Bien gérer…

Conseil municipal du 6 février 2020

Intervention relative à la délibération n°3 relative au budget, que notre groupe n’a pas voté.

Monsieur le Maire, Chers collègues,

Lors du dernier conseil municipal le 23 janvier, nous ne sommes pas intervenus puisqu’en fait il n’y a pas eu de débat. Et nous avons vu dès le lendemain dans quel désarroi cela vous plongeait, comme en a témoigné un tweet de notre premier adjoint. Comme si nous étions la seule source de propositions dans cette assemblée ! Ne voulant pas vous décevoir plus longtemps, nous allons pour ce dernier conseil de la mandature, revenir sur ce que nous inspire ce budget et plus généralement la gestion qui fut la vôtre depuis maintenant 12 ans, et proposer quelques pistes de réflexion.

La ville croule sous les médailles distinguant son auto-proclamée « bonne gestion »

Médailles dont aucun d’entre nous n’avait d’ailleurs entendu parler auparavant.

Qu’est-ce qui caractérise la gestion municipale actuelle ?

Certainement pas la stratégie ou la vision que vous portez pour notre ville à horizon de 5 ou 10 ans, nous n’en avons jamais entendu parler.

Cette gestion se caractérise en creux, par ses manques et par ses insuffisances :

  • On dépense moins que prévu car les effectifs ne sont pas pourvus à 100%, faute d’attractivité de la ville : entre autres, il est cher de s’y loger pour le personnel communal.
  • On s’y prend mal : 15% de logement sociaux alors que la loi en demande 25%. Si la Ville n’avait pas dû s’acquitter de 5,7 millions d’euros en 2019 et de 6 millions d’euros en 2020 au titre de la pénalité SRU, nous disposerions de 12 Millions d’Euros de plus.
  • On a sous-investi ou dépensé mal à propos
    • 300000 € pour une fusion avec Issy-les-Moulineaux, un projet sorti du chapeau et abandonné au bout de quelques mois
    • Le château de Benais est en sursis : on continue à payer, nos enfants ne peuvent plus en bénéficier
    • Fermeture du TOP, des bains-douches, du CDIFF, on vient d’en parler.

Et quand on passe à l’action, que voit-on ?

Un stade pharaonique de 70 M€, alors que notre ville compte des gymnases vétustes, sans gradins pour les parents, autant d’équipements qui ne demandent qu’à être rénovés.

On va dépenser 1,15 million € par an pour une équipe de basket à Levallois alors que la subvention allouée à l’ACBB, toutes sections confondues, est de 2,4 millions €. Cette subvention pourrait donc être augmentée de 50%, pour le bénéfice de tous nos concitoyens et de tous les sports.

Vous vous lamentez que l’État vous prend votre argent mais vous ne dépensez même pas le budget voté par votre propre majorité.

Alors, « Bien gérer » à nos yeux, c’est dépenser ce qui doit l’être, quand ça doit l’être et où ça doit l’être, dans l’intérêt général, dans l’intérêt du plus grand nombre et pas seulement de celui d’une clientèle électorale.

Pour nous, une bonne gestion, une gestion non frileuse, ce serait une gestion qui dépasserait la vision comptable pour faire vivre un projet soutenu par un budget :

  • durable et ambitieux, comme à Lille par exemple (40% sur l’éducation, le social et le sportif, 30% sur le cadre urbain, 17% sur la culture et l’économie…)
  • sincèrement participatif comme à Paris, et cela va bien au-delà des stand-ups et des faux étonnements en réunion de quartier

Certes cela bouge un peu en fin de mandat mais surtout, on peut faire plus (et sans augmenter les impôts) ! Il y a un excédent de 21 millions d’euros à fin 2019 et la dette est faible. S’il l’on ajoute l’amende SRU cela fait 33 millions.

La ville pourrait faire bien plus si elle ne se lance pas dans la construction du stade et si elle n’a plus à payer d’amende pour défaut de logement sociaux :

  • Pourquoi n’embauche-t-on pas plus d’animateurs ?
  • Pourquoi des gens attendent-ils un logement social pendant des années ?
  • Pourquoi ne pas mettre le paquet sur le bio dans les cantines ?
  • Pourquoi les jeunes parents doivent ils franchir un véritable parcours du combattant pour disposer d’une place en crèche ?
  • Pourquoi ne pas rénover les gymnases ou ne pas construire de deuxième piscine ?
  • Pourquoi ne pas prendre plus de mesures pour limiter les embouteillages, la pollution ?
  • Pourquoi vouloir abattre les arbres du cimetière alors que nous manquons cruellement d’espaces verts ?
  • Pourquoi le SUBB n’est-il toujours pas électrifié ?
  • Pourquoi retarder sans cesse la construction de vraies pistes cyclables connectées entre elles ou de zones piétonnes ?
  • Pourquoi ne dispose-t-on pas de plus de lieux de rencontre et de travail pour les associations ?
  • Pourquoi ne pas rénove pas le TOP, en faire un véritable lieu de culture populaire ?
  • Pourquoi laisser le château de Benais plus longtemps à l’abandon
  • Pourquoi ne pas déployer dans toute la ville, dans chaque quartier, une approche par projets, permettant à tous ceux qui le souhaitent de s’impliquer dans la vie et dans le développement de leur cité ?

Voilà M Le Maire, chers collègues, quelques exemples de ce qui, à nos yeux, aurait caractérisé une bonne gestion, et qui vaudrait toutes les médailles du monde.

Et enfin, puisque c’est la dernière fois que je prends la parole dans cette assemblée, et que je ne siégerai plus dans l’opposition après les prochaines élections, permettez-moi Monsieur le Maire, chers collègues de rendre hommage à votre écoute et aux rapports la plupart du temps cordiaux que nous avons entretenus au cours de ces six dernières années. J’en garderai un excellent souvenir.

Je vous remercie.

Poudre aux yeux.


Il y a une différence entre la ville, telle qu’on la lit dans le magazine BBI et la ville, telle qu’on la vit en conseil municipal. Prenons deux exemples : le conseil communal des enfants et le débat d’orientations budgétaires.

Dans le guide des activités 2019/2020 page 10 on peut lire « 38 élèves de CM1 et CM2 […] sont force de proposition auprès du conseil municipal […]. ». Quand ces élèves ont-ils été élus, quand se sont-ils réunis, de quels sujets ont-ils débattus ? En avez-vous entendu parler ? En bientôt six ans, de combien de mesures proposées par le conseil communal des enfants a-t-on débattu en conseil municipal ? Zéro.

Dans le n° 474 de ce magazine (Mars 2019) est narré page 38 le « Débat sur les orientations budgétaires » (DOB). Il s’agit là d’une étape obligatoire dans l’adoption du budget. L’article indique que « les conseillers municipaux sont invités à débattre… grandes tendances … » et laisse entendre qu’un débat plein et entier a eu lieu et que, « les conseillers municipaux ont ainsi les informations utiles pour motiver leur vote ultérieur… ». Mais dans la réalité, il n’y a pas de débat. Comme l’a relevé Pierre Gaborit en séance, nous sont présentés comme un fait accompli les différentes composantes du budget. Et de toutes façons, aucun conseiller municipal de la majorité ne se risquerait à prendre la parole pour débattre, amender ou contredire quoique ce soit ! Au passage, le Maire se lamente une fois de plus de l’attitude de l’Etat et de la baisse des dotations publiques, lui qui, par ailleurs et comme tous ceux de son camp, réclament avec force la baisse des dépenses publiques dès qu’ils entrevoient un micro ou une caméra. Beaucoup de poudre aux yeux mais dans la réalité, du débat : Zéro.

Une municipalité audacieuse, voire seulement courageuse, organiserait un vrai débat participatif sur les questions budgétaires, comme le vivent avec succès nos voisins parisiens. Mais il est vrai que ce serait courir le risque de voir retoquées des décisions telles que la fermeture du TOP, la vente du château de Benais, la fusion avec la commune voisine ou la construction d’un pharaonique Palais des Sports. Mieux vaut donc donner l’illusion du débat, de la démocratie et de la bonne gestion, et faire au mieux-disant comptable. Certes, toute publication d’une collectivité territoriale n’échappe pas à son destin : elle est au service de la majorité en place, quelle que soit la couleur politique de celle-ci. C’est de bonne guerre. Mais où se situe la limite entre la communication et l’esbrouffe ? Les boulonnais jugeront.

Intervention relative au « Rapport 2018 sur la situation en matière de développement durable »

INTERVENTION EN CONSEIL MUNICIPAL DU 21 FEVRIER 2019

Délibération n° 5 : Rapport 2018 sur la situation en matière de développement durable

Monsieur Le Maire, cher collègue

Cela fait je crois la 3° année que j’interviens pour souligner la faiblesse du rapport qui nous est présenté.

Nous avons déjà mentionné son caractère fourre-tout, résultat d’une démarche assez besogneuse de collecte de tout ce qui peut ressembler de près ou de loin à du développement durable, pour qui n’y connait rien.

En premier, ce qui saute aux yeux, comme l’évoquais mon collègue François Thellier à l’instant, c’est l’absence quasi-totale d’indicateurs, que ce soit sur les émissions de GES, des consommations énergétiques, des consommations papiers, le pourcentage de bio dans les cantines, des km de pistes cyclables aménagées, les voies piétonnes etc. etc. A l’exception de deux graphiques page 15 sur les consommations d’énergie et la moindre émission de CO2.

« Mais où va-t-il chercher tout ça ? » allez-vous penser …

Les sources sont nombreuses. Cela pourrait être la référence mondiale, à savoir le norme ISO 26000 et les indicateurs du GRI (Global Reporting Initiative), et il y a aussi pléthore de très bons rapports disponibles sur Internet.

Mais n’allons pas si loin.

Je vous recommande de lire et de vous inspirer d’un excellent document, qui est celui d’une collectivité territoriale, à savoir le département des Hauts de Seine. On y trouve à la fin 6 ou 7 pages d’indicateurs qui illustrent et explicitent, sur plusieurs années, la situation et les avancées en matière de DD. http://my.hauts-de-seine.fr/rapportDD/

Comment se fait-il M Le Maire que, en tant que 3° VP du département, vous puissiez approuver ce document tout en étant aussi peu exigeant au sein de votre commune ?

En second, et je m’en tiendrai là, je vous invite à relire les « perspectives 2018 » qui figuraient en conclusion du rapport 2017, page 37.

  • Mettre en place un PDA (plan de déplacement de l’Administration)… : dans le rapport 2018 : rien, pas une référence à un PDA,
  • Poursuivre les efforts quant à l’augmentation des produits locaux et biologiques dans la restauration scolaire : mention d’un objectif de 15% page 49, mais on ne sait pas ce qu’il en est dans la réalité
  • Etudier la rénovation du bâti municipal : quelques réalisations page 15, mais qui répondent bien faiblement à la promesse de « Etudier la rénovation du bâti municipal », dont on attendrait qu’elle se traduise par un schéma directeur et un plan multi-annuel
  • Développer la place de l’agriculture urbaine : rien vu
  • Expérimenter le tri, le recyclage et la valorisation des déchets organiques : rien vu

Et enfin, je vous invite à ouvrir le rapport 2018 page 51/52  et à les comparer avec les « perspectives 2018 ». et là, que trouve-t-on ?

  • Mettre en place un PDA (plan de déplacement de l’Administration)…
  • Poursuivre les efforts quant à l’augmentation des produits locaux et biologiques …

C’est exactement la même chose, c’est un copier-coller, vous vous moquez du monde !

Je regrette le manque de respect ainsi affiché en regard des questions environnementales. Cela montre à quel point, au-delà des mots et du minimum obligatoire, cette municipalité est insensible et indifférente à la préservation de l’environnement. Et cela au bout de presque deux mandatures, 11 années d’exercice du pourvoir. Quel triste constat.

Pour un ISF 2.0

La réforme de 2017 a supprimé l’ISF sur le patrimoine mobilier, sans contrepartie tangible en matière d’investissements dans les TPE/PME, contrairement à l’argumentation de l’époque.

Ce fut une erreur, voire une faute. Pourtant, il n’est pas envisageable de revenir à l’ISF ancienne version, pour des raisons politiques et symboliques.

Le Président et le gouvernement rechigneront à se déjuger, et tous les conservateurs vont à nouveau pousser des cris d’orfraies si l’ISF ancienne mouture fait son retour. Ne leur donnons pas cette opportunité.

Il convient donc d’imaginer une disposition nouvelle constituant une sortie par le haut pour toutes les parties prenantes.

Cet « ISF 2.0 » pourrait prendre la forme d’une contribution de solidarité des plus aisés, taxant les flux plutôt que les patrimoines, protégeant intelligemment l’outil de travail et les TPE/PME/ETI familiales.

Par exemple : une TVA majorée sur les objets de luxe, une TVA sociale, une CSG « verte » ou « de solidarité » sur les revenus financiers au delà d’un plancher donné « petit épargnant », un malus et/ou une TVS (Taxe sur les Véhicules de Société)  écologiques majorés sur les grosses cylindrées, une taxe carbone aux frontières de l’UE etc.

 

La République à l’arrêt

« les gilets jaunes sont dans la rue »  « partis politiques et syndicats ne représentent plus rien » : comment en sommes-nous arrivés là ?

« 30 ans qu’on a rien fait »… revenons seulement 12 ans en arrière.

Je n’attendais rien de Sarkozy. Je n’ai donc pas été déçu. J’ai été impressionné toutefois, par la vulgarité constante de son comportement et de ses propos, par les 600 Milliards (30% du PIB) d’accroissement de dette publique qu’il nous a laissés, par le nombre d’affaires politico-financières dans lesquelles il est encore impliqué, par le nombre de ses proches qui le sont également, qu’il s’agisse de son ancien ministre de l’intérieur, parachuté malheureux aux législatives de 2012 dans notre circonscription, ou bien encore de son ancien premier ministre, lui aussi englué dans des mises en examen.

J’attendais beaucoup de François Hollande. Sa sympathie, son affabilité légendaires ont été à la hauteur de ces attentes et ont positivement corrigé l’image présidentielle laissée par son prédécesseur. Le discours du Bourget semblait sceller la réconciliation des deux gauches. Ses toutes premières réformes (fiscalité, retraites, travail, mariage pour tous, école) ont été réussies. Mais dès 2013/2014 sont apparus des écarts grandissants avec le projet sur lequel lui et sa majorité parlementaire avaient été élu. En ont résulté dissensions internes, frondes, discrédit dans l’opinion, sanctionnés par quatre défaites électorales cinglantes, sur fond d’apathie totale au sein du Parti Socialiste, le tout étant conclu par une abdication en fin de quinquennat et un cataclysme électoral en 2017.

Lire à ce propos le magnifique livre d’Aquilino Morelle (L’Abdication, Editions Grasset 2017)  ou bien plus modestement, mon témoignage militant (Le grand gâchis)

La déception a été à la hauteur des espoirs soulevés en 2012 et de l’énergie militante dépensée avant comme après cette élection. Hollande aujourd’hui, tout à la promotion de son dernier livre, me donne une impression de déni de son propre bilan. Il n’est ni De Gaulle, ni Mitterrand, ni même Chirac. Comment peut-il espérer revenir un jour sur le devant de la scène politique ?

J’avais un certain espoir en Emmanuel Macron. Après avoir fait campagne pour Benoit Hamon en 2017, je m’étais résolu à penser que le nouveau président ferait réellement bouger les lignes. Son livre (Révolution, Editions XO 2016) exposait une analyse lucide de la situation et contenait quelques propositions intéressantes (sur le chômage, sur la réforme territoriale).

Dix-huit mois après, au tiers de son mandat, malgré quelques réformes courageuses, la déception est là encore immense.

Des cadeaux fiscaux insensés (abolition de l’ISF, abandon de l’exit tax, imposition uniforme des revenus du capital) profitent aux 1% voire au 1 pour mille des plus riches. Cela représente un manque à gagner de 5 Milliards d’Euros de recettes publiques. Et en même temps, l’hôpital public ou la justice, pour ne citer qu’eux, manquent cruellement de moyens. C’est le retour d’ascenseur au centuple des financements reçus pour sa campagne électorale, c’est le péché originel de Macron, comme l’ont été la loi TEPA pour Sarkozy ou le renoncement à la renégociation du Traité Européen pour Hollande.

Ce sont des taches indélébiles, des boulets dont il est difficile de se remettre. Sans évoquer le « parler cash » du président ou les mises en scènes faussement spontanées type « pognon de dingue ».

Tout cela occulte les améliorations de pouvoir d’achat résultant de transferts de charges : accroissement de la CSG, disparition des cotisations salariales URSSAF et Pôle Emploi, fin programmée de la Taxe d’habitation. La loi PACTE, la réforme territoriale, celle des institutions se font attendre. Le double discours sur les questions écologiques est, pour le moins, inquiétant. Les « J’assume » ou « Nous tenons le cap » n’impriment pas, exacerbent le malaise ou provoquent des haussements d’épaule.

Le parti du Président, LREM peine à se structurer et à exister localement. LR fricote avec Sens Commun. RN et LFI ne sont que des caricatures d’eux-mêmes. Le Parti Socialiste est inaudible, sous la houlette d’un premier secrétaire aussi transparent que ses deux prédécesseurs.

La République devait être en marche, elle est à l’arrêt.

Pendant tout ce temps, le monde de la finance, cet adversaire sans nom et sans visage, a régné sans partage, la planète s’est réchauffée de quelques degrés, les écarts de salaires ont été multipliés par 15, Carlos Ghosn et tant d’autres s’en sont mis plein les poches alors que le Français moyen voyait son pouvoir d’achat diminuer de 500€.

Pendant tout ce temps, n’importe quel(le) désespéré(e) ou abruti(e) muni(e) d’une perche à selfies et d’un gilet jaune peut s’autoproclamer porte-parole de la colère, prôner l’anarchie, étaler sa vulgarité et son inculture sur des chaines infos bien trop complaisantes et en mal d’audience.

Pendant tout ce temps, les extrêmes populistes prospèrent et se rejoignent, et pas seulement en Italie ou en Hongrie. Malgré leurs multiples mises en examen, ils s’allieront peut-être un jour pour prétendre faire le « bonheur des peuples », antienne favorite des dictateurs.

Subsistent du monde politique ancien quelques vestiges de droite, du centre ou de gauche, enfermés dans leur posture, soucieux de régner sur ce qu’il leur reste en guise de parti, impuissants à rassembler au-delà de leur clan et à formuler une vision enthousiasmante pour le pays.

Ceux qui en avaient le potentiel ont renoncé. Ils ont pris leur retraite ou préfèrent produire du miel, enseigner la philosophie, diriger une ONG ou une entreprise du numérique.

Comment sortir de cette crise des gilets jaunes ?

Face à des manifestations conjuguant émotions et pauvreté, seul un ensemble de symboles forts et de mesures concrètes peut préfigurer une sortie par le haut, n’obligeant personne à reculer et préservant les intérêts de chacun.

Les symboles, il peut y en avoir deux :

  • Face à l’anarchie, l’affirmation d’un soutien sans faille à une démocratie réellement participative, passant par une profonde réforme des institutions.
  • Face à ce syndrome du « président des très riches », il n’est toutefois pas envisageable de rétablir l’ISF dans sa forme ancienne. Son abolition était un engagement électoral, et son efficacité était discutée. D’où la suggestion alternative d’une CSG verte, progressive, taxant certains achats, (4×4 et autres véhicules émettant plus de 140g de CO2, billets d’avion longue distance, objets de luxe, résidences secondaires etc.), dans l’esprit de la TVA à 33% d’antan.

Les mesures concrètes, il peut également y en avoir deux :

  • A court terme, redonner sous une forme ou sous une autre 20 à 40€ par mois aux millions d’automobilistes qui de disposent que de leur véhicule pour se rendre sur leur lieu de travail. Coût approximatif 5 Milliards d’Euros, soit le manque à gagner résultant de la fin de l’ISF.
  • A moyen et long terme, engager ce vaste plan d’investissements (cf les 1000 Milliards pour le climat de Jouzel et Larrouturou ) concernant en priorité l’isolation de l’habitat et les transports terrestres (dont la conversion du parc automobile).

A suivre…

EXCLUSIF ! De nouvelles armoiries pour #BoulogneBillancourt

Communiqué de presse

De nouvelles armoiries pour Boulogne-Billancourt ?

La rumeur enfle depuis un certain temps : les jours du blason de notre ville seraient comptés.

« Ça nous rappelle trop les galères au quotidien » aurait déclaré un adjoint au maire, « Et puis enfin soyons réalistes : un poisson volant, ça n’existe pas ! » aurait renchéri une adjointe spécialiste des questions piscicoles.

La commission de rénovation des blasons, réunie récemment à 20h pile, aurait arrêté son choix, parmi les 3 projets proposés par le Conseil Economique Social et Environnemental Local pour la modique somme de 850 000 € (montant à vérifier).

En exclusivité, nous sommes en mesure de vous dévoiler ces nouvelles armoiries, dont la version définitive devrait dès cette semaine flotter sur l’Hôtel de ville, sur tous nos monuments publics, et orner le papier à lettres de la municipalité.

Moderne et stylé, il illustrerait à merveille la philosophie et la stratégie municipales.

En voici la description héraldique :

 « Bardé de photos d’édiles dans son mensualis colorié, orné de deux pipeaux croisés jouant la sérénade aux dociles citoyens dans des rues encombrées de carrosses fumants et bruyants. Accompagné en chef à dextre d’un poisson noyé et à senestre d’un logis social de béton ferraillé bien coulé mais toujours retardé »

« Nul doute que cette modernisation plaira aux Boulonnaises et aux Boulonnais et nous sera favorable lors de notre prochaine partie de pêche aux voix » se serait exclamé un des adjoints les plus en vue de notre cité.

Boulogne-Billancourt, 1er avril 2018

 

 

#Prélèvement à la source : le conservatisme des confédérations patronales…

Dépité par le conservatisme de @medef et de @cpme au sujet du #prélèvement à la source. Lorsqu’il s’agit de réduire les protections sociales, ils savent citer l’Allemagne, le Royaume-Uni, le Danemark ou tout autre pays apportant de l’eau à leur moulin ultralibéral.

Il n’y a que trois pays dans le monde qui ne pratiquent pas la retenue à la source : Singapour, la Suisse et la France. Cette mesure était dans le programme de François Hollande en 2012 puis dans celui d’Emmanuel Macron en 2017. Par deux fois donc, elle a été approuvée par les Français.

Et là ? Silence, gémissements, cela n’empêche pas ces confédérations patronales de se lamenter. Ils se disent progressistes mais ils sont plus un obstacle au progrès qu’autre chose. En attendant le débat sur la loi PACTE…

 

Délibération n° 9 : Le groupe « La Ville Citoyenne » ne vote pas le renouvellement du CESEL, explications… #CM92100 #Boulogne-Billancourt

« Monsieur le Maire, chers collègues

La Commission en charge de l’établissement de la liste des nouveaux membres du CESEL (Conseil Economique Social  et Environnemental) s’est réunie le 14 mars à 17h. Aucun dossier n’avait auparavant été transmis au membre de la commission. Ainsi ils ont été dans l’impossibilité de consulter ni la liste des candidats ni leur CV ni leurs lettres de motivation. LE document remis aux membres de la commission comporte plus de 100 candidatures et mesure près de 5 cm d’épaisseur.

Notre représentant à cette commission, Pierre Gaborit, s’étant enquis de cette anomalie auprès de l’administration municipale, il lui a été répondu que le dossier était prêt depuis 15 jours mais qu’il était soumis au maire « pour validation ». En d’autres termes, les décisions seraient déjà prises avant que la commission se réunisse. Pierre Gaborit a donc décidé d’être présent au début de la réunion mais s’en est tout de suite retiré, ne cautionnant pas cette façon de fonctionner, qui est dans ces conditions est une mascarade.

Par ailleurs, chacun garde en mémoire les observations formulées l’année dernière par la chambre régionale des comptes sur, je cite, « Or, entre 2010 et 2015, le CESEL a coûté plus d’1 M € aux finances communales, pour 27 rapports produits, soit une moyenne annuelle de 177 766 € pour 4,5 rapports. Les coûts de chaque rapport sont très variables, la chambre ayant identifié un rapport de 2015, dont le coût se montait à 7 067,98 € par page de contenu (c’est-à-dire hors page de garde, annexe, remerciements, etc.). Par ailleurs, le paiement des vacations des rapporteurs, d’un coût cumulé de 522 095 € sur la même période, repose sur un système déclaratif et des notes de paye peu précises. À titre d’exemple, deux rapports quasi-identiques à quelques mots près, produits à un an d’intervalle, ont été payés par la commune, pour un peu plus de 10 000 € chacun. La chambre invite la commune à envisager des solutions moins onéreuses tout en préservant la qualité des rapports (par exemple, le recours à des étudiants effectuant un stage auprès du CESEL) » fin de citation.

Il n’a pas été porté à notre connaissance que des mesures d’un ordre quelconque ont été prises depuis pour remédier à cette situation.

Je vous rappelle chers collègues qu’en tant que membre du CESL (sa dénomination de l’époque) de 2010 à 2013, j’avais participé en 2012, bénévolement, aux travaux visant à réformer son fonctionnement, et à l’écriture du rapport de 22 pages qui concluait ces travaux.

http://www.boulognebillancourt.fr/cms/images/pdf/VieMunicipale/cesl/Avis_2012/reforme.pdf

Monsieur le Maire a fait publicité de mes activités de consultant lors du dernier conseil municipal. Lors de ces travaux, j’avais mis gracieusement mon temps et mes compétences à disposition du CESL pour rédiger la majeure partie des 8 pages d’annexes proposant une évolution de son fonctionnement. Y étaient définies les fonctions suivantes dans leurs objectifs, rôles, missions et interactions :

  • Vice-Président, Président de section
  • Rapporteur
  • Secrétaire général
  • Bureau agissant en tant que « comité de pilotage »

Je tiens à préciser qu’à aucun moment il n’y était question de distribuer de telle sommes pharaoniques, et qu’au contraire, la recommandation n°2 fixait le principe du bénévolat des fonctions au sein du CESL. Tout juste était-il question de rémunérer les vice-présidents et les rapporteurs pour un montant annuel de l’ordre de 3000€, si j’ai bonne mémoire. Cela concernait tout au plus une douzaine de personnes, dont je n’avais pas vocation à faire partie, ayant démissionné du CESL à la rentrée 2013 à l’approche des élections municipales. Comment sommes-nous passés de 36k à1M€ ? Je suis stupéfait de découvrir quelques années plus tard ce qu’il est advenu de ces recommandation et de ces dépenses.

Vous comprendrez que, dans ces conditions, et sans que cela ne remette en cause les compétences des sortants et des nouveaux candidats, nous ne pouvons pas voter la délibération.

Je vous remercie »

Explication de position de vote. Fin (provisoire?) de l’opposition dite « constructive » #CM92100 #Boulogne-Billancourt

 

« Monsieur le Maire, chers collègues,

 

Depuis quatre années, je siège à vos côtés à la Commission des affaires générales & sociales et au sein de cette assemblée. Sous la présidence de Pierre Gaborit, notre groupe La Ville Citoyenne a choisi de pratiquer une opposition dite « constructive », privilégiant toujours l’intérêt général aux questions idéologiques ou aux querelles partisanes.

 

Lundi dernier, les commissions « Urbanisme » et « Affaires générales & sociales » se sont réunies de 20h00 à 20h03. D’habitude, elles débutent vers 20h15/20h30. Au préalable, le groupe La Ville Citoyenne était réuni depuis 18h à notre local rue Gallieni, en vue de préparer ces réunions de commissions, comme nous le faisons à chaque fois. Chacun connait ici l’intensité de l’engagement de Pierre Gaborit sur les dossiers municipaux. Sous sa présidence, nous sommes un groupe qui prend son travail au sérieux, nous avons regardé en détail les éléments relatifs au BP 2018 et avons terminé vers 19h55, afin précisément d’être à l’heure pour les commissions. Nous sommes arrivés à la mairie à 20h04 et avons découvert avec stupéfaction que les réunions des Commissions « Urbanisme » et « Affaires générales et sociales » étaient terminées. Certains d’entre vous, chers collègues, qui n’avaient pas encore précipitamment quitté les lieux, nous ont fait remarquer, en des termes identiques, d’un air narquois et faussement étonné, que nous étions en retard et que les réunions de commissions s’étaient tenues à l’heure. Trois minutes pour mener deux réunions de commissions. Il n’y avait qu’un point à l’ordre du jour de la commission Urbanisme, cela peut se traiter en 3 minutes. Mais il y en avait y huit à l’ordre du jour de la « Affaires générales et sociales ». Trois minutes pour huit points, cela représente 22,5 secondes par point. De qui se moque-ton ?

 

Et tout cela en catimini, sans attendre que les représentants de l’opposition « La Ville Citoyenne» soient présents.

 

Mme Godin, Présidente de la Commission des affaires générales et sociales, était absente lundi soir. J’ai la faiblesse de penser que, si elle avait été présente, elle aurait attendu mon arrivée pour démarrer la réunion de notre commission. Je déplore ce qui s’est passé ce soir-là en son absence.

 

Je salue Mme Lavarde qui a eu la courtoisie d’attendre l’arrivée de Pierre Gaborit pour démarrer la réunion de la commission des Finances.

 

Je suis choqué Monsieur le Maire, par ce qui s’est passé lundi soir lors des réunions des commissions Urbanisme et Affaires générales et sociales, dont Judith Shan et moi-même avons de fait été tenus à l’écart.

 

Vous vous targuez Monsieur le Marie que la plupart des délibérations sont votés à l’unanimité par votre conseil municipal. Je suis au regret de vous informer qu’il n’en sera plus ainsi.

 

Il en est fini de ce mode constructif qui fut le mien. Avec effet immédiat et jusqu’à ce qu’il en soit décidé autrement, je voterai contre les délibérations proposées. Très ponctuellement toutefois, il pourra m’arriver de m’abstenir ou de voter favorablement, par exemple sur des sujets relevant de questions culturelles, solidaires ou humanitaires.

 

Sachez enfin chers collègues, adjoints et conseiller municipaux, que je vous conserve mon estime et que je formule l’espoir que nous continuerons à entretenir, au-delà d’inéluctables divergences politiques et malgré ce navrant épisode, les relations respectueuses et cordiales qui ont été les nôtres ces dernières années.

 

Je vous remercie »