« 1699 jours en Sarkozye » en téléchargement gratuit #SarkoNoReturn

Le Sarko circus tente son retour, malgré des comptes de campagne 2012 invalidés, des affaires type « Bygmalion » et autres. Nous sommes nombreux à en être excédés et à ne pas vouloir que vulgarité, invectives, affairisme et laxisme économique reviennent au premier plan.

Pour celles et ceux qui veulent nous rejoindre dans ce combat, ou dont la mémoire aurait besoin d’être rafraîchie, mon livre « 1699 jours en Sarkozye » qui retrace au jour la jour le quinquennat 2007 – 2012, est dorénavant en téléchargement gratuit.

Egalement disponible en version brochée sur papier (192 pages – 12€ ) en cliquant ici

 

Du 7 mai 2007 au 31 décembre 2011, 1699 jours se sont écoulés. Du Fouquet’s à Gandrange en passant par St-Jean de Latran, l’EPAD, les affaires politico-financières et les multiples atermoiements d’un gouvernement tentant d’imposer la fameuse « rupture »,  1699 jours en Sarkozye (Chroniques de la rupture) retrace ces presque 5 années de sarkozysme, semaine après semaine, mois après mois, sous forme d’articles très courts écrits à chaud et publiés au fil de l’eau sur le blog de l’auteur.

« J’ai voulu bien modestement contribuer à ce que, le jour venu, la mémoire collective ne soit pas une fois encore balayée par de nouveaux discours et d’improbables promesses, mais je dois avouer en toute humilité que je n’en attendais pas tant ….» admet l’auteur, qui ne revendique pas l’objectivité.

Appel à la responsabilité morale des conseillers municipaux de Boulogne-Billancourt

Intervention au conseil municipal exceptionnel du 9 juillet 2016

Monsieur le Maire, mes chers collègues,

En préambule je voulais vous donner acte Monsieur le Maire, de proposer cette phase de concertation, comme vous vous y étiez engagé à l’issu du Conseil Municipal du 7 avril dernier.

Discipline majoritaire ou convictions ?

La question est posée.

Tout élu, tout militant est un jour confronté à de telles circonstances : soutenir ou pas une mesure qui ne figurait pas dans le programme, ou avec laquelle on n’est pas en accord, voire les deux, ou bien s’en remettre au devoir, à la discipline partisane et, en bon soldat, voter comme l’exige le principe de loyauté.

C’est un vrai dilemme, chacune de ces deux attitudes est honorable et légitime en soi, en regard de la logique, des priorités et des ambitions qui animent chacun d’entre nous.

Mes chers collègues toutefois, si vous entériniez un jour ce projet de fusion, chacune, chacun d’entre vous porterait, à jamais la lourde responsabilité de la disparition de la commune à la tête de laquelle il a été élu il y a deux ans. Cette équipe municipale serait celle qui aurait fait disparaître Boulogne-Billancourt. A vos militants, à vos électeurs, à vos voisins, à vos amis, à vos enfants, vous devriez expliquer que « passionnément boulonnais » en 2014, « défendre les boulonnais » au printemps 2015, « j’aime ma commune » à l’automne 2015 cela signifie « devenir isséeno-quelque-chose » en 2018. C’est une tâche ardue !

Certains d’entre vous, en off, nous ont confié le scepticisme qui est le leur en regard de ce projet, et le sentiment de malaise qu’ils ressentent devant cette situation de fait accompli, ayant également appris dans Paris Match la tenue du conseil municipal ce jour.

Quant à nos concitoyens, ils sont tout simplement stupéfaits à l’idée d’une telle perspective.

En conclusion, vous avez le choix : le choix entre, d’une part discipline, docilité, et d’autre part lucidité, courage et fidélité à vos convictions. Les moments qui viennent seront les vôtres, individuellement, ils vous donnent une opportunité de ne pas entrer dans l’histoire communale par un soupirail, sachez- vous en saisir !

Nous encourageons solennellement et en toute sympathie chacune et chacun à être soi-même et, en femme libre ou en homme libre, à se prononcer en son âme et conscience lorsque les circonstances nous en serons données dans les semaines et les mois qui viennent, en commençant par voter en faveur de l’amendement que Judith Shan va vous exposer dans un instant.

Je vous remercie

 

 

Un CDI à flexibilité contrôlée

Instituer un Contrat à Durée Indéterminée à Flexibilité Contrôlée dont le sort, sur une période donnée (3 à 5 ans), serait lié à celui de la réalité des performances de l’individu et de l’entreprise, et à la réalisation de son projet multiannuel.

 

87% des emplois actuels sont sous CDI. En revanche 90 % des embauches se font sous forme de CDD, de plus en plus courts, ce qui montre bien les craintes qui entourent le CDI. L’incertitude concernant l’évolution du chiffre d’affaires de l’entreprise en est la cause. Ce besoin de souplesse face aux aléas du marché est légitime.

C’est pourquoi il nous semble utile d’aider les entreprises à « gérer » cette incertitude au niveau des contrats de travail eux-mêmes. Des expérimentations sociales pourraient être faites pour voir leurs effets sur la création d’emplois.

Par exemple, établir un contrat quasi-unique, à durée indéterminée et à flexibilité contrôlée permettrait de rompre avec notre système actuel qui oppose deux catégories de salariés, les CDI et les précaires. Le CDD resterait alors strictement réservé aux remplacements temporaires ou aux emplois saisonniers et intermittents. Les jeunes y seraient sensibles. D’autres  pistes de réflexion sont aussi sur la table : citons l’extension de l’actuel compte personnel d’activité à tous les droits sociaux acquis au cours de sa vie professionnelle. Cela pourrait favoriser les évolutions de carrières. Expérimentons quelques pistes et regardons leur effet sur l’emploi.

Un nouveau contrat de travail : le CDI à flexibilité contrôlée (CFC)

L’objectif est de concilier la sécurité dont a besoin chaque individu (2° niveau de base de la pyramide de Maslow), avec la flexibilité dont ont besoin les entreprises pour assurer leur pérennité.

Le principe est celui d’un contrat à durée indéterminée lié à des objectifs de performance collectifs et individuels régulièrement évalués sur la durée d’un projet global d’entité :

  • Contrat à durée indéterminé unique avec un modèle par branche (prop Badinter – LyonCaen)
  • Conclu dans le cadre d’hypothèses économiques et d’un Projet d’entreprise ou d’entité validé par les partenaires sociaux et enregistré auprès d’une autorité donnée
  • Obligatoirement piloté par la ligne hiérarchique opérationnelle
  • Interruptible selon rupture conventionnelle durant la durée du Projet (typiquement 3 ans) en fonction des performances réelles de l’individu et de l’entreprise
  • Automatiquement converti en CDI classique en fin de période convenue au Projet

Bénéfices collatéraux :

  • Ce CFC et sa phase préalable liée au projet d’entreprise dispense de fait du recours à de multiples CDD renouvelables, et allège d’autant la charge administrative de l’entreprise.
  • Un pilotage régulier des collaborateurs prévient le stress et le burnout, et accroit leurs chances de réussite.

Dans quel contexte appliquer ce nouveau CFC ?

Seules seraient éligibles au CFC les entreprises acceptant le dépôt de leur plan multiannuel et s’engageant, preuves à l’appui, à un pilotage traçable de leurs salariés, le tout sous confidentialité.

Le nouveau CFC s’appliquerait par essence aux nouveaux emplois d’investissement et aux nouveaux emplois de production. Reste à déterminer dans quelle mesure il pourrait également s’appliquer aux emplois de substitution mais a priori rien ne s’y oppose.

Reste également à évaluer si les dispositions de ce nouveau CDI pourraient s’appliquer rétroactivement aux emplois existants mais cela parait difficile dans la mesure où cela reviendrait à modifier unilatéralement les conditions d’un contrat de travail.

Il convient enfin de lier l’introduction de ce nouveau contrat au contexte de flex-sécurité que les pouvoirs publics cherchent à mettre en place depuis des années. A mi-chemin entre une politique purement libérale et un politique arc-boutée sur les situations acquises, une troisième voie se dessine via une politique de répartition dans laquelle la puissance publique incite et finance la croissance d’effectifs, la formation professionnelle, les investissements, les reconversions et les relocalisations des entreprises. Ce financement serait assuré par des ressources fiscales et mis en œuvre sous forme de prêts ou de subventions accordées par les Régions et par BPIFrance.

Café-débat « L’ALTERNATIVE MONTEBOURG » MERCREDI 22 JUIN à 19H30 à BILLANCOURT

Café-débat
« L’ALTERNATIVE MONTEBOURG »
en présence de l’auteur Antonio Rodriguez
le MERCREDI 22 JUIN A 19H30

A BILLANCOURT

BRASSERIE DE L’AVENUE, 94 Avenue du Général Leclerc
92100-BOULOGNE-BILLANCOURT
Métro LIGNE 9 station BILLANCOURT sortie en tête de train

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Il s’est battu contre les multinationales. Il a défendu le « Made in France » et en a fait son héritage. Il a combattu l’austérité, s’est heurté à François Hollande et à Bruxelles. À Bercy, Arnaud Montebourg a montré une autre voie pour la sortie de crise. En vain. Il a prêché dans le désert.

De l’échec de la nationalisation de Florange aux succès du redressement productif, le livre l’Alternative Arnaud Montebourg, écrit par Antonio Rodriguez, journaliste à l’AFP, dresse le bilan de son action au gouvernement.

Depuis qu’il a quitté son ministère, Arnaud Montebourg poursuit son combat. Il se pose désormais en alternative à la politique économique menée ces dix dernières années, qu’il désigne comme le « sarkhollandisme » et qu’il rend responsable de la hausse du Front National.

Le 16 mai dernier il a lancé au Mont Beuvray le « Projet France ». En quelques clics sur www.leprojetfrance.fr , vous pouvez voter pour des propositions, soumettre au vote vos propres suggestions et ainsi contribuer à un grand projet fédérateur pour notre pays.

L’Alternative, le Projet France, mais aussi les Primaires : nous en débattrons ensemble le 22 juin en présence d’Antonio Rodriguez, auteur de l’Alternative Montebourg.

Entrée libre

Fusion BB Issy – vous avez dit « concertation » ?

sans commentaire…

 

Boulogne-Billancourt – Extrait du PV du Conseil Municipal du 7 avril 2016

M. BAGUET : […] Il ne faut pas s’interdire de réfléchir dans le monde actuel. Il n’existe aucune obligation d’aboutir. En revanche, nous avons une obligation de réflexion. Nous devons aussi écouter et échanger. En outre, nous réalisons en ce moment même des études financières, juridiques et d’harmonisation fiscale. Aucune décision ne sera donc prise sans avoir consulté l’ensemble de ces documents. Bien entendu, les questions d’hommes, de couleur politique ou de nom de ville se posent. Certes, ces facteurs sont importants. Pour autant, ils ne sont pas essentiels. Le plus important est de savoir quel type de mission nous devons assumer et porter pour nos concitoyens.

Bref, la réflexion est en cours et je vous tiendrai régulièrement informé de son évolution. Je recevrais également Monsieur GABORIT et Monsieur PUIJALON (Président du groupe d’opposition PS à Issy-les-Moulineaux) pour évoquer ce regroupement. Je reste à la disposition de tous pour parler de ce sujet. Vous pouvez également commencer à y réfléchir et à en parler autour de vous, de sorte à bénéficier d’ores et déjà de retours. Certains m’ont d’ailleurs envoyé des courriels sur cette question. Voilà donc le point d’information dont je voulais vous faire part, sachant que toute réflexion est bonne à prendre. Qui souhaite intervenir sur ce sujet ?

M. GUIBERT : La loi a été faite pour favoriser les fusions de petites communes, plutôt que des grandes. Je rappelle en effet qu’il existe 36 000 communes en France et autant dans tout le reste de l’Union européenne. Ces fusions sont donc parfois nécessaires. D’autre part, vous savez que les électeurs sont très attachés aux élections municipales, bien plus qu’aux élections régionales ou départementales. J’en veux pour preuve le taux de participation aux municipales, qui se situe généralement très haut, en deuxième position après la présidentielle.

Par ailleurs, beaucoup d’entre nous travaillent en entreprise et ne sont pas forcément des professionnels de la politique. Nous devons donc nous prémunir d’une chose face à ce type d’opération : le reflexe des citoyens exposés à un fait accompli et à une décision venant « d’en haut », qui leur serait imposée. Aussi, même si le référendum est difficile – sachant que ce n’est pas forcément la meilleure solution – notre groupe insiste sur une concertation fine, profonde, durable et sincère, à l’issue de laquelle les décisions qui seront prises le seront de manière consensuelle et collaborative. En clair, nous pourrions très bien nous passer d’un référendum. Je vous remercie.

M. BAGUET : Merci, Monsieur GUIBERT. Cette question parmi d’autres fera l’objet de nos échanges à venir. Je rappelle également que nous sommes élus pour représenter nos concitoyens et que nous n’avons pas été élus avec un mandat impératif. Cela est très clair.

En revanche, il est hors de question de décider seul dans son coin, car beaucoup trop de suspicions entourent la classe politique au sens large du terme pour se risquer à prendre ce genre de décision en petit comité. C’est pour cette raison que j’en parle de façon très transparente et de manière publique. Encore une fois, nous n’avons aucune obligation d’échéance puisque nous savons très bien que nous ne pourrons pas percevoir les incitations du Gouvernement, même si elles ont été prorogées jusqu’au 30 juin 2016. Nous n’avons donc pas à courir après quelque chose auquel nous n’aurons pas droit. Cette réflexion doit avoir lieu dans l’échange et dans la concertation, de sorte à débattre tranquillement des points négatifs et positifs. Chers collègues, je vous remercie. La séance est levée.

CONFERENCE-DEBAT SUR L’EMPLOI à Boulogne-Billancourt le 24 mai.

L’association INVIVO organise le mardi 24 mai 2016 à 20h30 à l’Espace Landowski une conférence sur le thème :

« Emploi, chômage, a-t-on vraiment tout essayé ? »

« La société civile témoigne. »

Qu’est ce qui a été fait, qu’est-ce qui peut encore être fait pour l’emploi au niveau national et local ? Comment font les pays voisins ? Quels freins existent pour l’emploi, quelles pistes sont à étudier ?

Autant de sujets primordiaux dont chaque citoyen pourra se saisir.

 

Invités :

Charlotte Dekeyser, Fondatrice du club pour enfants boulonnais ArcoIris www.clubarcoiris.fr

Mathieu Plane, Directeur adjoint du Département analyse et prévision de l’OFCE,

Stanislas De Bentzmann, Président de Dévoteam et de CroissancePlus,

 

Entrée libre

Espace Landowski

Niveau -1, 28 Avenue André Morizet, 92100 Boulogne-Billancourt

Accès :
Métro : ligne 9 (Marcel Sembat) / ligne 10 (Boulogne Jean-Jaurès)
Bus : 126 – 175 – SUBB (Hôtel de ville de Boulogne-Billancourt)

 

A propos de InVivo

L’association culturelle IN VIVO fondée en 2009 « a pour objectif de contribuer à la compréhension de la société contemporaine, au renouveau du débat sociétal, à la formulation de propositions. »

Site internet : http://invivo-asso.fr

facebook : https://www.facebook.com/invivoasso/

twitter : @InVivoAsso

Contact : 06 84 52 04 00

30 propositions pour les TPE-PME #LoiTravail

Le GSE (Groupe Socialiste d’Entreprise) TPE-PME rassemble des militants socialistes, entrepreneurs ou salariés de TPE & de PME et formule régulièrement des avis et propositions.

Une TPE ou une PME n’embauche que lorsque son niveau d’activité le justifie. Rappelons que 75 % des salariés de notre pays travaillent dans des entreprises de moins de 200 personnes. La baisse du chômage passe donc d’abord par le soutien de l’activité des TPE / PME.

Bon nombre d’observateurs et de chefs d’entreprise, dont nous sommes, soulignent que l’embauche en TPE-PME dépend avant tout du carnet de commandes, puis de la volonté effective des entrepreneurs de développer et de faire croître leurs sociétés et seulement ensuite du contexte législatif et fiscal.

L’enjeu est donc là, et la bataille contre le chômage se situe dans ces entreprises. Les TPE et les PME souffrent de 3 causes majeures de déséquilibre :

  1. Une demande atone, des cycles commerciaux qui s’allongent et qui se complexifient, des clauses contractuelles de plus en plus contraignantes,
  2. Des ressources humaines sur le fil du rasoir, surchargées, contraintes d’effectuer des tâches relevant d’une qualification moindre faute de personnel qualifié en place ; cela se combine avec une difficulté à recruter des ressources spécialisées alors même que des fonds ont été levés.
  3. Des finances fragiles, des fonds propres insuffisamment élevés et une trésorerie affaiblie par des délais de paiements encore trop longs.

D’où les propositions que nous formulons  et qui sont issues :

  • Du Livre Blanc publié par le GSE TPE PME en 2015,
  • De considérations nouvelles faisant suite aux annonces de janvier 2016 (plan d’urgence pour l’emploi) et de février 2016 (avant-projet de loi travail),
  • D’échanges permanents et informels avec des entrepreneurs,
  • D’auditions menées par le GSE TPE PME durant l’année 2015, ayant porté sur les opportunités et perspectives d’implantation ou de réimplantation d’activités industrielles sur le territoire français.

Leur synthèse est téléchargeable en cliquant sur ce lien.

Leur détail est disponible dans le cadre d’entretiens de présentations plus approfondies.

Loi #Travail : on continue à creuser au delà du fond ?

Une tournure inquiétante

Ce qui est annoncé depuis le début de la semaine sur la réforme du droit du travail nous inquiète au plus haut point.

Certains des éléments de la future loi Travail sont des avancées innovantes, comme par exemple le referendum d’entreprise, lorsqu’il s’agit de mettre fin à une situation de blocage ou de conflit corporatiste ou syndical. Les questions soulevées par le débat actuel et notamment celles qui portent sur la flexi-sécurité, sur la formation professionnelle tout au long de la vie, sur le fait syndical, sur la simplification administrative ou encore sur la rationalisation des branches nous paraissent pertinentes.

Mais, que voit-on poindre également à l’ordre du jour de cette réforme ?

  • Une inversion complète de la hiérarchie normes visant à donner priorité à l’accord d’entreprise sur l’accord de branche sans distinction de taille ;
  • la facilitation des licenciements et la barémisation des indemnités aux prud’hommes ;
  • l’assouplissement ultime de l’encadrement du travail et des 35 heures, avec une possibilité de travailler 48 voire 60 heures une même semaine ;
  • le tout avec menace de vote bloqué et de recours au 49-3…

Nous rappelons que nous avons élu François Hollande et les députés socialistes en 2012 sur la foi d’un programme qui prévoyait, outre la défunte renégociation du traité européen et la regrettée réforme fiscale fusionnant IRPP et CSG :

  • La création d’une taxe sur les transactions financières,
  • La création d’une agence européenne de notation,
  • Des règles de réciprocité commerciale en matière sociale et environnementale,
  • La mise en place d’un dispositif de notation sociale des grandes entreprises,
  • L’interdiction de procéder à des licenciements boursiers dans certaines circonstances.
  • la prééminence du dialogue social

 

Il n’était envisagé ni d’abroger les 35h, ni de faciliter les licenciements.

Les annonces de cette semaine, si elles se confirmaient, seraient économiquement inefficaces voire ineptes et politiquement dévastatrices voire suicidaires.

En particulier, l’hypothèse s’une primauté donnée à l’accord d’entreprise en TPE appelle deux commentaires :

  1. Une telle inversion entraînerait en TPE un certain déséquilibre du rapport de forces entre le patronat et les employés, avec les craintes ou les risques de pression et de chantage que l’on imagine. Ce ne serait bon ni pour le moral, ni pour les performances.
  2. Et surtout, un problème de faisabilité : un parton de TPE a autre chose à faire que de s’embarquer dans une négociation sociale spécifique, et il n’en a pas toujours les compétences en matière juridique. Risque de s’en suivre des pertes de temps pour des résultats susceptibles d’exposer négativement l’entreprise. Bref là encore, du perdant-perdant.

Sans parler des effets dévastateurs en matière de qualité de vie professionnelle et de burnout de l’extension quasi-illimitée de la durée quotidienne ou hebdomadaire du travail.

Il y a deux ans le patronat nous a déjà fait croire qu’il pouvait embaucher 1 million de personnes en contreparties d’allègements de charges fiscales et de cotisations sociales. 40 milliards d’€ d’allègements plus tard, nous n’avons toujours rien vu, ou très peu, et le chômage ne régresse pas.

Donc pourquoi croire le MEDEF, et surtout pourquoi l’écouter et a fortiori pourquoi céder, lorsqu’il réclame maintenant l’abrogation des 35 heures, la facilitation des licenciements économiques et la sécurisation des indemnités aux prud’hommes ? C’est un leurre.

 

Pourquoi un tel décalage ?

Ces nouvelles mesures ont été pensées par des technocrates qui n’ont jamais mis durablement les pieds dans une entreprise, ni effectué le moindre recrutement, ni jamais couru après un contrat ou après un paiement, et qui n’ont jamais eu à annoncer à quelqu’un qu’il allait devoir perdre son travail. Ces nouvelles mesures ont été conçues sous l’emprise des lobbys patronaux, sur des croyances issues d’une pensée unique néo-libérale dépassée et dans un contexte désespéré de positionnement électoraliste, à défaut de réel socle idéologique.

Alors que fait-on maintenant avec la loi #Travail : on continue à creuser au delà du fond, ou on se ressaisit ?

Il existe des alternatives, imaginées par des entrepreneurs socialistes, des alternatives qui allient performance économique, progrès social et efficacité électorale. Nous les publierons prochainement.

Conseil Municipal du 11 février 2016 – Question orale relative aux pépinières d’entreprises.

Monsieur le Maire, chers collègues,

Une pépinière d’entreprises (ou hôtel d’entreprises) est une structure destinée à faciliter la création d’entreprises en apportant un soutien technique et financier, des conseils et des services aux porteurs de projets. Ces services consistent le plus souvent à proposer des bureaux, parfois des locaux d’activités ou de stockage, des services logistiques mutualisés (accueil, salles de réunions, courrier…) et des services d’accompagnement (conseils, formation, intégration dans les réseaux économiques,…). Soutenues par des acteurs publics, elles appliquent une tarification avantageuse pour une période limitée (en général à 5 ans maximum).

Dans votre programme « Ensemble poursuivons notre élan » en fin de page 5, vous promettez de créer « une pépinière d’entreprises spécialisées dans l’économie numérique ».

Rappelons, en référence à la définition que j’ai indiquée précédemment, qu’une pépinière d’entreprise n’est pas une structure de coworking type Kwerk (Route de la Reine), ni un incubateur privé tel que celui installé dans les locaux de l’ESSCA et qui existe depuis bien longtemps, ces deux entités étant par ailleurs fort estimables. Ce n’est pas non plus un « accélérateur de croissance » tel que celui dont peut s’honorer la ville de Sèvres.

La pépinière d’entreprise marque l’engagement et le soutien de l’acteur public envers les jeunes entreprises. C’est par exemple le cas de celle située à Issy-les-Moulineaux, qui ne désemplit pas, ou de la Silver Vallée implantée à Ivry-sur-Seine. Des structures mixtes existent également dans le cadre d’opérations de mécénat d’entreprise ou autres.

Notre commune a vocation à se distinguer non seulement par son histoire et son potentiel culturel, mais aussi par sa vitalité économique. Cette vitalité se traduit, vous ne manquez pas de le souligner, par la présence sur le sol de notre ville de sièges sociaux de nombreuses grandes entreprises et de multiples TPE, PME ou ETI (Entreprises de Taille Intermédiaire).

De nombreux jeunes, ou moins jeunes, boulonnais sont porteurs de projets de création et sont obligés de « s’exiler » dans les pépinières parisiennes, situées en général au nord-est de la capitale, à près d’une heure de transports en commun de Boulogne-Billancourt. Une pépinière d’entreprise située dans notre ville répondrait à leurs attentes, leur permettrait de consacrer deux heures de plus chaque jour à leur projet, et dynamiserait notoirement l’image de notre cité. Le numérique ou l’une de ses déclinaisons : e-santé, culture, relation-citoyen pour ne citer que quelques exemples, en serait un excellent thème.

D’où notre question aujourd’hui :

Quand allez-vous engager la création d’une pépinière d’entreprises spécialisées dans l’économie numérique, telle que mentionnée dans votre projet électoral de 2014 ?

 

Je vous remercie,

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Dans sa réponse, M. Jean-Claude Marquez, maire adjoint (Contrôle de gestion, Evaluation des politiques publiques, Informatique et Numérique) à confirmé la création prochaine d’une pépinière d’entreprise dans le quartier du Pont-de-Sèvres. Nous l’en remercions, nous nous en félicitons et nous ne manquerons pas d’en suivre de près le développement.

 

Un peu plus de respect, un peu moins de populisme

Lors du conseil municipal du 11 février dernier a été présenté le rapport sur les orientations budgétaires pour l’exercice 2016.

Un document complet, sérieux, et qui dans les trente premières de ses quarante pages dresse un bilan global de la situation nationale des collectivités.

Page 7 à 9, on y note d’ailleurs un rappel des résultats encourageants obtenus par le gouvernement ces dernières années, en matière de réduction des dépenses publiques.

Mais alors pourquoi, par deux fois, ces éruptions de démagogie et de populisme ?

  • page 4 « La double peine infligée aux collectivités territoriales… »
  • page 29 « Le matraquage financier frappe aussi le bloc communal… »

« La double peine », « Le matraquage financier ». Mais que viennent faire de telles expressions dans un document de gestion ? Quel aveu de faiblesse, quel sentiment de victimisation de la part de ses auteurs et de leurs commanditaires ! Et quel mépris, quel manque de respect pour celles et ceux qui font des efforts pour fonctionner à subventions ou à budgets restreints.

Aucune reconnaissance, aucune valorisation, juste une expression plaintive de la part d’une des communes les plus riches de France. On eût apprécié un peu moins d’émotion, un peu moins de populisme facile, un peu plus de valorisation et un peu plus de respect.

C’est pourquoi je suis intervenu lors du CM pour demander que ces expressions « La double peine infligée… », « Le matraquage financier frappe… » soient remplacées par « La participation de la ville à l’effort national de redressement des comptes publics se traduit par… ».

… sans avoir pour autant la cruauté de rappeler à qui notre pays doit le creusement de sa dette de 600 Milliards d’Euros entre les années 2007 et 2012.