au-delà du manque de professionnalisme et de sérieux des journalistes qui ont publié ces données sans vérifier, ce genre d’information participe du lynchage sans fondement de nos politiques. Il est bon parfois de rappeler la vérité: 

Arnaud Montebourg est accusé d’être le mauvais élève de la classe avec 19 conseillers. A titre de comparaison, Pierre Moscovici a 23 conseillers http://www.economie.gouv.fr/le-ministere/composition-cabinet-pierre-moscovici , Michel Sapin : 20 conseillers, Marisol Touraine : 22 conseillers. Delphine Batho a elle aussi dans son cabinet 19 conseillers.
Pour résumer, rien de très anormal au cabinet d’Arnaud Montebourg – sans dire que les recrutements sont réalisés avec l’aval de Matignon. 

Indicateur Global d’Avancement du Changement IGAC Evaluation #06 – Mai 2013 – 56%

 

L’IGAC, Indicateur Global d’Avancement du Changement, publié par l’Observatoire du Changement, mesure l’avancement de chacune des 195 promesses élémentaires constituant les 60 engagements du programme de François Hollande lors de l’élection présidentielle de 2012.

Pour contribuer à l’Observatoire du Changement, c’est simple, c’est gratuit… et c’est bénévole : Il suffit d’envoyer un mail non anonyme (précisant nom, ville, téléphone) à observactions@neuf.fr en indiquant les engagements de FH sur lesquels vous souhaitez exercer une surveillance particulière.  

  

7 niveaux d’évaluation de chaque promesse élémentaire ont été définis. A un niveau donné correspond un score. Le niveau global d’avancement est calculé comme la somme des évaluations élémentaires pondérées selon ces scores.

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Un an après l’élection de François Hollande, nous en serions à … 56 % d’avancement global.


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L’impatience est grande, les inquiétudes immenses, les résultats se font attendre, les lobbies de la finance ne désarment pas, l’Union Européenne demeure libérale mais au bout du compte, le programme pour lequel une majorité des Français ont voté est appliqué.

Reste à ce que son efficacité se révèle et soit démontrée.

 

Lorsqu’on y regarde de plus près :

igac legende baro mai2013

 

L’évaluation complète est accessible en cliquant ici

 

Parmi les sources de satisfaction :

* un bond spectaculaire de 25% depuis la dernière évaluation effectuée en mars dernier.

* à quelque chose, malheure est bond puisque l’affaire « Cahuzac » a permis que s’accélère la réalisation de bon nombre de réformes.

* par ailleurs, les projets de lois annoncés ou en cours sur la consommation, le logement et l’urbanisme, l’enseignement supérieur, l’audiovisel public, la constitution, le livre blanc de la Défense, ainsi que le bilan publié par le gouvernement nous ont fourni des informations qui manquaient auparavant.

 

ce document bilan de la première année est accessible en cliquant ici

 

Parmi les sources d’inquiétude :

* les réformes financières (système bancaire, fiscalité) qui semblent en panne

* le non-cumul des mandats et le vote des étrangers qui ne progresseront pas d’ici les élections de 2014

* quelques réalisations, qui demeurent du ressort de « missions » (Responsabilité sociétale des entreprises, règles des trois tiers dans l’habitat, audiovisuel) dont la production sera attendue avec vigilance.

* la communication, qui n’est pas à la hauteur des réalisations engagées ou accomplies

 

 

DERNIERE MINUTE : VOIR AUSSI www.bilan-engagements.fr

Commentaires, correctifs, précisions ou propositions seront les bienvenus ! 

Le Bourget 2.0, c’est maintenant !

Nous souhaitons vivement la réussite du programme gouvernemental visant au redressement de notre pays. Nous apprécions les avancées réalisées dans plusieurs domaines depuis mai 2012, mais sommes également conscients des écarts apparus entre les 60 engagements du candidat Hollande et certaines décisions ou certains projets notamment en matière économique et sociale.

Nous nous refusons au discours stéréotypé, irresponsable, destructeur et réducteur qui caractérise aujourd’hui une partie de la Gauche. Nous nous y refusons par loyauté au programme que nous avons soutenu, par considération pour ce qui a déjà été réalisé, et par respect de celles et ceux qui, en cabinet ministériel ou au parlement, font leur maximum, et ne comptent pas leur temps pour mettre en ?uvre ce changement. 

Nous voulons toutefois rappeler que la philosophie d’ensemble qui guidait le message de la campagne était la reconquête, par le politique, du terrain perdu depuis la révolution conservatrice, repli sanctionné par la crise. 

Cette reconquête passait par la révolution fiscale, la régulation effective du secteur financier, le retour de l’Etat dans les stratégies industrielles et la rupture avec les logiques d’austérité imposées en Europe.

La priorité demeure le retour à l’emploi et à la croissance.  Conscients du contexte, et du temps nécessaire au redressement du pays, nous ne sommes pas en exigence immédiate de résultat. Nous réitérons notre soutien aux engagements énoncés le 22 janvier 2012 lors du discours du Bourget, et figurant dans les 60 engagements du candidat. Aussi, nous estimons qu’il est impératif que soient publiquement annoncées et effectivement engagées avant l’été 2013 des dispositions telles que :

  • La reprise de la réforme fiscale, avec en point de mire d’une part la convergence de la CSG et de l’IRPP en un seul impôt progressif (promesse 14), et d’autre part la modulation de la fiscalité des entreprises en fonction de leur taille (promesse 3) et de leur notation sociale (promesse 24).
  • La séparation des activités bancaires bien au-delà du projet de loi actuel, la suppression des stock-options dans les entreprises arrivées à maturité, le projet d’une agence publique européenne de notation (promesse 7).
  • La mise en ?uvre effective d’une stratégie de filières industrielles et d’un mouvement de relocalisation et de réengagement de sites productifs sur le territoire français (promesse 3).
  • La mise en place de dispositifs de réciprocité commerciale faisant obstacle à toute forme de concurrence déloyale, dumping social ou environnemental (promesse 13)
  • L’engagement immédiat de négociations avec nos partenaires européens et en particulier l’Allemagne, en vue de l’établissement d’un nouvel ordre monétaire et du rééquilibrage de la parité de de l’Euro vis-à-vis du dollar américain et du yuan chinois (promesse 13).

 

Nous demandons à tous ceux qui sont en accord avec ce texte de le relayer dans les media, auprès du gouvernement et du parlement.

Une dégénérescence oligarchique. Un appel de la Convention pour la 6° République

Le mensonge le plus symbolique de Jérôme Cahuzac restera celui proféré devant l'Assemblée Nationale en séance publique le 5 décembre 2012. Il est celui d'un ministre régalien devant une institution qui, ravalée en dernière position derrière le président de la République et le gouvernement dans le texte de la Constitution de la V° République, ne compte plus dans la pratique de celle-ci et dans l'esprit de celui-là.

Une République dont la tradition scandaleuse ouverte par l'affairisme immobilier, date de ses origines en 1958. En effet, s'il y a des aspects circonstanciels dans la dernière affaire en cause, il y a un vice caché dans le détail de ce régime : celui de l'irresponsabilité qu'il organise à tous les niveaux, de la présidence de la République aux pouvoirs locaux. Obsédés par leur volonté d'installer un « exécutif fort », les pères fondateurs de notre loi fondamentale ont abaissé tous ce qui pouvait faire ?uvre de contre-pouvoir. La bipolarisation a si bien fonctionné que les alternances consécutives à une élection présidentielle se sont avérées incapables de produire une alternative politique significative : les méthodes de gouvernement, les systèmes d'arbitrage, le personnel de décision et finalement les m?urs, restent les mêmes. Il y a bien une lente dégénérescence  oligarchique qui explique aussi le scandale Cahuzac.

Le résultat est dans ces chiffres accablants tels qu'ils ressortent des enquêtes d'opinion : 72% des Français « ne font pas confiance aux responsables politiques » (Harris, mars 2013) et autant jugent que « le système démocratique fonctionne plutôt mal en France » (Ipsos, janvier 2013).

Aucune réforme depuis l'élection de François Hollande n'est venu combattre cette tendance. Depuis le renvoi aux calendes grecques de l'interdiction du cumul des mandats pourtant si populaire (82% des Français interrogés, par ailleurs  favorables à la limitation à deux mandats consécutifs) jusqu'à l'enterrement de la réforme territoriale, rien n'est venu améliorer le renouvellement du personnel comme de la vie politique. Les dispositions du rapport Jospin notamment celles  sur le renforcement du pluralisme à l'Assemblée nationale (la proportionnelle), la fin de l'inviolabilité du président de la République ou la prévention des conflits d'intérêts n'ont pas été retenues. Si bien que les propositions faites ce 3 avril par François Hollande apparaissent comme singulièrement inadaptées     (y compris celle concernant l'indépendance de la justice).

La raison de cet immobilisme tient sans doute au fait que les révisions constitutionnelles successives (en particulier celle de 21 juillet 2008) se sont enlisées dans le renforcement du présidentialisme. Si la gauche ne veut pas être emportée par celui-ci, il lui faut faire preuve d'audace démocratique et engager une réforme d'ampleur. Les projets et les propositions surabondent et font l'objet de plus de consensus qu'il ne semble. Ils trouveraient facilement le soutien de l'opinion. L'Elysée ne veut pas ? Que des parlementaires se saisissent des opportunités de l'article 89 de la Constitution selon lequel « l'initiative de la révision appartient concurremment au président de la République et aux membres du Parlement ». Si des députés ou des sénateurs le veulent, un débat peut s'ouvrir sur la possibilité d'une autre République. Ce serait un début de réponse courageuse à la décomposition qui menace cette majorité.

La Convention pour la 6° République  

Le 4 avril 2013, 18h

Indicateur Global d’Avancement du Changement IGAC Evaluation #05 – Mars 2013

 

L’IGAC, Indicateur Global d’Avancement du Changement, publié par l’Observatoire du Changement, mesure l’avancement de chacune des 195 promesses élémentaires constituant les 60 engagements du programme de François Hollande lors de l’élection présidentielle de 2012.

Pour contribuer à l’Observatoire du Changement, c’est simple, c’est gratuit… et c’est bénévole : Il suffit d’envoyer un mail non anonyme (précisant nom, ville, téléphone) à observactions@neuf.fr en indiquant les engagements de FH sur lesquels vous souhaitez exercer une surveillance particulière.  

  

7 niveaux d’évaluation de chaque promesse élémentaire ont été définis. A un niveau donné correspond un score. Le niveau global d’avancement est calculé comme la somme des évaluations élémentaires pondérées selon ces scores.

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En cette fin mars, nous en serions à …

… 31% d’avancement global.


 JAUGESN4 201303

L’impatience est grande, les inquiétudes immenses, les résultats se font attendre, le chômage et les déficits persistent, des renoncements spectaculaires occultent ce qui a déja été accompli car pourtant, déja 25 points en place et plus de 50 autres entrepris.

A noter : une évolution dans la représentaiton des indicateurs, avec dorénavant 5 icônes au lieu de 4.

igac legende baro avr2013

 

L’évaluation complète est accessible en cliquant ici

 

Parmi les sources de satisfaction :

* des annonces sur la réforme du système hospitalier

* la confirmation des investissements sur le Grand Paris

 

Parmi les sources d’i
nquiétude :

* le grand nombre de points sur lesquels manquent des informations

* les réformes financières (système bancaire, fiscalité) qui semblent en panne

* le non-cumul des mandats et le vote des étrangers qui ne progressent pas

* l’annonce d’une timide réforme consitutionnelle ne parlant pas de laïcité

* retard sur le facteur 4 en CO2, et urgence d'une réorientation suite à l'expérience allemande qui tourne mal

 

Commentaires, correctifs, précisions ou propositions seront les bienvenus ! 

Le courage, c’est maintenant !

D’indéniables avancées montrent que le changement est bien en marche, ne les oublions pas : emplois sauvés, développement des PME, éducation, emploi des jeunes, logement, mariage pour tous etc. et surtout, un Président dont l’attitude demeure digne et respectueuse, en toutes circonstances. Un Président qui n’agresse pas en retour tout journaliste lui posant une question dérangeante. Un Président qui ne recherche pas le clivage et la stigmatisation en parlant « islam », « récidive », « identité nationale », « assistanat », « 35 heures », « si y’en a des qui croivent que? eh ben j’vais vous dire hein alors moi? ch’suis pas là pour ? » .

Sachons nous en souvenir, et nous en féliciter : Un homme dont nous n’avons pas honte qu’il soit Président de la République Française.

Mais aussi, et à 30% de popularité dans les sondages, lorsqu’on repense au programme présidentiel, nous n’avons pas le droit d’ignorer des écarts, des oublis ou des renoncements qui inquiètent. Car le contexte économique n’a pas changé et ce qui était valable il y a un an le demeure aujourd’hui.

Aujourd’hui, au lendemain de l’entretien télévisé de François Hollande sur France 2, au retour d’une distribution de tracts « la Gauche agit » dans des quartiers Billancourt, la tentation serait grande d’écrire : « le renoncement, c’est maintenant », voire « la consternation, c’est maintenant ». Mais notre devoir est d’y résister et de tenir, encore et encore.

Ce n’est pas tant d’un choc de simplification dont nous avons besoin, que d’un choc de courage.

Le courage, c’est maintenant !

Aussi, en regard de la situation économique et sociale, il est plus que jamais nécessaire que soient entreprises des réformes essentielles et emblématiques, par exemple :

  • Le non-cumul des mandats (promesse 58) : les barons locaux rechignent, les militants grognent, les dirigeants du PS parlent peu. On a dénombré une soixantaine de députés-maires cumulards, préférant parait-il leur mandat local, ce qui constituerait un vrai risque pour la gauche de perdre sa majorité à l’assemblée nationale en cas de multiples législatives partielles. Dont acte. Comme l'a écrit Paul, il suffit d’une loi organique visant à changer le statut des suppléants, pour que cette épineuse question soit réglée. Exigeons cette loi, et avec elle le non-cumul des mandats dès 2014.
  • Le droit de vote pour les citoyens étrangers (promesse 50) : suffit-il qu’un ministre dise que ce n’est pas le moment pour qu’on y renonce ? Il est difficile de trouver une majorité de 60% au congrès pour voter ce doit de vote. Exigeons que tout soit entrepris pour y parvenir.
  • La réforme fiscale (promesses 3, 9, 14, 15) : fusion IRPP/CSG, suppression des niches fiscales, modulation de l’IS en fonction de la taille de l’entreprise, taxation des ?uvres d’art ou des plus-values de cession : les « pigeons » ont crotté partout, les atermoiements et reculades sont nombreux et inquiétants. Selon l’ex-ministre du budget sur France 2 en janvier dernier, « la réforme fiscale, elle est faite ». Nous savons qu’il n’en est rien. Le sentiment d’improvisation et de bricolage doit laisser la place à la reprise des travaux. Exigeons cette réforme.
  • La réforme du système bancaire (promesse 7) : 1% de l’activité bancaire logé dans des structures séparées : une moquerie, une insulte au changement. Rien sur les stock-options ni sur les paradis fiscaux. Ne pratiquons pas la langue de bois en nous satisfaisant de cette réforme a minima. Le capitalisme financier demeure notre adversaire. Retrouvons « l'esprit du Bourget »
  • Le protectionnisme européen, rebaptisé « juste échange » puis « réciprocité » (promesse 13) : au-delà de la réaffirmation publique de positions de principe, quelles exigences ont été formulées, envers qui et sous quelle forme ? Qu’en est-il des négociations intra-européennes visant à établir une position commune en regard des importations issues des pays à faibles exigences sociales ou environnementales ? Remettons la démondialisation à l’ordre du jour !

Rôle de la BCE et cours de l’Euro, Budget européen, constitutionnalisation de la laïcité, notation sociale des entreprises : il est bien d’autres sujets sur lesquels pourraient porter nos exigences réformistes. Mais sachons être patients, concrets et pragmatiques, en nous focalisant pour l’instant sur ces cinq points.

Cinq points : le non-cumul des mandats, le vote des étrangers, la réforme fiscale, la réforme du système bancaire, le « juste échange ». Cinq points représentant 8 des promesses les plus marquantes du candidat Hollande, il y a moins d’un an.

Sur ce, très bonnes fêtes de Pâques à toutes et à tous !